La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Le fil rouge apparaît enfin !
Je suis parmi les premiers critiques, surtout quand je ne comprends rien... Vous le savez !
Nous avons eu la TEPA et ses exonérations attachées au « Travailler plus pour gagner plus » de la campagne électorale d'il y a deux ans !
On a dit, « c'est une promesse électorale » ! Promesse tenue, après quelques heurts et malheurs, c'est enfin en place.
Qu'on compte bien : En France, on est censé travailler pour, mettons 10 €/h, pendant 35 heures. Ça fait 350 par semaine, plus les charges part patronale, soit à 40 % par hypothèse (en fait ça varie selon le niveau horaire du salaire), ça fait 14 de l'heure.
En fait, pas vraiment non plus... Car il y a 47 semaines de turbin payées 52, plus un 13ème mois à peu près généralisé.
Soit 350 x 52 x 1,4 pour 47 x 35 h, ou 15,49 € de l'heure...
Demain on bossera mettons 5 heures de plus par semaine. On reprend donc les 10 €/h au taux 110 %, dans les entreprises ayant pris un accord ou adhérée à une convention de branche, plus les charges, moins le 1 euro par heure de charges patronales (en fait 0,5 dans la plupart des cas, mais mes « 350 » ne sont pas à l'échelle).
Ça donne 14,40 de l'heure soit... une baisse des coûts marginaux de 6 % !
Tout le monde aura donc intérêt à prendre un accord d'entreprise en se libérant de sa convention collective.
Je dirai même mieux, pour reprendre Dupond, il s'agira de passer fissa à la semaine de 4 jours de 6 heures... le reste étant à la discrétion du « petit patron » qui usera des heures supplémentaires en fonction de son plan de charge !
Pensez donc, dans cette hypothèse, si je produis 100 par heure soit 164.500 par an, au lieu de me coûter 25.481,05 € à l'année, je serai capable de produire la même quantité annuelle et la même durée de travail pour 24.240,72 €.
Soit une baisse de 4,86 % !
Le salarié n'est pas perdant, au contraire. Au lieu d'être imposé sur 10 € de l'heure, moins 20 % de charges et de Csg et Crds, soit 8 € au taux minimum de 5 % d'IR, ce qui donne un revenu annuel net de 13.832 €, il touchera 15.776,80 € net pour net et pour la même durée de travail !
Plus de 14 %... un peu plus d'un mois et deux tiers de plus !
Voilà qui touche au génie !
Perso, je faisais mieux avec deux mois entiers dans mon métier de réduction des charges sociales.
Le maître surpasse toujours l'élève « Bling-bling »... et puis je vais pouvoir annoncer 4 mois sans charge partout en entreprise !
Le pied...
Mais encore fallait-il en passer par un accord d'entreprise. Je savais faire assez bien par voie référendaire et v'là-t'y pas que « Bling-bling » m'invente les accords signés avec des syndicats majoritaire à 30 % des voix.
Là, ça va devenir un peu plus compliqué, parce que dans le temps, un seul syndicaliste adhérant à la CFDT me suffisait : on lui faisait prendre une carte à l'antenne locale et le tour était joué.
Là, il va falloir composer avec le syndicat « majoritaire à 30 % » de chaque entreprise, ce qui va être aléatoire : il n'y en a que deux, voire trois, mais pas plus.
Me restera quand même la voie référendaire, au cas z'où !
Bref, le fil rouge c'est quoi ? C'est la TEPA + l'affaire du syndicat « majoritaire à 30 % » + le forfait de 235 jours et le tour est joué, soit 5 jours par semaine sur une année moins les 5 semaines de congés payés !
Aucun acquis de la « gauche triomphante », qui pleure quand même, n'est donc atteint...
Et puis, produire coûtera moins cher et rapportera plus !
Par quel tour de magie, se demandera le quidam éberlué ?
Eh bien mes amis, par le Trésor public interposé, sollicité à exonérer les heures sup (c'est déjà acquis dans les faits), par le régime de sécurité sociale, maladie, vieillesse, chômage (c'est déjà inscrit dans les faits), à qui finalement ça ne coûte rien.
En effet, puisqu'il n'y a pas de cotisation, il n'y a pas de prestation.
Reste à modérer les dépenses du régime de santé en ce qui concerne les prestations en nature (on cherche 4 milliards d'€ dans un premier temps, on en cherchera plus, plus tard).
Et c'est définitivement que « Bling-bling » fait de la rupture là où Chirac n'a pas réussi à la réduire en 12 ans de pouvoir consommé.
Car cela saute aux yeux : Ces mesures ne profitent qu'aux actifs !
Les jeunes, les beaux, les archi-diplômés, les hyper-compétents, les super-compétitifs, les brillamment intelligents, les méga-dynamiques...
Alors qu'il a été élu par les « inactifs », rentiers pépères ou inquiets pour leurs retraites et autres pensions d'invalidité !
Autrement dit, il creuse l'écart entre les « in » et les « out of the system » !
Une autre fracture apparaît également (ce que je vous avais déjà signalé avant tout le monde, petits vernis que vous êtes, cf. § II.1 alinéa 3) : Les ceux-ce, parmi les « in » qui auront eu la malchance d'entrer dans une administration pléthorique ou des PME peinant à survivre, qui n'ont aucune « heure supp » à offrir...
Ou dont le patron est trop kon pour passer de 5 jours de 7 heures à 4 jours de 6 heures !
(Kono va ! Avec deux équipes, il pourra faire un beau retour aux 48 heures hebdomadaires ancestrales sur 6 jours à « prix cassé » pour avoir à payer des heures supp moins onéreuses ! Ce sont ses clients qui auraient dû être contents !)
Ou qui n'a pas du tout envie de se remettre à la table des négociations, écœuré qu'il a été par la première sucée sur les 35 heures...
Perso, voilà qui m'amuse durablement !
Un Président qui crache à la tronche de mes 8 millions de grands malades en « ALD » et de mes 5 millions de « handicapés à vie », tout autant « gaulois » que moi (sauf que moi, je suis aussi Corsu, une vraie richesse, presque tous « rois de la pension » militaire ou civile !), franchement, il y a des baffes qui se perdent !
Que je nous prévoie des journées agitées, forte houle et vents violents et contraires à l'horizon avec des trucs pareils...