La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Mon 14 juillet !
Faut pas croire, mais compte tenu de mes nombreuses hautes fonctions dans la « société civile », aujourd'hui, pas le temps de vous faire un post : Celui-ci est mis en ligne la veille au soir !
(Il doit être une heure du mat ou pas loin : la journée a été longue à préparer la courte semaine qui s'annonce et mes républicaines obligations sont prenantes).
C'est que j'ai une journée chargée :
- Levé 6 h 30, comme d'habitude, avec le soleil... Douche, séance de repassage, descente des poubelles, lancement de la machine à laver la vaisselle de la veille, etc. Faut que je me remette les yeux en face des orbites...
- 8 heures, dernier carat, la course aux croissants chauds et frais pour ma « nichée », pas encore levée, elle : c'est vacances ;
- 9 heures, un tour pour aller serrer la paluche de mon maire local, puis marathon pour aller rendre mes hommages matinaux et républicains à mon député, qui fait aussi maire dans l'arrondissement voisin et reçoit peut-être mon sénateur dans ses murs, pour peu que je passe !
- 10 heures, il faut que je me pointe sur les champs histoire de saluer le passage de notre « Ô combien vénéré Président » qui s'est dit impatient de m'y voir ;
Deux heures et quelques à mater les troupes qui passent la revue : je n'y vais que pour entendre le hurlement des réacteurs des engins volants qui vont passer au-dessus de ma tête !
C'est que cette année, c'est une année paire : je n'ai donc pas le loisir d'aller me faire vriller les tympans au Bourget, comme tous les deux ans ! Faut donc compenser...
Et puis je n'ai pas eu droit aux répétitions pour cause de ciel chargé et d'occupations nombreuses...
- Normalement, si je suis du bon côté de l'avenue, je suis invité sur le coup de midi dans les jardins de mon futur logement de fonction, 13 heures si je suis du mauvais côté, celui des punis (la faute à l'Ignoble, imagine-je !)
Que je vais m'en rincer le gosier avec satisfaction en costard en en montre en or façon « anti-bling-bling » (j'en ai une toute simple et extrafine, pas du tout « m'as-t-vu » : je la réserve pour les grandes occasions, genre assemblée générale houleuse ; d'jean et montre en or, c'est du dernier chic « rive-gauche »)...
- Normalement, vers 15 heures, j'ai assez dans ma besace pour manger à l'œil pendant trois jours : retour vers mon frigo pour préserver l'équivalent du peu d'impôt qu'il m'arrive encore de payer avec mon tabac !
- Passées 16 heures, après une petite sieste coquine et réparatrice avec la volontaire de service, si j'en trouve une, faut que j'aille saluer Jean-Louis qui insiste pour me voir au Conseil Constitutionnel, histoire de prendre mon avis sur quelques trucs qui chauffent sur les fourneaux. Tant pis pour les jardins de l'hôtel Lassay. Quant à ceux du Luxembourg, je n'y suis allé, il y a quelques années, que pour écouter Patricia Kaas qui y eut donné concert dans l'après midi. Depuis, elle s'est tue et je suis comme une âme en peine. Du coup je « blogue » pour compenser !
Et puis j'ai aussi des potes à aller chambrer au Conseil d'État qui loge dans le même bâtiment.
- Normalement, « Rachida Mimi » m'a fait quérir soit pour son « bouche-trou » au ministère, au cas où je suis rive-droite, soit à celui organisé en sa mairie du 7ème si je suis rive-gauche, histoire de faire partie des parigots qui honorent leur armée (et en profitent pour faire la grimpette à leurs rejetons sur les matériels).
Elle est mimi, Rachida ! J'ai un faible pour sa brunitude de « fausse blonde » et son air vrai d'ingénue indécrottable...
- Mais je devrais aussi passer à la mairie centrale pour y être chaudement invité. Or, comme j'ai eu des mots avec l'actuel locataire et que j'aurai fait le plein de mon frigo à la coupure méridienne, je repasserai à la maison remettre mes baskets et mes lunettes noires, histoire qu'on ne me repère pas dans la foule, pour aller voir le feu d'artifice, avant 22 h 45...
Mais je suis sûr que ma sœur va encore alerter ses copines, et qu'il y aura un monde fou.
- Il est prévu que je finisse la nuit à la caserne du vieux Colombier, du côté de chez moi, à draguer la gueuze : le colon a lui aussi insisté pour que je sois salué par sa troupe !
Il faut dire, qu'à force d'allumer des incendies dans la vie politique de mon pays, je suis un peu de la maison !
Bref, tout ça pour vous dire que je ne blogue pas aujourd'hui !
Faites-en autant : on se retrouve demain avec un nouveau « post », si j'arrive à me lever et à retrouver le code qui verrouille l'accès aux données informatiques !
En cas d'absence, c'est que j'aurai « merdé » quelle que part...
Bonne journée à tous, mes amis !
PS : Ah, précision ! Si un jour ce blog devient muet, c'est que j'ai trépassé par inadvertance, sans laisser mes codes à qui de droit...
Veuillez m'excuser par avance de ne pas vous avoir averti au préalable.
Ni de vous avoir invité à me suivre.
Vous souhaitant à tous bon courage de persister à vivre ainsi sans moi... oui, je sais, vous direz avec quelques moqueries dans le ton : « Tiens ! Encore un « irremplaçable » qui a retrouvé sa place ! Au cimetière ! »
Si c'est possible, une petite place au cimetière du dessous Notre-Dame de la Serra, à Calvi, ça m'irait très bien !
Merci à tous...