La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Après quelques « niches » propre à l'IR soi-même, comme autant d'exceptions à la règle générale, comme autant de dérogations aux principes applicables, il convient de découvrir celles relatives aux différentes « cédules ».
Une cédule, qu'est-ce donc ?
C'est une « catégorie de revenu »...
Car s'il est très vite apparu assez facile de taxer un fonctionnaire, puisqu'on connaissait nécessairement ses émoluments de façon précise, les revenus de créances et plus tard les dividendes d'actions, puisque là aussi on pouvait assez aisément les quantifier, autant il est et était assez difficile d'évaluer les revenus des professions libérales, l'enrichissement des commerçants, tout comme les revenus un grand nombre de « journaliers », chacun pour de petites sommes...
Notamment à la fin du XIXème, et encore plus avant et depuis l'ère révolutionnaire, époque de la « bataille de l'impôt sur le revenu » (qui fit même un mort : le Directeur du Figaro, mais si !) elle provoqua la chute de trois gouvernements...
Il était et reste logique, d'éviter d'imposer, au titre « de ce qui revient », à la fois les éléments du « train de vie », mais nous verrons que ça existe toujours (les fameux « SER », Signes Extérieurs de Richesse), car on peut vivre fastueusement en « mangeant tous les jours » son capital, tout comme on peut brasser beaucoup d'argent et au final s'appauvrir...
En conséquence, les règles d'assiette des différentes « catégories » de revenus diffèrent selon leur nature.
Dans sa « très grande sagesse », le législateur en compte 7 :
C'est à peu près tout en termes de revenus du travail laborieux. Reste le fruit des choses, mais pas seulement :
Personnellement, j'en rajoute pour subdiviser :
Nous allons commencer par le régime des salariés : c'est le plus connu, le plus rigolo et cal nous permettra, pour répondre au vœu de quelques-uns, de faire aussi un détour par les « niches sociales » attachées au régime des « esclaves salariés ».
IX - Le régime des salariés
Pourquoi « esclave » ?
Mais tout simplement parce que la définition du salarié n'existe dans aucune loi (je le dis et le répète à tout béotien qui s'en étonne) ! Même pas dans le Code du travail qui y est pourtant tout entier consacré.
Pas plus que dans celui du Code de la Sécurité sociale, qui est son pendant pour la protection du travailleur (et n'est donc pas entièrement consacré au salariat).
Ni même dans le Code de la fonction publique, qui ne sait même pas ce que c'est que le travail salarié.
Pas non plus dans le Code rural et forestier...
Globalement, c'est une construction jurisprudentielle qui veut que par écrit (une simple lettre d'embauche suffit de nos jours, voire la délivrance de 2 feuilles de paye, mais il en faut trois pour être assuré social au sens du régime général des salariés), une personne s'engage à mettre sa force de travail et son talent, dans l'intervalle d'un horaire (quotidien, hebdomadaire, mensuel, pluri mensuel, annuel, voire pluriannuel) au service d'autrui, éventuellement dans le cadre d'une organisation plus vaste (qui regroupe d'autres « esclaves ») du travail, afin d'accomplir des tâches (dans la fonction publique, on parle de « fonctions » auxquelles sont éventuellement attachées des « tâches à accomplir », mais pas toujours), contre rémunération récurrente (et trébuchante) !
L'élément discriminant, déterminant reste un « lien supposé de subordination », présumé par un faisceau d'indices que je viens de citer.
Hormis que depuis peu, mais après quelques intentions velléitaires contraires de la chambre sociale de la Cour de cassation (qui visaient les professions libérales avancées n'ayant qu'un seul client et des tâches à accomplir dans le cadre d'une organisation plus vaste du travail), l'inscription au registre du commerce, à celui des chambres d'agriculture ou au répertoire des métiers, présume la qualité de « non salarié ».
Nous verrons que certains peuvent néanmoins se rattacher, sur option, aux régime fiscal des salariés, qui n'emporte pas de rattachement « social » : les agents d'assurances, quelques auteurs, les compositeurs les savants z'inventeurs, quand ils y ont intérêts...
Bon, la subordination n'est pas tout à fait le contraire de l'insubordination, dans le monde du travail.
Un salarié a des droits qui se respectent, celui de ne pas travailler pour fait de grève (qui est une action concertée et collective de cessation provisoire du travail), un droit de retrait (s'il estime que sa santé ou son intégrité physique - et bientôt morale et pourquoi pas religieuse - est menacée), un droit de conscience, mais que pour les journalistes, pas encore pour les pasteurs ou les rabbins (les curés ne sont jamais salariés, mais titulaire d'un ministère, sauf à être aussi enseignant), mais ça viendra...
En fait, ce qui distingue un salarié d'un non-salarié, c'est qu'il n'est jamais responsable de ses propres fautes, ni civilement, ni financièrement, mais seulement de ses infractions pénales.
Par conséquent, il ne faut pas discriminer un salarié, ne pas le harceler, même quand il est « mauvais ». Il faut le bichonner, le former, le protéger, le reclasser ou payer pour s'en séparer.
L'un dans l'autre, ça reste coûteux, puisque chacun a droit à accéder à un travail conforme à ses capacités, depuis quelques revendications et l'inscription dans le préambule de la Constitution de la IVème République, reprise comme d'une référence dans celui de la suivante, du « droit au travail » de chacun.
Le « droit à buller », pas encore, mais je m'en occupe !
Il ne faut donc pas se tromper sur les facultés à travailler de chacun : c'est un peu comme un domicile, c'est protégé par la loi !
Mais revenons à notre sujet, l'impôt sur le salaire qui revient.
Jusque-là, c'est assez simple : Je suis imposé sur ce qui m'est versé.
Certes, mais pas tout à fait, puisqu'une partie de mes revenus s'envolent en charges sociales et l'autre en CSG & CRDS.
C'est déductible du revenu brut, selon le principe vu ci-avant dans la même rubrique, que « tout ce qui est nécessaire à l'acquisition ou à la conservation dudit revenu est déductible de celui-ci ».
71 - Hormis la part non-déductible de la CSG, naturellement ! La CRDS, on aurait pu comprendre, puisqu'il s'agit d'un remboursement de dette, donc d'une opération en capital, donc rien à voir avec un revenu, le fruit du labeur ou de la chose...
Pas de chance, c'est tombé sur un bout de la CSG, comme ça, sans autre raison qu'un discours politique mal ficelé !
Après tout, pourquoi pas ?
Toutes les sommes reçues en paiement sont donc imposables.
Toutes ?
Que nenni !
Il y en a qui ne le sont pas parce qu'elles ne sont pas la rémunération d'un travail, naturellement. On peut penser aux remboursements de frais mis à la charge de l'employeur, du moment que les frais ont bien été engagés.
Mais pas seulement : nous y reviendrons.
Car avant de recevoir une somme d'argent, on peut aussi recevoir un bien ou un service. Une sorte de dation en paiement, un « troc », un avantage en nature.
Et ils sont imposables tout autant que les quelques centaines d'euros reçu en fin de mois, rien de plus logique.
Et tant qu'il s'agit de baril de pétrole, on sait pouvoir les évaluer à leur juste valeur. Mais quand il s'agit de biens en nature, l'administration, dans sa très grande paresse, soutenue par la non moins « très grande sagesse » du législateur, a tendance à simplifier...
C'est autant de « niches » que chacun trouvera pourtant naturelles.
Vous êtes logé par votre « boss » sans pour autant partager sa couche ou à avoir à supporter sa libido ?
Normalement, l'avantage en nature procuré est exactement égal au coût d'un loyer, plus les charges, plus l'entretien, plus les assurances, les abonnements divers et le paiement des fluides, eau, gaz, électricité, taxe d'habitation...
C'est d'ailleurs ce qui se passe pour un « dirigeant social ».
72 - Pour un salarié, le logement est un avantage en nature fiscalement évalué « à la louche »
En fait, selon que vous soyez payé à proportion de 50 % du plafond de la sécurité sociale ou à plus cher, chaque pièce d'habitation du logement mis à votre disposition sera décomptée pour un montant forfaitaire mensuel de 60 € (2008), pour la première pièce, à 32 € pour chaque pièce venant en plus, à quelques 170 € pour la pièce principale et 160 € par pièce supplémentaire dès lors que la rémunération brute perçu est égale ou supérieure à 1,5 fois le montant du plafond de la SS...
Peu importe la surface, peu importe l'emplacement, la hauteur sous-plafond, peu importe le coût réel, peu importe les charges d'entretien, la consommation d'électricité, d'eau, les dépenses de chauffage ou l'usage d'un garage « à tas de boue sur roulette » !
On signalera que cette « niche » est exactement la même en matière sociale et de recouvrement des cotisations qui vont avec...
Sauf pour cause de « nécessité absolue de service » (gardiennage, personnel de sécurité, etc.).
« Niche » dans la « niche », il convient de pratiquer un abattement de 30 % sur le montant retenu pour pratiquer la cotisation sociale !
On marque la pause, là : Ras le bol et juste le temps d'une clope !
Ça m'a mis le moral à zéro en pensant à ce que me coûtait « my home, my sweet home » en Parisss on the beach, sur le coup...
Le temps que vous digériez tout ça !
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