La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
The economist...
L'hebdomadaire anglo-saxon nous le proposait, la semaine passée sur une affiche d'accroche, jusque sur nos propres murs.
« Ne plus boire, ne plus fumer... ne plus penser » (ou un truc comme ça !)
Ce sont des anglo-saxons, car in « Gauloisie », on n'en est plus là :
Mais on accepte encore des traces d'OGM dans votre maïs, dans vos tomates (moi je n'en mange pas : je mange les bêtes qui mangent de l'herbe : pas fou !), plus que ça dans les céréales données à becqueter à ma viande à steak, à vos poissons d'élevage, de l'azote dans vos fruits, vos légumes, des saloperies chimiques dans mon pinard ou ma bière, sans compter les innombrables hybrides qui fleurissent vos vases, vos serres et vos jardinets engraissés au purin en sac (que même la salade est plombée au dioxyde de je ne sais pas quoi), tout en interdisant demain mon camembert au sérum de lactose de vache non pasteurisé, les ruptures de chaîne du froid dans votre caddie, etc, etc.
Ne plus penser même quand il s'agit de voter (voir ces « parigots » qui d'une seule main ont reconduit leur « Maire bien-aimé » dans ses fonctions, alors même que son précédent programme n'est toujours pas mis en œuvre ! Et que le suivant consistera à bétonner le paysage aux portes de la Capitale, redoubler l'efficacité des embouteillages pour empêcher d'accéder à la ville grâce au tram et augmenter les impôts locaux... en plus !) ;
Ou « Bling-bling » et sa bande de rigolos qui ne savent plus quoi inventer pour nous fendre la pêche !
Ne plus penser du tout : Pourquoi le sage se tait-il ?
N'a-t-il plus rien à dire ? A-t-il déjà tout dit ?
Est-il sage de se taire ?
Pourquoi nous fiche-t-on, la semaine passée le film de Lucas sur Arte (l'excellent « THX 1138 »), à moi qui ne paye même pas la redevance mais vais piquer la météo sur le poste du voisin ?
Qui nous décrit une partie de l'univers du roman « 1984 » où même faire l'amour est absolument interdit pour être un crime ?
Et pourquoi pas celui-là qui inversement propose un monde de luxure exubérante (le non moins dérangeant « L'âge de cristal ») ?
Demain Soleil vert, tant qu'on y est ?
Est-ce l'utopie qui revient au galop après quelques années d'oubli ?
Avec plus de force et de nécessité qu'auparavant ?
Pourquoi ce numéro hors-série du « Science & vie » du trimestre qui fait l'inventaire des ressources « durables » de notre planète et rappelle en exemple les quelques civilisations disparues pour avoir saccagé leur propre écosystème ?
Et d'autres qui ont survécu pour avoir su en le préserver ?
Les Inuits (là où les Vikings ont crevé de faim),
Et je ne sais plus quelle île du pacifique dont les habitants ont su s'adapter et maîtriser leur natalité par les mariages tardifs, l'usage de substances abortives et contraceptives (là où les habitants de l'Île de Pâques sont morts d'épuisement dans l'exubérance de leur joie de vivre) ?
Et pourquoi ne pas citer la politique antinataliste des indiens du sous-continent du même nom, qui pratiquent volontiers la vasectomie, la ligature des trompes ou de nos « grands amis » anti-tibétains et leur politique de « l'enfant unique » dans leur empire du milieu ?
Ça plus quelques hécatombes naturelles, genre désastre humanitaire en Birmanie, genre épidémie sidaïque en Afrique, genre tremblement de terre « sévère » ici ou là, genre tsunami en des lieux reculés, et bientôt nous n'aurons plus à penser « guerre à nos portes » et jusque dans nos plaines ?
Ne plus penser, en effet, ne plus penser !
Ne plus y penser ?...
...Je ne sais pas si je saurai faire, finalement !
Car à tous ces malthusiens criminogènes (demain, on autorisera peut-être le « tir à vue » pour stopper l'emballement démographique dans nos rues, à certaines heures et hors période de migration ou de nichée, comme pour les chasseurs auxquels ont interdit quand même les espèces protégées), je rappelle qu'en 1970, nous étions sûrs, absolument sûrs et certains, car c'était « scientifique », que nous ne disposions plus que de 30 années de pétrole au rythme de consommation de l'époque dont on redoutait déjà qu'elle eusse pu croître...
Ça eut même valu à la « Gauloisie » de la « technostructure triomphante » que le monde entier nous envie, le plan « tout nucléaire », les « avions renifleurs » et le « plan calcul » !
Depuis, la production a décuplé et nous en avons pour encore 40 ans...
Qu'il était évident aux mêmes que la terre cultivable ne pouvait pas nourrir plus de 5 milliards d'habitants (et déjà avec toutes ses crises alimentaires qui nous ont transformé Kouche-nerf en « french Doctor » avant qu'il ne devienne chef de la diplomatie de la « Gauloisie »)
Nous sommes 6,5 milliards : la terre cultivable reculent sous le béton, ne progresse pas pour autant au détriment des forêts (qui sont abattues pour leur bois), faute de bras et il y a proportionnellement moins de famine et un peu moins nombreuses, me semble-t-il !
Seulement 19 % des terres cultivables le sont effectivement, d'après les « sachants » de l'ONU...
Que l'espèce des baleines à bosse ou bleue devait disparaître avant la fin du dernier millénaire et qu'il en existe toujours autant qui se font harponner, quota ou pas !
Etc. etc. !
Le vrai chiant, I² !
Il n'en demeure pas moins que c'est à Noël 68 que les premiers yeux d'homo sapiens sapiens ont vu la planète bleue comme une petite boule de billard perdue dans l'immensité d'un cosmos d'un noir d'encre : début de la prise de conscience qu'il fallait en prendre soin.
Quelques années plus tard, alors qu'on continuait de piétiner les plates-bandes des sélènes, il y a eu Seveso, les boues rouges de la Montedison et encore plus tard Three-miles-Island, Tchernobyl, toutes ces prodigieuses réalisations de ces technostructures qui imitent, tant bien que mal, celle que « le monde entier nous envie ».
Alors ne plus penser ? Moi, je veux bien.
Mais à condition que personne ne pense pas à ma place, svp !