La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Ma quittance EDF !
Je vous avais déjà fait part du détail du prix payé par moi-même pour offrir pluri-quotidiennement les joies et bénéfices de la fée électricité à « ma nichée ».
Quand on y regarde de près, finalement, on ne paye pas que du voltage biphasé, mais des « trucs » qui n’ont qu’un lointain rapport avec la vente d’énergie consommée.
Peu importe, si c’est le prix à payer, y’a qu’à payer, n’est-ce pas.
Le propos n’est pas là.
Dans le temps, pour ce prix-là, nous avions un compteur qui mesurait le kilowatt passé par son travers à lui. Un disque dentelé tournait tranquillement, à un rythme plus ou moins soutenu, lui-même chargé par un jeu d'engrenages de faire tourner d'autres roues qui additionnaient des chiffres.
Un « agent » EDF/GDF, de la grande entreprise nationalisée du temps du CNR et de son ministre communiste stalinien, Henry Paul, de l'industrie (et autre goulag à prolétaires), venait périodiquement relever la série de chiffres visibles.
Un autre agent, imagine-t-on, faisait vraisemblablement une soustraction entre le précédent relevé et le nouveau pour déterminer la consommation de l'abonné.
On peut imaginer qu'un troisième reprenait ce dernier chiffre et faisait une multiplication du prix du kilowatt/heure au tarif proposé imposé, y rajoutait le coût de l'abonnement les différentes taxes au bonheur de la chance et émettait une facture à votre intention.
On peut vraisemblablement penser qu'un quatrième plaçait l'ensemble, tous les deux ou trois mois dans une enveloppe timbrée et libellée à votre adresse et qu'un cinquième guettait l'arrivée de votre chèque ou mandat postal en retour... histoire qu'un sixième l'encaisse pour faire les échéances et les payes de la grande maison.
Simple et épuisant.
Passe que le réseau et la plupart des centrales, surtout celles décidées par « Giskard à la barre » à l'occasion du premier choc pétrolier d'une technologie nucléaire et avancée « que le monde entier nous envie » mais que personne ne veut acheter, aient été payées par le kontribuable : nous avions des « élus » pour en décider ainsi de façon autocrate, ce n'est pas de leur faute.
Passe encore que tout le monde ait trouvé plus simple de doubler les capacités de distribution en transformant le 110 volts en 220 : ça nous a fait rajeunir notre parc de lampes à pétrole et nous avons investis tous autant que nous sommes, ébahis par le « progrès en marche », en transformateurs derrière les prises de courant, afin de redresser le tout en 110 volts (avec perte de chaleur : y'a pas de petits profits !) pour pouvoir faire tourner les « robots de la ménagère ».
C'était beau et nouveau et on avait droit au « compteur bleu ».
Pensez donc !
Passe toujours qu'on vous refile systématiquement du 20 ampères de puissance alors qu'au total, si on bouffe du 3 ampères la plupart du temps, il faut que tous nos appareils et ampoules soient connectées au réseau, (y compris le fer à repasser) pour atteindre péniblement 10 ampères et prendre le risque de faire sauter le disjoncteur.
Y'a qu'à négocier...
Car de toute façon, même la clim de mon « tas de boue sur roulette », elle fonctionne sur 12 volts et à peine une dizaine de tours/minute en plus au compteur : pas besoin de prévoir du 20 ampères même en cas de canicule sévère !
Passe également qu'on vous menace de couper la fourniture du courant si par malheur il y a une prise de courant à moins d'un mètre d'une source d'eau, si il n'y a pas de « protège-homme », si, abonné au gaz de ville, on vous fait changer vos brûleurs pour qu'ils acceptent le gaz de Lacq, si le tuyau d'arrivée final est, une fois en dur, une fois en caoutchouc, que l'on vous oblige à des bouches d'aération réglementaires pour chauffer votre « petit chez vous » sans risque, avec renouvellement toutes les heures, tel que vous chauffez en définitive 24 fois la rue par jour, même par temps de gel... etc.
Passe toujours que 1 % du chiffre d'affaires partent en avantage en nature au personnel depuis 1945, avantages gérés par la CCAS où la CGT reste encore majoritaire, soit environ 8 à 9 % de la masse salariale (un gros 13ème mois), ce en compensation de quoi les « nationalisés d'antan » devaient recevoir l'équivalent en dividende pour payer l'indemnité de nationalisation : ils ont attendus si longtemps que l'entreprise n'a jamais été capable de fournir « le prix du racket légal », mais qu'une fois le délai de 50 ans dépassé, les œuvres sociales du personnel reçoivent toujours le « 1 % » et c'est l'État qui encaisse les dividendes par « mignards » à leur place.
Et encore, je ne raconte pas le traitement qu'EDF réserve aux professionnels : j'ai eu à monter une chambre froide pour y faire commerce en gros de produits surgelés. Là où vous conservez et consommez la bête à - 18° C, la marchandise arrive par camion frigo à - 20°, - 25°C selon l'état du trafic et vous êtes priés de l'entreposer à moins de - 30° C « à tenir » 48 heures d'affilée sans ouvrir les portes.
Au cas où une porte ferme mal, on vous vend cher un groupe électrogène (une sorte de moteur de camion accouplé à une dynamo) qui est censé prendre le relais.
Et puis pour faire bon poids, tant qu'à faire, on vous en colle deux, avec interdiction de les faire tourner, bien qu'il faille s'assurer tous les 15 jours qu'ils « fussent été » capables de prendre le relais en cas de défaillance du réseau (dont au passage, il convient de dire qu'il est bourré de micro-coupures, histoire de refiler le problème à un vendeur d'onduleur...).
Les belles heures de « NUS » ou des nouveaux fournisseurs de courant électrique...
Mais le plus drôle reste à venir : étonné de recevoir une facture qui fait de « moi-perso » une petite centrale nucléaire à moi tout seul à l'occasion d'une facture d'antan - que je conteste, bien évidement - on écoute mon dire gentiment après plusieurs mois de relances intempestives et rageuses pour finir par « me vendre » (bé oui, c'est marqué dessus : « propriété d'EDF. Insaisissable ». Et pourtant c'est moi qui l'ai payé !) un compteur électronique qui raconte tout seul par « télé-interrogation » sur abonnement « plus-plus », ce que je suis censé devoir.
Rien y fait : c'est encore pire !
Même tout éteint, il persiste à « tourner ». Le kon...
Et qu'on finit par démonter le bidule pour le remplacer par un modèle « antique ». Mais que voilà donc la « belle blonde » qui sert de « releveuse de compteur » surprise de me raconter, l'autre fois donc, qu'en fait sa visite aurait dû être annoncée par une entreprise sous-traitante (qui ne l'avait pas fait) et qu'elle-même n'est pas salariée des Industries Électriques et Gazières (IEG), mais relève d'une autre convention collective (la Syntec) d'un autre sous-traitant (son employeur) chargé de faire le porte-à-porte avec la machine prêtée au petit matin et pour la journée par la Grande entreprise.
Après tout, pourquoi pas ?
Les vocations se font peut-être rares depuis que l'on sait que le régime de retraite des personnels IEG est largement en faillite et que c'est la CNAV qui siphonnera vos cotisations de salarié du régime général pour assurer des rentes à ces gens là (m'en fiche : je ne cotise pas !) !
On peut comprendre : le hold-up est déjà suffisamment scandaleux comme ça (Merci « bling-bling », c'était du temps où tu faisais ministre de l'intérieur ? Ou de la phynance ? Je ne sais plus !), pour ne pas multiplier les risques d'accident du travail.
La facture arrive : c'est eux qui me doivent de l'argent, au final. Bon, je ne fais pas de bruit, trop heureux qu'on ne me demande rien ce coup-là, mais un peu écoeuré d'avoir eu à faire la trésorerie du mois dernier sur mes propres deniers !
Patatras, hier matin, coup de fil sur le fax du bureau (celui qui refuse de marcher), ce qui fait sauter l'autocom tellement l'installateur était électricien « basse tension » comme moi je fais curé ou dentiste. Une fois passe, deux fois, trois fois de suite je décroche agacé devant les merdes informatiques que ça génère et je tombe sur une boîte vocale qui me dit d'appuyer sur étoile, puis 1, 2 ou 3 selon les réponses aux questions que j'ouïe, la bouche ouverte, béante de surprise !
Un robot qui me réclame le paiement de la facture (dont je sais désormais que leur édition est également sous-traitée !)
À la renverse que j'en suis tombé de mon fauteuil présidentiel à moi-même et à bascule !
Comment ce robot-là peut-il me nommer distinctement (plusieurs fois il me fait du « Monsieur Infreequentable Lignoble » sans éclater de rire) sur un si vieux numéro qu'il n'est même plus dans le bottin, au bureau alors qu'il s'agit d'une facture de mon domicile personnel ?
Bien sûr, j'ai fait « 3 » : je paye sous 48 heures par chèque, en espérant que je vais en recevoir le solde de ce qui m'est dû par retour de courrier...
Mais je n'y crois guère, ou alors, toute la chaîne de distribution est robotisée ou sous-traitée...
Avec 186.000 « agents » disponibles sur le territoire, on se demande ce qu'ils peuvent glander, « chez ces gens-là » !
PS : ce matin, j'ai rçu une lettre de relance... robotisée à n'en pas douter ! On me réclame le paiement de la dernière facture où est nettement marqué - xxx,xx € !
Marchent vraiment sur la tête, les ingénieurs informaticiens !