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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Réflexions tardives sur le prix du pétrole

 

Parfois, il m'arrive de « penser »

 

Encore faut-il que la situation me le permette, toujours le nez dans les « urgences à régler », les mains dans le cambouis, les journées phagocytées par les tâches z'à accomplir qui s'enchaînent à un rythme dément.

Quand je parviens à m'extraire de mon microcosme personnel pour rencontrer d'autres personnes dans la même situation, il nous arrive de nous projeter intelligemment - enfin, presque - dans un ailleurs qui est notre lot commun.

 

Et ce jour-là, il était question du prix du pétrole. Non pas celui que l'on pompe à la pompe : il est bourré de taxes qui finiront bien par se réduire sous la pression !

La preuve, même nos « grands pêcheurs » devant l'Éternel n'en payent déjà plus depuis longtemps, ni de charges ou presque, mais restent bien incapables de fournir à leurs prêteurs de banquier de quoi rembourser leurs échéances et de nourrir « leurs nichées z'à eux » avec le fruit de leur labeur.

C'est un métier qui va disparaître, sauf à revenir à la navigation à la voile !

Mais comme ils ont oublié le maniement d'une drisse qu'on étarque ou d'une écoute que l'on choque ou que l'on borde, ce n'est pas demain la veille...

Et puis, au lieu de profiter des « primes à la casse », ils préfèrent bloquer les ports, laissant les dockers en grève au chômage technique !

Sans penser une seule seconde que le précieux liquide est dépensé sans compter quand un championnat du monde des off-shore de course s'élance en rade de Marseille le week-end dernier, en faisant rugir leur treize cents chevaux vapeurs par embarcation...

Pas de bol pour la CGT des « marineux sur terre ferme ».

 

De toute façon, en ce qui nous concerne, on a appris à rouler « écolo » avec des moyens de transport alternatifs depuis un moment. Ça ne durera qu'un temps, mais aidé par un euro fort - il vaut presque le double de ce qu'il valait peu après sa création - l'envolée du prix du baril, dont on s'inquiétait il y a même pas un an qu'il puisse atteindre 100 $ le baril (cf. § 7), lui aussi a doublé en même pas 12 mois.

Bonnet blanc et blanc bonnet.

Les « plus » sont jusqu'à maintenant compensés par les « moins ».

 

Chez nous, en « vieille Europe ». Pas ailleurs.

Conséquence, les « technologies alternatives » seront développées ailleurs, pas chez nous !

Encore un « train » du progrès scientifique que nous allons louper... brillamment !

Passons.

 

« De toute façon, si le gouvernement lâche sur les pêcheurs, demain, ce sont les routiers qui vont bloquer les routes ». Puis les taxis.

Déjà que le chauffage au fioul bénéficie d'une « prime à la citerne », la machine interventionniste - à créer des « niches anticoncurrentielles » létales, typiques d'un keynésianisme outrecuidant et triomphant aveugle - a toujours bien fonctionné, par à-coups il est vrai et toujours sur fond de crise, avec « l'argent des z'autres » réputés indéfiniment solvables.

 

Mais pas seulement : l'aéronautique ne va pas pouvoir suivre !

Le kérosène, quand c'est bien géré, ça ne supporte déjà plus aucune taxe, sauf sur les vols intérieurs.

Air Inter en est mort avant l'heure. Demain, les « court-courriers » vont rester cloués au sol au profit du train, toujours plus rapide et plus nombreux.

Mais tout autant les long-courriers qui vont voir leur trafic diminuer, d'autant mieux que les gros-porteurs, au kilomètre/passager, resteront les seuls à rester « abordables »... en cas de nécessité.

On se souvient ainsi que Concorde mangeait 4 fois plus de carburant qu'un appareil de même capacité pour un trajet transatlantique.

Que le sublime « France » en « métabolisait » deux fois plus que les navires de la Cunard... jusqu'à ce qu'il soit rebaptisé « Norway » !

C'est EADS et Boing qui ont des soucis à se faire : va falloir qu'ils deviennent intelligents et au-delà du plan « Power 8 ».

 

Globalement, c'est tout le transport des personnes qui va en prendre un vieux coup derrière les oreilles dans la prochaine demie décennie. Y compris la construction automobile : il s'agira de prolonger les gammes de transport en commun, s'ils veulent survivre.

Et le transport de marchandise ?

Pour mon collègue, non pas vraiment !

Les cargos, ce n'est pas ce qui consomme le plus, bien au contraire. C'est vrai : un navire n'a pas à supporter son propre poids, ni à le faire grimper sur des faux plats ou traverser des cols montagneux. Il a juste à brasser, déplacer l'eau de devant vers la poupe, en faisant un minimum de vague (c'est le train d'onde à l'étrave et au décrochage de l'écoulement laminaire en amont de la poupe qui disperse l'énergie) : pas grand-chose au final !

 

« Ouais, sauf si je te colle ma taxe sociale sur les marchandises et matières premières, assises sur le chiffre d'affaires, dont serait exonérées les entreprises qui n'utilisent pas de produits importés ! », fis-je à mon « maïeutiqueur personnel » du moment, pour le jour où je serai LE Président...

Exactement ça : produire là où c'est à consommer !

Ce sera peut-être la réponse, « écologiquement correcte », politiquement acceptable et économiquement inévitable pour construire un monde meilleur.

Mais lui comme moi, nous n'y croyons pas trop : on va encore nous raconter que nous affamerons le quart-monde en fermant les frontières !

Voilà qui serait comique : le commerce international affame déjà les pays du sud, nous raconte-t-on un peu partout, tellement il serait inéquitable.

Pourtant, en l'entravant, normalement on entrave aussi l'effet pervers.

 

En attendant, je comptais l'autre fois si il était intéressant de vendre mon « tas de boue à roulette ». Ne serait-ce que pour un trajet aller-retour vers la « grande bleue estivale ».

Y compris péage et assurance plein pot (hypothèse où je ne roule que pour ces kilomètres là), le compte n'y est pas encore...

Et je ne serai pas être le seul à compter comme ça, vu les kilomètres de bouchons que je compte affronter, assis et au frais grâce à la clim...

 

Et puis nous avons évoqué le BTP : le troisième secteur qui va souffrir !

Un, « Borloo du Grenelle », du même nom sur « l'écologiquement durable », leur prépare une série de mesures pas piquées des vers avec les constructions « écologiquement correctes » ;

Deux, de toute façon, entre tailler des pierres, scier des arbres pour en faire des planches ou des poutres, façonner des briques à les en cuire, broyer finement du ciment pour monter des parpaings, voire cuire le gypse pour en faire des plaques de plâtre, sans compter le minerai de fer à liquéfier bien au chaud pour en faire des ronds à noyer dans le béton armé, voire couler du goudron pour l'étaler sur nos routes, c'est moins énergétivore que de traiter du bauxite pour avoir des lingots d'aluminium, mais quand même !

Voilà qui va devenir affreusement coûteux dans quelques mois !

On n'est pas prêts pour durer à faire des maisons à 15 euros/jour (sans le terrain ni les VRD).

 

Finalement, ces constats faits, nous nous sommes séparés en nous souhaitant mutuellement une bonne journée.

Mais n'était-ce pas que par habitude et civilités accomplies ?

Perso, je n'avais pas le moral : voilà ce que c'est de « penser... trop fort » !

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C
@ Jasmin : Je tremble de peur de savoir papa Bush encore de ce monde !
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I
@ Jasmin : j'en suis d'accord : ce n'est pas demain la veille !c'est vrai qu'ils n'ont pas de philosophie autre que l'appât du gain !La philosophie c'est réservée aux va-nu-pieds !Quand ça dérange, on leur fait boire la cigüe, ce n'est pas nouveau !De là à voir derrière chaque décision de junior la main du père...Rest que l'alcool ça ne conserve que les bons fruits (et la fumée les bonnes viandes) : les autres, ça les dégradent !
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J
@ CindyHas been ?? Sauf que l'ancêtre a une poigne de fer. Ne sous-estime pas la puissance et l'habileté du père Bush. A l'inverse, ce n'est pas pour rien que le fiston Deubeulyou, plutôt connu pour un imbécile alcoolique (ça conserve l'alccol), a été porté et maintenu sur le trône deux fois. @ Infree"sont-ils des hommes libres" ... Sauf qu'on ne philosophe pas dans ce monde là Infree. Ils se foutent éperdument des états d'âme des gens, c'est eux qui tirent les ficelles et pendant ce temps, ils nous occupent et s'enrichissent.Ce n'est pas demain qu'ils (Koweit et consorts) n'auront plus de pétrole à exporter. Les réserves ne sont pas en danger si ce n'est qu'une certaine propagande animée par eux mêmes l'affirme. Pendant ce temps, les prix deviennent indigestes.Il serait plus opportun de très vite trouver un carburant de remplacement. Ce qui arrive doucement d'ailleurs.Mais la mise aux normes ou la transformation des matériels existants en attendant la construction de nouveaux matériels et la formation d'ingénieurs, techniciens et ouvriers, prendra du temps. Il va falloir tenir.Après, seulement après, ils tomberont comme des mouches, si nous avons pu résister.
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C
@ Jasmin : papa bush, c'est devenu un "has been" !Tout comme son fiston va le devenir... enocre plus jeune que l'original !
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I
@ Cindy : Rien, crois-je !@ Jasmin : Papa Bubush était lui aussi aux mains des mêmes lobbies !Sont-ils véritablement des hommes libres ?J'en doute...Il se trouve que tout le monde était content de la première guerre du golf quand il a s'agit de repousser saddam hussein hors du Koweït et de ses fabuleuses richesses pétrolière !Personne n'aurait laissé faire le "bandit qui fait un hold-up" sur ce trésore là !Mais demain, quand ils n'aurontplus de pétrole à exporter, un peu comme les tibétains aujourd'hui, tout le monde s'en foutra, tu verras !@ Momo : C'était mon dire à moi ! Mais bon, on va encore dire que je tire toujours la couvertue à moi !Et puis demain, y'aura à voir avec les agriculs...Et je vois bien les aéronautes reprendre la solution des routiers : dans le prix du billet, la pace dans l'avion avec le sourire de l'hôtesse plus les taxes, plus un quantité de fioul à prix spot !On va rigoler : 15.000 € d'amende à qui refuserait, ça va faire drôle de promener des avions tout d'un coup plein de vide dans les airs !
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