La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
De notre « Vénéré Correspondant des Rives de Méditerranée »...
Ne me demandez surtout pas comment il a pu en avoir copie (que je tiens à votre disposition sous format « .jpg » à première demande accompagnée d'une adresse e-mail, mais ça circule déjà beaucoup sur le net). Je mets « en ligne » après avoir reçu l'autorisation expresse et orale du secrétariat de l'auteur : l'en-tête indique le numéro de téléphone... Et je voulais m'assurer que ce n'était pas une blague de mauvais goût.
Ce document est la « copie couleur » (les tampons en font foi) d'un courrier adressé à un certain Monsieur Christophe M. (un nom qui pourrait être celui d'un « cousin », à première vue, mais la consonance « ne colle pas ») daté du 2 mai de cette année et réceptionné le 6 avec copie à Christine, Ministre de la culture de notre « Ô combien Vénéré Président » dit « Bling-bling », à l'administratrice du site en question (une abbaye en rénovation partielle) et au Conseil Régional local de l'ordre des architectes (dans le Grand Sud, manifestement), sis au Centre des Monuments Nationaux, Hôtel Sully à Paris soi-même.
J'imagine très bien notre « VCRM » tressautant de joie à l'idée d'aller séduire la « belle Albane », dite Chris de Valnor pour les intimes (c'est peut-être son genre) ou « Kiki » pour les « plus qu'intimes », fouillant son bureau ministériel entre deux « gâteries » dont elle pourrait raffoler, voire quelques z'Arsène Lupin franchissant la horde de gardes du corps lancée à leurs trousses en commando serré et armé jusqu'aux dents par les gouttières pour atteindre leur objectif, ou encore quelques « fielleux » refusés par le « Canard Déchaîné »... qui, dépités, auraient transmis, via la CIA ou le FSB (ou le Mossad, pourquoi pas ?) ce document, que dis-je, ce monument historique ahurissant que « j'anonymise » pour des raisons de bienséance (et ne voulant plus avoir à affronter les « caciques » défenseurs de l'Intérêt Général et Supérieur de la Nation bien-aimée et bien compris qui m'ont déjà fait tant de misères !)
Passons : que ce document soit un faux, un vrai, un faux/vrai ou un vrai/faux, de toute façon, j'adore !
Il émane d'un architecte (qui a aussi un patronyme qui aurait pu être celui d'un « cousin », mais que je verrai plutôt venant d'un pays transalpin voisin, puisqu'il est établi à Bandol : et comme chacun le sait, mes « cousins » expatriés s'installent plus volontiers à Marseille, Nice, Toulon ou Paris, mais pas à Bandol !), en réponse à un appel d'offre sur marché concernant la réfection de l'accueil d'un monument historique, vraisemblablement inscrit aux merveilles de notre patrimoine historique et commun !
Ce monsieur, Rudy R., signe de son nom et de ses qualités : Grand prix national d'architecture, Chevalier de la Légion d'Honneur, Officiers des arts et des lettres...
Pas le premier çon venu...
Et « frère trois points » quand même, à la lecture assidue de sa « signure personnelle » :
« Monsieur,
En main, votre marché de maîtrise d'œuvre du 13 février 2008.
Celui-ci présente les conditions suivantes :
Je veux bien admettre que ma gueule de voleur de poule et mon accent de bâtard méritent peu de considération, mais ce contrat scandaleux et méprisant n'incarne pas l'idée que je me fais de l'Etat, de la démocratie et de la culture. Je veux bien admettre que les pulsions fascistes et autoritaires puissent amener à ce délire psychopathe, paranoïaque et tortionnaire, mais je ne veux pas me faire enculer avec le sourire sardonique de la Joconde sans protester tout de même.
Par voie de conséquence, je vous prie de chercher pigeon corvéable à merci, plumable à souhait, docile et sodomisable frontalement ailleurs que dans mon cabinet.
Je vous accolade cependant à la façon des commandos narines.
Je veux bien renoncer aux exorbitants vingt mille euros d'honoraires pour toute cette mission et ainsi ne rien signer et travailler gratuitement ce qui me reviendra moins cher.
Très respectueusement... »
Édifiant, non ?
Quand on vous dit qu'on l'aime ce pays, c'est que décidément... il le vaut bien !