La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Sortir la société de la crise
« Monsieur Infreequentable,
Vous le savez sans doute, nous vivons une période exceptionnelle de l'histoire où l'Humanité est confrontée à des défis d'un niveau jamais atteint :
- La population terrestre est passée en 60 ans seulement de 2,5 milliards à 6,5 milliards. Un bond gigantesque par rapport aux centaines de milliers d'années qu'il a fallu pour atteindre la population des années 40.
- Au cours de cette même période d'une soixantaine d'années, l'humanité a développé des technologies capables de modifier l'ensemble de notre écosystème.
Les sociétés humaines se sont organisées tout au long de l'histoire autour de deux postulats aujourd'hui erronés :
- ressources naturelles illimitées,
- rareté de l'argent.
Or de nos jours, une bonne part des ressources naturelles se révèle presque épuisée tandis que l'argent moderne, totalement dématérialisé et en grande partie issu du crédit, est devenu « illimité ».
Le système économique actuel plonge ses racines dans la genèse du capitalisme, c'est-à-dire dans la réalité humaine telle qu'elle se présentait au début du XIXème siècle. Sa logique et ses outils sont donc par nature impropres à répondre de façon adéquate aux défis actuels. Cela se traduit dans notre monde par les problèmes insolubles suivants :
- Les plus pauvres sont toujours plus nombreux et plus enfermés dans la misère que jamais. La précarité, la marginalisation et l'exclusion qui en résultent génèrent une fracture sociale grandissante qui favorise tous les excès et toutes les violences.
- La seule réponse actuelle des différents systèmes économiques réside dans une croissance forte ; mais les effets d'une telle croissance sont d'une part incompatibles avec les exigences écologiques auxquelles l'humanité est confrontée et d'autres part sans effet sur l'emploi du fait de l'amélioration constante de la productivité, qui est en soi un bien.
- Les modes de production et de vie des pays industrialisés ne sont pas transposables à l'ensemble de la planète.
Que faire pour sortir de ces impasses ? (...) »
Personnellement, je sais que Michel, dont vous aimerez les dires, semble avoir quelques pistes intéressantes (mais d'autres aussi, naturellement)...
Je vais y réfléchir et je leur laisse le soin de vous préparer quelques réponses passionnantes, ici même.
De mon côté, je vais voir ce que je peux faire quand je serai votre Président de la fantastique « Gauloisie postérieure » !
Veuillez agréer, Monsieur Holbecq, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
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