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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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André-Jacques m'écrit

 

Sortir la société de la crise

 

« Monsieur Infreequentable,

 

Vous le savez sans doute, nous vivons une période exceptionnelle de l'histoire où l'Humanité est confrontée à des défis d'un niveau jamais atteint :

- La population terrestre est passée en 60 ans seulement de 2,5 milliards à 6,5 milliards. Un bond gigantesque par rapport aux centaines de milliers d'années qu'il a fallu pour atteindre la population des années 40.

- Au cours de cette même période d'une soixantaine d'années, l'humanité a développé des technologies capables de modifier l'ensemble de notre écosystème.

 

Les sociétés humaines se sont organisées tout au long de l'histoire autour de deux postulats aujourd'hui erronés :

- ressources naturelles illimitées,

- rareté de l'argent.

Or de nos jours, une bonne part des ressources naturelles se révèle presque épuisée tandis que l'argent moderne, totalement dématérialisé et en grande partie issu du crédit, est devenu « illimité ».

 

Le système économique actuel plonge ses racines dans la genèse du capitalisme, c'est-à-dire dans la réalité humaine telle qu'elle se présentait au début du XIXème siècle. Sa logique et ses outils sont donc par nature impropres à répondre de façon adéquate aux défis actuels. Cela se traduit dans notre monde par les problèmes insolubles suivants :

- Les plus pauvres sont toujours plus nombreux et plus enfermés dans la misère que jamais. La précarité, la marginalisation et l'exclusion qui en résultent génèrent une fracture sociale grandissante qui favorise tous les excès et toutes les violences.

- La seule réponse actuelle des différents systèmes économiques réside dans une croissance forte ; mais les effets d'une telle croissance sont d'une part incompatibles avec les exigences écologiques auxquelles l'humanité est confrontée et d'autres part sans effet sur l'emploi du fait de l'amélioration constante de la productivité, qui est en soi un bien.

- Les modes de production et de vie des pays industrialisés ne sont pas transposables à l'ensemble de la planète.

 

Que faire pour sortir de ces impasses ? (...) »

 

Personnellement, je sais que Michel, dont vous aimerez les dires, semble avoir quelques pistes intéressantes (mais d'autres aussi, naturellement)...

Je vais y réfléchir et je leur laisse le soin de vous préparer quelques réponses passionnantes, ici même.

 

De mon côté, je vais voir ce que je peux faire quand je serai votre Président de la fantastique « Gauloisie postérieure » !

 

Veuillez agréer, Monsieur Holbecq, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

 

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I
@ momo bis : en remarquant qu'il n'est pas le premier à faire ce coup là !J' tenvoie un papier, je te réponds en faisant savoir que la réponse est ici, et pan ! grand silence...C'est du "buzz" pour eux mêmes ! Et comme j'y coupe court, ils s'en désintéressent...
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I
@ Momo : révolutionne, révolutionne !Si je dis, c'est que c'est vrai !Mais je constate qu'il n'a pas réagi pour autant.... Trop absorbé par ces travaux, imagine-je !
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I
@ Jacques : c'est sûr que dans ces conditions là, on ne le mettra pas en exergue.Surtout si nous dégringolons dans le classement.Mais reconnaissez que 17 sur 192, c'est déjà pas tropmal, même si on peut faire mieux !
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I
@ Michel : D'abord, il faut rappeler que nous sommes passés de la mesure du PNB au PIB, parce que c'est devenu un usage mondial.... Qui est à peu près compter de la même façon par tout le monde, ce qui permet des comparaisons.C'est déjà pas mal !On va venir tout doucement au PIH (Produit Intérieur par Habitant) Ce qui n'est qu'une division du PIB par le nombre d'habitants résidents), ce qui n'est pas mal non plus.Après, tu mélanges le fait que c'est notre seul indice de progrès à peu près potable, avec d'autres qui seraient plus justifiés. J'en conviens. Le "progrès", personnellement, je ne le mesure pas en PIB. Parce qu'il y a plusieurs type de progrès :On devrait mesuré le progrès social en nombre de journées de grève, en nombre de journées de travail effectif...On devrait mesurer le progrès sanitaire en espérance de vie, en fait mieux, l'âge moyen des décès d'une année (ce qui n'est pas pareil)On devrait mesurer le progrès laborieux en PNB par heures de travail rémunéré.On devrait mesurer le progrès financier soit par PNB rapporté à toutes les capitalisations privées publiques, ou par le volume de la masse monétaire déflaté de l'inflation réelle...Tout ça, on sait faire (à peu près) et on peut imaginer de synthétiser avec un indice de "PNB (Produit National de Bonheur) éventuellement rapporté par tête d'habitant...Pour dire quoi ? Qu'il y a des endroits où il fait bon vivre et d'autres non.Et que c'est seulement ça le vrai progrès : vivre mieux !Et ça, c'est "dans la tête", pas ailleurs.Juste pour en rire, j'avais compilé deux historiettes d'antan :http://infreequentable.over-blog.com/article-6911638.htmlet http://infreequentable.over-blog.com/article-6911645.htmlpour bien dénoncer ces "affreusetés" du monde des "sachants" qui croient tout pouvoir réduire en équations...Sortons un peu de ce scientisme apparent.Le bonheur est dans le pré...Mais pour le reste, discussion ouverte, naturellement.Bien à toi !I²
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M
Infree en cntact avec Holbecq, dans le sillage de Sen et Stiglitz... Je demande à voir !Là, ce serait une révolution pancréatique avancée du génie désoxyribonucléique de la pensée humaine...
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