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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Le jour où je serai Président (1)

 

J'ai mal dormi

 

Depuis qu'André-Jacques s'adresse à moi... Parce que je ne suis rien du tout et encore moins que ça !

Pourtant, au réveil, je m'y voyais très bien.

 

Sans doute serai-je replié en Corsica Bella Tchi-tchi depuis l'avant-veille, après un dernier meeting en Provence où j'aurai « allumé le feu » dans les arènes d'Orange et alentours (un endroit magnifique), juste après avoir emmené tous mes supporteurs enthousiastes au cirque de Giverny, au-dessus de Lourdes (autre endroit magnifique, juste à ma mesure !).

Quelques paparazzi tenus à l'écart par « le » cordon de gendarmes en tenue (il n'y a qu'une route qui mène à mon repaire, tout en haut de ma montagne).

J'imagine très bien, ce soir là, recevoir les résultats des derniers sondages, des rumeurs, des inquiétudes de quelques amis ou de proches, directement par hélicoptère puisque Internet n'arrive pas jusque là, ni même les ondes des relais des téléphones portables (c'est encore du maquis, que voulez-vous !).

 

Ce jour là je serai redescendu dans la vallée, pour aller me baigner au matin en baie de Calvi si le temps le permet, plage déserte, chaud soleil d'Austerlitz pour me sécher. Un petit tour à vélo pour aller voter au bureau de vote du coin qui vient juste d'ouvrir. Un détour pour aller chercher des croissants frais et croustillants pour mes dormeurs en grasse matinée professionnels (nous sommes le week-end).

Le midi sur le port pour enfiler une calzone chez Dumé ou au Pinu (très bons les Saint Jacques), ou au Belgodère (parfait le figatellu, vraiment !) sur la plage. Puis « sieste industrieuse », à donner des instructions pour que l'avion soit près à partir pour la capitale dès 16 heures, dès que j'aurai reçu le feu vert de mes potes des « RG » confirmant « mon avance » !

 

Bref, je suis à Paris sur le coup des 18/19 heures. Au QG une heure plus tard, à rejoindre, Inco, Michel, Dédé, Momo, Cindy, Jacques, Jasmin, le carré des fidèles, Marie-Jo et ses cousines, Marie-France et ses cousins, Marie-Luce et ses groupies, tout le staff de campagne pour préparer la suite, Leelou et ses fans !

C'est qu'on s'agite place du Panthéon, la place des « grands hommes » la Patrie reconnaissante, cela va sans dire, là où l'on va faire une petite fête d'enfer dès 20 heures chez mon beauf' dans la quartier de la Mouff' avant de filer à « la soupe à l'oignon » que j'avais promis sur l'un des sommets gastronomique de la Capitale : tout est déjà en place d'ailleurs ! Il n'y a plus qu'à se faire confirmer les 10 points d'avance qu'annoncent les instituts de sondages.

 

Boum ! 20 heures et une confirmation : plus de 10 points d'avance, presque 11, sur l'adversaire, qui, comme il se doit, fait déjà tourner les broyeuses ! C'est que ça paye bien la démagogie, depuis « Sarkoléon 1er » et sa langue du vrai !

C'était déjà du tout cuit, même si la boule au fond de l'estomac commençait à rendre le souffle un peu court et la « galopante » plus fréquente.

Faut filer faire un tour sur les Champs-Élysées pendant que les troupes vont faire de la présence sur les plateaux télé, moi je reçois à un buffet ouvert au Jules Vernes (deuxième étage de la Tour Effel) : le menu gastronomique y est excellent.

Et puis l'ambiance est vraiment au délire !

Pour finir par me frayer un chemin à pied à travers le boul'mich, des écrans géants partout, et comme tout le quartier latin, noir de monde jusqu'au Panthéon.

Discours de remerciement à tous les militants. Ils le valent bien ! Chaleureux si possible. Du genre, « sans vous tous, sans chacun d'entre-vous, rien n'aurait été possible ». Ou : « Ce n'est pas ma victoire, c'est la vôtre ! ». Voire encore : « Demain la France c'est vous ! ». « Grâce à vous, nous allons vivre des jours meilleurs ! Et pour longtemps ».

 

Bref, on s'extrait comme on peut, et on rentre. Pas question d'aller sur la yacht de Vincent ou celui d'un autre : RDV de travail à huit heures sur le pont demain matin.

C'est que maintenant, on a du taf et pour 5 ans.

Une boîte de 5 millions de salariés à redresser, je n'avais pas encore fait et c'est mon défi personnel pour les jours à venir !

Les pauvres...

Quand j'y pense, ils sont cinglés !

Mais allons-y puisque j'ai reçu mandat de faire.

 

Je l'avais dit et annoncé, promis une main sur le cœur, l'autre sur la Bible, nous allons mettre en route nos promesses. Toutes et tout de suite. Pas attendre des mois entiers comme tous les autres à tergiverser et discutailler !

Question de parole donnée. Et comme un Corsu n'a qu'une parole, pour qu'il la reprenne, il faut qu'on la lui redonne d'abord. Donc en avant la démagogie la plus cynique !

 

J'ai dans l'idée qu'Inco devra s'occuper des finances. À lui de nous dépoussiérer le CGI et le LPF. Il faut qu'il me garde un œil sur l'évolution de la trésorerie.

Dédé devra s'occuper de mettre de l'ordre à l'intérieur et la fonction publique. Va falloir qu'il explique à tous les flics de France et aux gendarmes, mais également à toutes les autres administrations, qu'ils devront caserner jusqu'à l'été, se faire tout petit, et n'ouvrir les portes que pour recevoir les plaintes. Un par guichet, un guichet ouvert par site et relève toutes les demi-heures (technique des croupiers de casino). Sans ça personne ne va pas tenir.

Momo à la tête d'une grande administration des affaires étrangères, européennes et de la défense. C'est lui qui va pouvoir raconter la plus forte densité d'âneries en anglais. De façon à ce que personne ne comprenne ce qui se passe au pays et surtout qu'aucun des gaulois ne comprenne ce qu'il dit. Je suis tranquille de ce côté là : il a un accent texan pas piqué des hannetons, je ne vous raconte pas !

Mais il a intérêt à être clair : il n'y a pas de crise politique en France et encore moins économique !

Juste une petite remise en ordre de marche qui va demander 12 mois. Peut-être moins.

 

Cindy héritera des affaires sociales, de la solidarité. En espérant qu'elle n'y connaisse rien. De toute façon, ce n'est pas important d'y connaître quoique ce soit !

Leelou va nous faire l'aménagement du territoire jusqu'au Dom-Tom, histoire qu'elle voyage un peu et puisse rencontrer son « Grand amour » : elle le vaut bien !

Si Michel veut bien, il fera l'industrie, le commerce, l'artisanat, le commerce extérieur, la vie associative et cultuelle. Il va pouvoir tester grandeur nature ces modèles.

Je verrais bien Jasmin à l'agriculture (pour son goût avéré pour les fleurs) ou à la justice et l'intégration ou à l'enseignement et la recherche. Je ne sais pas encore ce qu'elle préfère. Elle va nous le dire.

Ma cousine Marie-France (celle au bonnet double D) et la décoiffante Marie-Luce au sourire ravageur se partagent le reste : Petite équipe resserrée qui n'est pas ministre, mais « administrateur provisoire »... avec rang de ministre.

Tout est dans la nuance !

Jacques sera mon conseiller très spécial... pour tout le reste : on verra bien !

 

On n'est pas là pour faire vivre les députés et les sénateurs, mais juste pour faire remonter l'information jusqu'entre mes deux oreilles personnelles, que je puisse piloter les réformes en direct pendant que d'autres iront aux élections législatives qui suivent.

 

Bref, chacun avec ses responsabilités provisoires, qu'ils se mettent déjà en chasse de CV brillants dans leur carnet d'adresse : on veut des jeunes, aux dents longues, non encartés pour les principales directions et autres nominations. Dédé sera à la manœuvre et au tiroir caisse : les enveloppes, c'est pour lui ! Il en a toujours rêvé.

 

Pendant ce temps là, je me prépare pour le JT du soir (du lundi). Et que je récupère des beuveries de la nuit.

Faut qu'on veille à refiler les bonnes questions à PPDA, pour que je puisse quand même lui indiquer les bonnes réponses, et dans l'ordre de préférence, que je ne m'emmêle pas trop les pinceaux.

 

Cravate ? Non, en jean ! Là, je suis en vacances jusqu'à ce que l'autre taré « Ô combien vénéré » se tire, d'ici huit jours. Je ne suis rien qu'un touriste de passage sur un plateau quelconque (et je n'irai pas sur la deuze, j'aime pas Arlette, ni celles du « midi » : trop blondes pour moi, je serai capable de ne pas pouvoir dire non !)

 

Naturellement, dès que la passation des pouvoirs à lieu avec ses buffets et son protocole, on file avec quelques copains essayer la cave de l'Élysée !

Là encore, une promesse électorale : nous on boit et pas que de la bibine !

Il faut que ça se sache... qu'on tient l'alcool mieux que d'autres ! Medvedev, il a intérêt à s'accrocher s'il veut porter le toast !

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I
Admettons, MOMO : je n'ai pas l'oreille assez musicale pour juger correctement !ET je ne voudrai pas te vexer pour autant !
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M
N'importe quoi !
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I
Merci au "gardien"... de m'avoir rendu les clefs !Bien à toi gardien :: j'espère que ça n'a pas été trop dur ! On y reviendra peut-être si, par hasard, tu deviens "juilletiste".En attendant, je te souhaite de bonnes vacances !Les miennes ne furent pas trop mal...
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I
@ Mon bon Inco : C'est toi qui fout le schtroumpf dans les dates !Comment as-tu fait pour commenter avant même que ce soit publié ?D'accord, c'était en ligne depuis avant mon départ pour mon maquis perso, mais quand même...Pour les bons crus, promis : si tu partages, ils te seront réservés.Pour l'idée de ne pas mentir, le "Gardien" a raison.En fait tout sera écrit avec les options, avant le début de la campagne. Mais attention, les options vont "déchirer".... puisqu'il faut bousculer ce peuple de gaulois pour qu'il veuille bien avancer !!!
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I
@ Jacques : M'enfin ! Comment se passer de vous ?
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