La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Mister « FF » veut le plein emploi !
Il l'a dit dimanche soir dernier, en plein décalage horaire ! Et qu'il a donc raison, le brave homme !
Imaginez un peu une France sans soucis de croissance, sans chômeur (ou presque) et où toute personne en âge de travailler et le souhaitant ardemment aurait travail digne et rémunéré (autrement qu'avec un ersatz de minimum légal) à la mesure de ses justes compétences et ardeurs !
Nous en avions déjà fait le rêve récemment ensemble.
Plus besoin de cotiser pour le chômage.
Des recettes d'assurance maladie en hausse de plus de 14 % pour pas plus malades pris en charge. Finis les 11 milliards de déficit chroniques !
Des recettes fiscales qui s'envolent que nous en épuiseront peut-être un jour enfin nos déficits répétitifs, voire l'endettement public abyssal qui courent depuis tant d'année : 14 % à 16 % de recettes supplémentaires, sans rien avoir à réformer, pour des agents des impôts qui n'aurons même pas à travailler plus : le rêve !
Un pouvoir d'achat global qui viserait les sommets.
Un PIB à forte valeur ajoutée qui nous ferait champion d'Europe toutes catégories.
Une part étatique revenue à la portion congrue toutes choses égales par ailleurs, dans cet ensemble, se cantonnant à ses quelques missions régaliennes et se barricadant encore en des domaines où l'action publique reste indispensable comme l'entretien et l'amélioration des infrastructures (routes, ponts, ports, aéroports, voies ferrées) que nous aurions toujours plus denses et rénovés tous les ans tellement l'argent coulerait à flot !
Et puis, plus de problème de retraite pour une population vieillissante.
Des garanties nouvelles pour les fonctionnaires pensionnés, ceux qui émargent directement à ne rien faire en travaillant pô beaucoup sur une vie sur votre feuille d'impôt et votre ticket de caisse !
Nous ne parlerions même plus des « neuf iniquités »...
Je fermerai ce blog et partirai, le nez au vent, des fleurs dans les cheveux sur les routes de Navarre et d'ailleurs, guetter la gueuze au coin des chemins.
Mais, ah que voilà, du rêve à la réalité, c'est encore pire que de la coupe aux lèvres.
J'expliquais encore l'autre jour, que ce qui fait toute la différence, ce sont justement les « dix derniers centimètres », que ce soit entre une fille et un garçon, entre une idée et son application, entre une envie, une pulsion, un désir et sa mise en œuvre, sa satisfaction.
Parce que les 260 milliards d'euros que cela générerait sous le sabot du cheval, il faut bien que quelqu'un les paye !
Et là, même à l'étranger, ça ne se bouscule pas au portillon, pour cause d'insolvabilité générale de la planète (qui n'en finit pas de vivre à crédit pour payer ses barils de pétrole et autres billevesées).
Car juste pour en rire, question retraite du civil, complémentaire, quand vous cotisiez 1.000 €, vous-même en piquant sur votre feuille de paye à titre obligatoire, ou votre patron en spéculant sur votre sueur, vous avez acquis 169,76 points à l'Agirc en 2007 (176,04 en 2006 et jusqu'au 1er avril 2007 ; un peu moins de 3,7 % pour vous faire « manger l'inflation », n'est-ce pas...).
Pour recevoir, à vie, naturellement, peut-être un jour seulement (parce qu'il faut y arriver quand même) 69,14 € de rente (hors les charges, CSG et CRDS plus quelques retenues diverses).
Soit 14,5 ans à espérer dépasser l'âge de 79,5 ans pour « rentrer dans vos frais » !
Et encore, je n'ai pas compté les diverses cotisations supplémentaires de base, dont la Contribution Exceptionnelle Temporaire, (qui dure, qui dure...).
Un truc pas pour moi, ça ! Je serai mort et enterré sous mes châtaigniers depuis belle lurette !
L'année dernière, le même calcul donnait 70,50 € (et pan ! 1,9 % d'inflation dans les dents), soit un « retour sur amortissement » de 14 ans et 2 mois !
Les effets de la canicule de 2003 figurez-vous !
Parce qu'on a anticipé de quelques mois les décès des plus fragilisés, à cette époque là, pour cause de « coup de chaud sur les vieux » sous le règne de notre bon « Raff la main sur le cœur », bé, depuis on s'occupe mieux de ceux qui nous restent sur les bras pour s'être décidés à survivre encore un peu et qu'ils en vivent depuis lors plus longtemps ai-je entendu dans le poste l'autre fois !
Bon, ça, c'est pour les cadres. Pour les « non-cadres », c'est un peu différent. Arrco ne calcule pas de la même façon ses complémentaires. Toujours pour 1.000 €, il faut compter une rente de 67,98 € en 2007 et 69,31 en 2006.
Pourquoi moins ? Bin je ne connais pas tout de la vie du « bétail » ! Peut-être qu'ils sont plus nombreux. Ou qu'ils meurent encore plus tard, allez savoir ?
C'est vrai que s'est épuisant à être « cadre ». Surtout de direction générale... Stressant : j'en sais quelque chose, de faire bosser les autres !
En bref, je vous raconte tout ça, parce qu'à chaque poisson d'avril, (autrement dit hier : je n'ai pas osé, figurez vous, vous auriez encore cru que ce n'était même pas vrai !) nous avons droit à un nouveau barème. Normalement, pour 1.000 €, on va obtenir 67,84 € de rente chez les « cadres » et 66,71 € chez les non-cadres.
Soit une espérance de vie à atteindre de 79 ans et presque 9 mois chez les premiers et presque 80 ans pour les autres.
À ce rythme là, les « petits jeunes » nés à compter de 1968 devront tous vivre centenaire pour s'y retrouver !
Tous les autres en seront de leur poche !
Mais pas dans la fonction publique naturellement, qui reste en dehors de ces affreusetés de mécanismes « du privé », donc reste à avoir de beaux jours devant elle, puisque qu'on s'en tape vu que c'est le kontribuable qui paye.
Le jour où tout le monde sera fonctionnaire dans mon beau pays, tout finira par être gratuit, puisque chacun payera finalement pour lui-même !
Encore un effort et on rentrera dans la phase utopique du communisme intégral !
Parce que là, la soviétisation de la France, elle n'en est encore à cusser lamentablement et depuis des années à 52/53 % du total de toutes les activités.
J'adore la perspective.
Car ce « chacun pour soi » final de la phase ultime de la dictature du prolétariat, comme d'un aboutissement de la soviétisation rampante, c'est exactement le modèle de la « gouvernance globale » du libéralisme le plus débridé, sauvage et tant décrié des alter-quelque chose (mais ils ne le savent pas encore, rassurez-vous) !
« Communistes libéraux, au pouvoir ! »