La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Cocorico !
Dans le « top ten » de la liberté économique, la France (cher pays de mon enfance) n'obtient que le 48ème rang avec un ratio de 65,4 % (devant le Portugal, l'Italie, la Roumanie, la Macédoine, la Slovénie et la Grèce, faut-il préciser !)
On se situe très exactement entre le meilleur des Européens (la Suisse) et l'Ukraine, limite des « pays carrément répressifs », dans le classement des 157 pays mesurables par ledit indicateur...
(Je n'ai trouvé ni Monaco ni encore moins le Vatican, je ne sais pas pourquoi...)
Ce qui « plombe sévèrement » notre
performance collective, il n'y a pas à dire, c'est le poids de l'État, loin devant notre fiscalité (vous me direz, ça va de paire en général) et les contraintes réglementaires du marché de notre travail (ce qui n'est pas non plus sans influence réciproque).
Emmanuelle (Auriol) et son pote « Bobo » (Gary-Bobo) ont peut-être publié une explication pas si bête (en page 17 du quotidien « Les Échos » du matin du 26 mars dernier) : « Il faut positiver optimiser les institutions politiques de notre pays ».
Trop d'élus multiplie les tracasseries administratives.
Plus ils sont nombreux, plus ils bossent, plus ils génèrent des normes, plus ils nous inondent de règles nouvelles pas forcément cohérentes entre-elles ni vraiment compréhensibles par le citoyen.
Plus les populaces z'en colère se sentent vivre dans un État corrompu.
(Curieux ! Qu'elle drôle d'idée ?)
Il y aurait un « chiffre d'or » : nombre d'habitants élevé à la puissance 0,4.
(Et c'est là que tout s'effondre dans leur belle démonstration, puisque [66 millions]0,4 = 1.342 élus et nous n'en avons que 898, Sénateurs et Députés inclus).
En fait, pour trouver le bon chiffre de 544, il nous faudrait non seulement ôter leur mandat à 354 personnes ou revoir l'équation (autrement dit prendre des « déca-habitants » à élever à la puissance 0,4).
Précisons que c’est scientifique et que ça passe par des régressions linéaires et par les log (on s’en doutait un peu).
Admettons quand même que cette étude, directement communiquée hier à votre serviteur par la belle Auriol (Emmanuelle de son prénom), que je remercie vivement pour l’occasion, date de mars 2008 sur des relevés des années antérieures et est disponible en version PDF, in english naturlisch, semble-t-il, sur simple demande adressée à son auteur.
Et c’est là que l’on peut noter, une fois encore, qu’une « moyenne », représentée par la droite sur le croquis ci contre, autour de laquelle s’agglomèrent nombres de référents mesurés, dévie de part et d’autres dès que les valeurs retenues augmentent.
En haut, les USA avec peu de représentants, et une courbe imaginaire qui part de zéro et a l’allure du courbe exponentielle tendue.
À droite, et en dessous de la droite, une autre courbe imaginaire, qui part de zéro et qui s’infléchit vers le « modèle italien », le petit point le plus à droite du croquis (en passant par la France et la Lorraine, juste à côté…) avec une forme logarithmique.
Il y a donc au moins « deux modèles » de représentation populaire pour le béotien que je suis, et pas un seul « nombre d’or », voire trois en suivant exactement la droite (tout autant imaginaire) : c’est juste un constat qui saute aux yeux !
Dommage.
Comme personnellement je reste un adepte des fonctions linéaires du premier degré, nettement plus accessibles pour mon pauvre QI à moi-même, un ratio de 1 pour 120.000 habitants reste parfaitement honorable !
Mais bon, ce que j'en dis... avec 66 millions d'habitants, nous aurions 550 élus.
Largement suffisant (vu ce que ça coûte) !
En bref, et sans vraiment le savoir, voilà donc deux éminents professeurs d'université, œuvrant pour la connaissance des chères têtes blondes pas encore blanchies sous le harnais, qui plaident pour la suppression du Sénat.
Sans le savoir (vu leur âge, imagine-je), ils nous refont le coup, calculette à l'appui, du référendum de 69 (année érotique paraît-il, comme si il n'y en avait qu'une par siècle !) 40 ans plus tard, qui devait ouvrir la voie de la régionalisation en fusionnant Sénat et Conseil économique et social !
Il fallu 12 années de plus pour que Gastounet (Deferre) et le triomphe insolent de Mythe-errant pour nous faire la régionalisation... tout en conservant le Sénat dans ses attributions originelles et le CES dans son absence de d'attribution coercitive !
Plus une armée de fonctionnaires territoriaux dévoués à leurs bons soins et autant d'élus qui n'en font qu'à leur guise, des maigres recettes fiscales qui leurs sont attribuées...
Un vrai gâteau à « mille-feuilles » et accumuler les coûts, ce truc là !
C'était bien une erreur (puisqu'on cause désormais de supprimer les départements, cf. mesure 260), mais comme c'est « soce », on ne leur veut vraiment que du bien, à ces gens-là !
Depuis, la France ne va pas trop bien et s'enfonce dans la tracasserie administrative sans fin, pour finir par voir sa « note » d'« economics freedom » se dégrader à un niveau comparable au Costa Rica, célèbre pays pour ses 1.000 vertus du libéralisme avancé !
Bref, Cocorico : Je suis très fier que mon pays surpasse encore le Costa Rica. C'est dire.
(On a les joies que l'on peut dans la vie, vous savez ma brave dame !).
Pour combien de temps au juste ?