De nouveau piquée sur le net.
Après cette funeste semaine, où l’on a pris la crampe plus qu’à notre tour, une petite histoire à contracter le zygomatique.
C’est Gégé au grand cœur qui fait camionneur dans le civil.
Il roule tranquillement sur une route de campagne.
Un piaf égaré heurte son pare-brise et tombe sur la chaussée, inanimé.
Gégé arrête son bahut à grand coup sur la pédale de frein en tentant d’éviter le corps plumeux de sa victime à la force de coup de volant.
Il descend et ramasse l’oiseau inconscient.
Très embêté, il enveloppe le piaf sans son mouchoir, le pose sur le siège du passager et repart.
Il finit sa tournée et au soir, rentre chez lui.
Après s’être assuré que le piaf respire toujours faiblement mais régulièrement, pour être encore inconscient, il va chercher une vieille cage dans la remise, la nettoie, l’installe près d’un radiateur, l’aménage avec un peu d’aoûte, y pose une coupelle avec un peu d’eau, laisse quelques miettes de pain et y dépose l’oiseau toujours inanimé.
Dans la nuit, le piaf se remet de ses émotions.
Il fait noir. Et fait rapidement le tour de sa cage. Il se rend compte rapidement qu’il n’y a pas d’issue.
Il se restaure des quelques miettes de pain et s’abreuve autant qu’il peut.
Puis retourne sur son lit de coton en implorant Dieu.
« Pardonnez moi Seigneur Tout puissant ! J’implore votre pardon ! »
« Je suis en prison ! C’est ma faute, c’est ma très grande faute : j’ai tué un homme ! »
Bon week-end à tous.