Miss à roulette est aussi une femme mariée.
Mariée, comblée et se voyant déjà assise dans le fauteuil de Bertrand (De LaNuée), alors que la campagne bat son plein sur le pavé parigot cf. § 1) après avoir été une « Jupette », elle ne doit son parcours qu’à ses « amis »… Quitte à écraser très opportunément et Jean (le cousin Tiberi) et Pons (Nanard, l’homme d’Ouvéa) pourtant bien installé dans son seizième à qui elle a piqué sa place au Palais Bourbon (redoutant la concurrence de Clémentine dans le 17ème, qui finalement a déménagé à Montreuil « la rouge »).
Elle n’a surtout guère connu de fin de mois difficile. Non pas grâce à ses talents au ministère du tourisme, ni à ses activités « parcs et jardins » sous la mandature du prédécesseur de l’actuel maire des parigots, ni encore moins à sa formation première (diplôme de la Chambre de Commerce : ce n’est pas parce qu’il y a « commerce » qu’il s’agit d’une école de commerce. C’est tout juste un ersatz de formation du soir), ni à sa licence de sociologie, ni au fait qu’elle fut aussi l’attachée parlementaire de son père, François Missoffe, grand résistant devant l’éternel, avant de cumulé les mandats et les indemnités attachées.
Non, c’est grâce à Guy, son mari, qui lui a fait 4 enfants.
« 30 - Guy de Panafieu : ENA, promotion Turgot (1966-1968). Inspecteur des finances. »
Guy a aussi été cadre dirigeant de la Lyonnaise des eaux, devenue Lyonnaise-Dumez avant de devenir Suez environnement.
Pour la petite histoire, la Lyonnaise des eaux, au moment où Monsieur était dans son staff de dirigeants, s’est prise un redressement fiscal dément (un cas d’école qu’on étudiait justement dans les meilleures écoles de la fiscalité appliquée).
L’inspecteur local s’est aperçu que l’eau vendue aux abonnés n’était facturée qu’au passage par un compteur privatif. À qui appartenait « l’eau dans les tuyaux » ?
À la compagnie, bien entendu.
Pour quel volume ? Et à quelle valeur cette eau était valorisée dans les stocks ?
Zéro ! « Messieurs, dissimulation d’actif circulant : je redresse ! »
Malgré son carnet d’adresse, ça s’est terminé en contentieux pas très favorable. Rien à faire de savoir que l’eau ça ne vaut rien, même dans les tuyaux, surtout quand ils fuient.
Guy a donc fait la navette pour se retrouver de 1997 à 2001 patron du fleuron de l’industrie informatique franco-gauloise : Bull et son plan calcul.
« En l’espace de cinq ans (…), cet ancien inspecteur des finances va vendre plus de la moitié de l’entreprise Bull (…). Devenu président-directeur général de Bull en 1997, Guy de Panafieu va démanteler l’entreprise, faute de recapitalisation.
À partir de décembre 1999, il commence par vendre la participation de la société dans Ingenico, (Le chouchou du CAC 40 des NITC) puis les imprimantes et les automates bancaires.
Du cash rentre dans les caisses de Bull. Mais cet afflux de capitaux n’est pas suffisant.
En 1999, Bull prend une provision de 272 millions d’euros pour supprimer sa part dans le capital du fabricant américain Zénith-Packart Bell (une société has been ?).
Cette opération ne suffit toujours pas à combler les déficits existants.
Alors Guy de Panafieu va vendre successivement les différentes filiales de Bull : vente de l’usine Bull Electronics d’Angers en 2000, cessation de la filiale CP8, de la filiale irlandaise Cara, de la filiale indienne PSI Data Systems en 2001. »
Un visionnaire, ce Monsieur.
Fin 2001, (…) Guy se replie à la présidence de la commission internationale du Medef qu’il tenait depuis 1998.
« Bull : Perte annuelle en 2001 de 253 millions d’euros (chiffres du JDN Solution), les effectifs de l’entreprise passent de 21.267 en 1997 à 6.000 en 2001 (selon les estimations de l’Expansion)
Décorations : Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite. »
Voilà un bien méritant s’il en est !
Depuis il pantoufle en qualité d’administrateur de Calyon (la filiale commune du Crédit-Lyonnais devenu LCL, la banque qui se déplace chez vous pour vous rendre heureux) et du Crédit Agricole (celle qui s’intéresse à la Société Générale qui brade ses titres à 47 euros et des poussières pour éviter une OPA inamicale de la BNP-Paribas).
Mais également bien au chaud au Conseil d’administration de « M 6 », la petite chaîne de Drucker (pas le fauve des plateaux, ni le père de copine au jeune loup de Melun) celle du frérot, Jean, l’homme du Loft.
Que des copains !
Espérons qu’il évitera de devenir conseiller de Madame, au cas où elle serait élue contre vents z’et marées !
Il pourrait en coûter au portefeuille des parigots, dont je suis malgré tout !