Hommage à un grand pêcheur.
Pour une fois, on descend en dessous de la ceinture ! Ce sera la première fois sur ce « blog », jusqu’alors universellement réputé pour sa bonne tenue.
Je n’y étais pas, mais c’est l’Amiral (Philippe, pas Olivier… De Kersauson) qui la rapporte (d’où l’intérêt d’avoir des lectures éclectiques).
Elle est connue pour être authentique.
Et je viens de la revivre, à peu près à l’identique.
C’est en 1965 (j’étais donc né : je peux me souvenir). Le Président de la République s’appelait Charles De Gaulle. Et son Ministre de la culture André Malraux.
Tous les deux assistent à une première à la Comédie Française avec leurs épouses respectives.
Pendant que Madeleine et Yvonne profitent de l’entracte pour « retoucher » leur maquillage et leur allure aux toilettes des dames, ces messieurs soulagent leur vessie maltraitée par la position assise dans les cabinets d’aisance contiguës.
– « Belle pièce, Mon Général ! » commente le ministre, devant son urinoir, pour couvrir les bruits de ruissellement.
L’autre, imperturbable pince-sans-rire :
– « Regardez devant vous, Malraux ! ».
Et l’autre fois, j’étais le long d’une pièce d’eau à promener mes enfants. Nous nous arrêtons devant les prises d’un pêcheur affairé à remballer son matériel.
– « Alors ça, les enfants, c’est un sandre ! »
Et le gars de nous commenter gentiment sa pêche tout en continuant à s’affairer dans notre dos, alors que nous étions penchés sur ses poissons.
– « En tout cas, voilà une belle pièce ! » fis-je pour conclure.
– « Je sais !… Mais toutes les femmes vous dirons que c’est la façon de s’en servir qui compte… Et là, je reste excellent, croyez-moi ! »
Ne comprenant pas la logique de son propos, je regarde au-dessus de mon épaule et vois le fat en train de se soulager le long d’un arbre, à pleine main !