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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Bercy soigne-t-il la CGT ?

Du « bon » côté du syndicalisme actif…
 
Un de mes « correspondants personnels » signale, avec quelques perfidies dans le propos, le « cas exemplaire » de Jean-Christophe Le Duigou, rapporté par le quotidien du soir « Le Monde » au début de l’année : jusque-là, pardonnez moi, ça m’avait échappé !
 
Il ne s’agit naturellement pas du scandale du siècle. Tout juste d’une « normalité corpsarde », conséquence naturelle d’un accord datant de 1982.
La « bonne époque » de Tonton Mythe-errant, dit « Dieu » pour être le « maître du Verbe » !
Jean-Christophe Le Duigou, comme chacun ne l’ignore pas, n’est autre qu’un secrétaire confédéral de la CGT, jusqu’à peu, celui-là même qui négocie, au nom de tous les prolétaires encartés – et même ceux qui ne le sont pas pour cause de représentativité de sa centrale, parce qu’elle a fait de la résistance dès la rupture du pacte « Hitlero-stalinien » de non agression – la réforme des retraites de tous les salariés, y compris ceux des « régimes spéciaux ».
 
Jean-Christophe Le Duigou, c’est aussi un agent du Ministère de la finance, détaché par son administration au profit de la centrale syndicale, et ce depuis seulement 1978…
Détaché, ça veut dire « payé par », poursuivant une « carrière normale » chez son employeur d’origine, accumulant points et bonus de carrière, même s’il n’y travaille jamais !
Les italiens pratiquent de la sorte… mais laissent leur veston sur le dossier de leur chaise vide, pour notifier qu’ils existent toujours.
Pas un scandale, vous dit-on…
 
Pour la petite histoire, en 30 ans, les « détachés syndicaux » ont été multipliés par 5 alors même que le nombre de syndiqués a été divisé par 2,5, au moins à la CGT !
Tout va bien dans la République : ce n’est toujours pas un scandale !
 
Là où c’est terrible pour notre agent, c’est que sans avoir touché le moindre « bidule » relatif aux impôts ou à la finance publique depuis 30 ans, il est quand même parvenu au poste enviable de « Directeur divisionnaire des impôts ».
C’est pire que le « théorème de Peter » appliqué – qui veut qu’on progresse dans une hiérarchie jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence – battu là en brèche puisque, exception culturelle française oblige, aucune démonstration de compétence avérée n’est plus nécessaire pour progresser dans notre beau pays qui fleure bon le « gaulois expérimenté » hexagonal !
Mieux que les « ricains », là dites donc !
Toujours pas scandaleux, naturellement !
 
Mais voilà le « hic ».
Pour faire valoir ses droits à sa retraite bien méritée, ce citoyen-là doit nécessairement réintégrer son administration d’origine, le ministère des finances.
Et pour la « bonne cause », il en profite pour être promu conservateur des hypothèques à Corbeil-Essonnes, l’un des postes les mieux payés de Bercy.
 
Faire « conservateur » en fin de carrière, c’est le bâton de maréchal de tout agent des impôts méritants. Le salaire reçu y est proportionnel aux encaissements des droits des actes enregistrés aux hypothèques, le fameux 0,28 % de… « salaire du conservateur ».
À charge pour lui de conserver original et première copie (anciennement grosse) de tout acte soumis obligatoirement (les actes authentiques des notaires, mais pas seulement) ou volontairement à l’enregistrement par le Code des Impôts (histoire de donner une « date certaine »).
Rien de plus naturel, puisque le Conservateur est responsable – encore une exception française – sur ses deniers personnels du bon recouvrement desdits droits d’enregistrement.
Ne vous en faites pas pour eux, ils sont assurés pour ça !
Et ils disposent d’équipes parfaitement au point, depuis avant l’ancien régime, pour faire rentrer le pognon…
Notons toutefois que la meilleure conservation reste quand même celle de Paris.
Mais c’est réservé à quelques « happy few » qui ont su jouer de leur carnet d’adresse et autres menus services : Le « Théorème de Peter » implique que l’effet du « piston » est proportionnel non pas à l’addition de ceux-ci, mais à la multiplication de leur puissance respective !
 
Et voilà notre agent, à 59 ans, promis à un bel avenir de retraité : en effet, dans la fonction publique, la retraite est encore calculée sur la moyenne des 6 derniers mois de service (jusqu’à une première réforme, celle qu’on nous avait promise en mai 2007).
Il ne lui restera plus qu’à retarder quelques encaissements pour mieux « optimiser » ses droits à des rentes paisibles et légalement acquises sur le dos du citoyen !
J’espère pour lui qu’il en aura l’idée.
 
Voilà un bel exemple de la haute idée du « service public » et de « l’intérêt général ».
Il n’y aucun scandale a évoquer en l’occurrence : au contraire, il ne peut que s’agir d’un cas exemplaire de la bonne administration des talents au profit de chaque citoyen.
 
D’autant mieux que, comme vous le savez (nous l’avons déjà évoqué, ici, et et encore ), un élu issu d’une administration, est tout autant détaché de son administration d’origine pour « exercice de mandat ».
En cas de non réélection, ou d’arrivée de l’âge de la retraite, il la réintègre, alors qu’un salarié de droit privé va pointer au chômage et qu’une personne ayant une activité professionnelle libérale ou agricole se démerde comme elle peut pour retrouver ses fonctions originelles, rebâtir un outil de travail à sa mesure, éventuellement en fin de carrière, ou virer ses successeurs.
 
Il n’y a aucune raison qu’un élu syndicaliste n’ait pas les mêmes avantages « professionnels » !
Sauf quand on est « petit patron », évidement, et représentant du patronat.

Faut être « apparatchik », comme l’ex de l’UIMM, pour échapper à la règle.

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I
Arf ! Vous êtes magnifique ! Pas un peu intéressée, par hasard ?<br /> Je vous adore quand même... toutes et tous !
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C
Très belles chansons ! Aurions-nous aussi des goûts en commun, en plus de celui des bonnes affaires (voir article précedent) ?<br /> Vous savez que je peux en rejouter, dans le registre : Oh que vous me plaisâtes fort ?
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I
@ Cindy : Dans les Marquises de Brel, c'est Orly que je préfère ! Magnifique.<br /> @ Jasmin : et l'ami Renaud ? Quand il nous chantait "Au mois de janvier, nanani, nanannère..." Et le roi des kons, sur son trône..." "Y'aurrait 60 millions de prétendants !"
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J
OUPS................grossière erreur<br /> Ce n'est pas Guy Béart, mais Georges Brassens
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J
Oui Cindy. Et puis il y a aussi Guy Béart qui chantait :<br /> "Mais il y a peu de chance qu'on ...détrône le roi des C...".
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