La première promotion 2008 de « l’Ordre du Tartuffe » n’est pas encore éclose ni arrêtée (ça « vote » dur parmi les membres du « Haut Comité des Sages » en ce moment), que déjà, la deuxième promotion enregistre ses premières candidatures spontanées.
Christophe Girard
Il est depuis 2001 l’adjoint au maire de Paris, chargé de la Culture, maire-adjoint du 4ème arrondissement (celui où notre bien aimé Vincent Roger tente sa chance en mars prochain). Il est l’initiateur de la Nuit Blanche, de Paris-Plage et de quelques projets pharaoniques (le 104 rue d’Aubervilliers/Pompes funèbres, Gaité lyrique, cinéma Louxor, etc.) qui n’ont toujours pas vu le jour faute de financement à la hauteur.
Quelques-uns lui reprochent également d’avoir fait de la politique culturelle parisienne un outil de communication politique : c’est justement son grand talent !
Cadre dans le groupe LVMH, il milite activement pour « l’homoparentalité » et aide directement quelques unes de ses associations fétiches que parfois il dirige (SOS Homophobie, Act Up, Association des Parents Gays et Lesbiens, le Festival du Film Lesbien de Paris) la cause homosexuelle avec de l’impôt des parisiens, via quelques subventions bienvenues.
Le délit d’abus de confiance n’est pas loin, il s’agit pour lui d’être prudent…
En septembre 2005 il rompt avec Les Verts parisiens et adhère au PS en novembre de la même année.
En décembre, il signe, avec la première adjointe au maire de Paris, la fleurettiste Anne Hidalgo un point de vue dans le journal Le Monde où ils défendent une position commune au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « Licence globale » (concept hermétique au neurone de votre serviteur : je ne me permettrai pas d’en parler, pour me reconnaître « total béotien » dans ce domaine).
En mai 2006, il publie un livre « Père comme les autres ». Sur la page de garde, il écrit : « Je suis père et homosexuel, j’ai écrit ce livre pour que ces deux mots aillent ensemble. »
C’est tout à son honneur, naturellement.
Fin juillet 2006 est mis en ligne son blog.
Le 29 août 2006, il entre au Conseil Politique de Marie-Ségolène Royale pour la Présidentielle de 2007.
Vous aurez donc noté comme moi ce post du 6 décembre 2007 sur ce blog là : Je résume.
« 9h30 Paris, Hôtel de Ville Plein soleil, début d’hiver. Marche rapide, regard vif. Couloir, ascenseur (un dernier coup de fil) en voiture pour une matinée à l’extérieur. »
« 10h fond municipal d’art contemporain Rendez-vous avec Pierre Castagnou maire du 14ème »
« 11h30 Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne. »
« 12h30 dans la voiture quelques coups de fils au bureau, l’autre, celui de directeur de stratégie. »
De LVMH, groupe de luxe d’un de nos milliardaires franco-gaulois ?
Rien que de très ordinaire pour un élu toujours sur le pont au service de ses concitoyens.
S’il n’y avait eu cette interview de Sophie Vayer aux réponses cinglantes et ravageuses aux dires de Claude Dubois : « J’ai abandonné ma voiture et je suis bien content de prendre le métro… Il est bon de changer nos traditions, ras le bol de ces diesels qui polluent les trottoirs et la santé. »
On n’en doute pas une seule seconde…
D’ailleurs, abandonnée, abandonnée, pas tant que ça, où bien il s’agit de la voiture d’un autre comme celle de Noël Mamère, distingué « Chevalier de l’Ordre » par décision du 8 septembre dernier.
Erreur de plume ou envol lyrique généré par la situation ? Que non : « Cette politique est donc jugée nécessaire et ceux qui ont, comme moi, abandonné la voiture à Paris savent aussi l’économie considérable qu’ils font dans leur budget. »
Pour sûr : s’il s’agit d’une voiture de fonction avec chauffeur (on ne téléphone pas en France, même les deux mains sur le volant de son auto impunément), ça ne lui coûte plus grand-chose !
Prenez exemple sur ce que je dis, pas sur ce que je m’impose à moi-même !
Des fois qu’on mélangerait torchons z’et serviettes…
Cet homme là mérite toute notre reconnaissance : il est d’ailleurs déjà décoré dans de nombreux ordres divers de la République !
C’est dire tout l’honneur que nous pourrions lui faire en rendant hommage, à notre tour, à ses grands talents…