G. Dasquié face à la démocratie exécutive…
La Seine coule sous les ponts. Il faisait froid mais beau dans notre belle démocratie que le monde entier nous envie, la semaine dernière.
Quelques pères de famille, honnêtes et bien sous tout rapport, veillent âprement à protéger notre si magnifique environnement, pendant que d’autres veillent à faire connaître leur façon de faire, d’agir, leur immense savoir-faire.
Il est donc des « secrets défense », des « secrets confidence », qu’il est bon de garder au chaud jusqu’au terme de la prescription extinctive qui les font entrer dans l’Histoire par une fenêtre ou un soupirail.
Alors que certains sont dévoilés, à des fins de manipulation ou de déstabilisation : c’est la règle !
Et puis, parfois, il y a des vraies fuites, épiphénomènes de guerres de pouvoir ou de personne, sans contrôle de « l’autorité », comme d’une vraie trahison.
On imagine sans mal l’homme de chaire et de sang, tout d’un coup au cœur d’une machine à broyer, qui appuie sur les faiblesses, là où ça peut faire mal, pour obtenir ce qu’elle cherche.
On imagine sans peine que l’abri de la loi (le Code pénal, celui du « cousin », celui qui a réussi et dort aux Invalides), les conventions internationales, les traités Européens, les Grandes déclarations des Droits de l’Homme célébrées par nos dirigeants (recevant quelques dictateurs d’état anciennement terroristes), soient un rempart bien fragile.
Même ici, pas très loin de la Place des Droits de l’Homme, dans ma capitale à moi (mais je suis partageur), entre les statues équestres de Foch et Joffre qui se font face, les « coups de canifs » aux grands principes, ça fait aussi partie des « petits accidents de la vie ».
Faut assumer.
Et ce n’est pas facile ! On veut même y voir un complot paranoïaque, sans vouloir verser dans la paranoïa : il y a des choses qui s’alimentent toute seules, d’elles-mêmes ! Ce qui est déplaisant, c’est toute tentative de récupération politique : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, c’est une certitude avérée.
Même si il est des méthodes d’un autre âge – pas si lointain dans notre passé proche, même sur les rives de la Seine – qu’il faudrait éventuellement bannir…
Ce Proc’ là avait le devoir de poser la question des sources, c’est sa mission au nom de l’intérêt général.
Ces « flics là » avaient le devoir de rechercher la source « non autorisée », pour exactement la même raison.
L’interrogatoire et la pression sur un témoin et un acteur est une nécessité de la procédure, toujours pour la même raison, « raison d’État », « intérêt supérieur de la Nation ».
Mais quand ce témoin est protégé par la loi, la loi elle-même, celle qu’un Proc’ est censé défendre, celle que les forces de l’Ordre sont censés protéger, il y a comme une contradiction procédurale, formelle, invalidante, essentiel, flagrante : La loi est décidément mal faite pour être mal appliquée !
Ce sont eux qui devraient être poursuivis, démis de leur fonction et de toute autorité déléguée, bannis de toute fonction publique et représentative du pouvoir, quels qu’ils soient !
Il y avait très certainement d’autres façons d’obtenir des certitudes sur ces incertitudes : c’est cela un bon travail d’enquête !
Au lieu d’aller au plus simple, quitte à piétiner la loi elle-même !
Merci à Michel : Ce matin, je reste écoeuré. Un vieux goût de cendre au fond de la bouche ! Car pendant ce temps là, on ouvre un autre front « pipol », quitte à aller « gouverner le pays » chez des « clowns en plein air », comme pour mieux satisfaire l’image, la com’, donner à boire et à manger à la meute des paparazzis, faire vendre du papier, occuper les foules : Tout cela serait-il donc minuté en plus haut lieu ?
Bonne journée à tous quand même…