Malesherbes 52, 52 – Paris 8ème…
C’était un numéro téléphonique d’avant les 10 chiffres, du temps de la « boîte à doudou ». 625 (les trois premières lettres du central téléphonique sur un clavier du même usage).52.52, devenu par la magie du progrès, (0)1.46.25.52.52…
Numéro sur liste rouge.
Vous vous souvîntes de ce film mettant en scène Yves Montand en directeur de la police, qui court après son fils que tout le monde croit mort en Espagne après quelques attentats meurtriers dont il était l’auteur quelques décennies z’auparavant.
Le fils revient et poursuit de ses assiduités explosives ses potes de l’époque, devenus « traîtres à la cause », sous le regard paternel tiraillé entre son sens du devoir et son instinct paternel.
On finira par choisir pour lui.
Un excellent film au demeurant, ce Nikolaïev là.
Or, c’était la semaine dernière, une réunion impromptue de quelques sommités du monde politico-judicaire devant toutes les caméras du pays s’est tenue sur le trottoir d’une adresse des grands boulevards parisiens envahi par la police préfectorale et les pompiers de la capitale !
Pensez donc, une lettre piégée venait de tuer une secrétaire et grièvement blesser un avocallieux !
Faut vous dire qu’il y a du beau monde à cette adresse : un stomatologue, un dentiste, un neurologue, deux fondations (une pour la Shoah et celle de Nicolas Hulot) et une épidémie d’avocats !
Dont le cabinet d’Arnaud, Claude et Nicolas !…
Faut vous dire que nous n’avions pas vu de tel procédé dans ce département s’enroulant autour de la Seine depuis Gordji et plus tard l’attentat du RER à Saint-Michel !
Le premier a été classé après quelques bombes lâchées dans la plaine de la Bekaa par nos vaillants Étendards catapultés depuis le Foch au large de Chypre et des côtes libanaises, ouvrant ainsi une longue amitié entre la famille Hariri et le Maire de Paris de l’époque.
Le second s’est clos par un procès devant la Cour d’Assises spéciale – la même qui est allée se promener ce dimanche, par avion militaire, dans les rues d’Ajacciu, fortement protégée par une armée de gens d’armes et hélicoptères – après moult difficultés diplomatiques avec nos voisins européens de britanniques…
Fallait donc bien, et un ministre de l’Intérieur, et un Préfet, et un Procureur, et un « big boss » de l’anti-terrorisme et un futur ex-maire en exercice et une future ex-mairesse pas encore en exercice pour venir saluer la mémoire de la victime décédée et soutenir le moral du pas encore décédé (dont on espère vraiment qu’il se remettra de ses blessures pour que nous puissions aller pleurer ensemble sur sa talentueuse secrétaire si tragiquement disparue).
Même en Corsica Bella Tchitchi, pourtant habituée aux nuits bleues, on ne tue plus personne à coup de colis piégé depuis des lustres…
C’est dire la honteuse façon de faire de ses assassins là !
De quoi être révolté.
Alors quoi ? Un mari jaloux ? Un amant éconduit qui s’en prend à cette femme ?
On nous a livré en pâture un architecte poursuivi en justice par l’une des associées dudit cabinet, forte accorte puisque lui-même avait succombé à ses charmes incandescents et la harcelait de ses assiduités…
Peine perdue : c’est une affaire classée depuis fort longtemps ! Il a été remis en liberté.
Un client malchanceux ? Une affaire de gros sous pour cet avocat – ou l’un de ses associés ? Des « enveloppes » qui se sont perdues de comptes CARPA en valises divagantes vers l’Helvétie ?
Voire encore une tentative de « racket », façon le célèbre « commando » AZF (pas l’usine aux chaudes réactions chimiques improbables), qui tourne mal ? À moins que ce soit juste une adresse et une profession partagées avec d’autres, une confusion plus tard.
Si tel est le cas, c’est un « signal » à l’adresse de ces avocats voisins, de ceux dont l’un des associés reçoit ce jour en « grandes pompes », dirigeant charismatique d’une autre famille de terroristes patentés ! On a les relations qu’on peut, n’est-ce pas, puisque qui se ressemble ne s’assemble-t-il pas, nous raconte le dicton.
Mais nous n’en saurons absolument jamais rien, naturellement…
Tiens, à propos d’affaire pas très claire, Jean Sarkozy a obtenu un supplément d’expertise de la part du tribunal correctionnel. Vous vous souvîntes, de ce fils cadet « protégé » par un ministre de l’intérieur de l’époque quand il a embouti une BMW de passage qui n’avait rien à faire sur sa trajectoire, après que les pandores aient pu récupérer le scooter égaré grâce au recours aux tests ADN. Lui au moins a fait savoir qu’il ne se déroberait pas à ses responsabilités.
Sarkozy ? Sarkozy ? Voilà un nom qui rappelle quelque chose ou quelqu’un. N’était-ce pas cet avocaillon qu’on n’a jamais vu plaidé ? Celui qui se voyait déjà en haut de l’affiche pour avoir couché et épousé la fille du « cousin » (un vrai Corsu, celui-là) qui faisait Maire sur le continent, dans un quartier de rupins de la banlieue de la capitale ?
Qu’est-il devenu au fait ?