Il n’y va pas par 4 chemins !
« Communiqué de presse sur le patrimoine des candidats : (…) Anne Hidalgo et Annick Lepetit, porte-paroles de la campagne de Bertrand Delanoë.
Nous avons la surprise de constater que Madame de Panafieu n’a pas pris la peine de faire figurer son patrimoine sur son site internet. C’est pourtant un principe d’éthique démocratique, que de ne rien cacher à celles et à ceux dont on sollicite la confiance.
Nous demandons à Madame de Panafieu de respecter la transparence qu’elle doit aux Parisiens, et de rendre publics son patrimoine et ses revenus (…) ».
Ça a de la classe, non ?
Ouvrez le ban !
« J’ai un appartement de 56 m² dans le VIe arrondissement, sur lequel j’ai un crédit jusqu’en 2016 ».
De valeur – pour évaluer – que nenni !
Il s’agit en fait d’un appartement sur cour rue du Cherche Midi, à deux pas de chez Yoyo, donnant sur le Minotaure de César, sis place anciennement de la Croix Rouge, nouvellement rebaptisée « Michel Debré ».
Au prix du m² dans le quartier, c’est au bas mot 350.000 à 390.000 euros, valeur vénale à l’ISF !
On comprend que s’il est acquis par voie d’emprunt, cet homme là ait besoin de « 8.500 € bruts (en qualité de) maire et président de conseil général (plus ses) deux retraites de député et de sénateur, soit 2.700 € au total (1.100 € et 1.600 €), ce qui (lui) donne droit à la sécurité sociale ».
Eh oui : On est retraité jeune et actif longtemps, chez ses gens là !
Pas besoin de cotiser 40 ans…
Plus « une indemnité de représentation de 2.400 € mensuels (costumes, repas, fleurs…), votée au Conseil de Paris, et dont l’utilisation est encadrée ».
Faut voter pour lui et lui éviter ainsi le passage en commission de surendettement…
Mais ce n’est pas tout :
« Je viens d’acheter un terrain de 550 m² à Bizerte, la ville de mon enfance, en Tunisie, et j’y ai fait construire une maison d’environ 200 m². Coût total : 250.000 dinars tunisiens, soit 150.000 €, financés par les droits d’auteurs de mon livre « La vie passionnément », ainsi que par quelques économies et un emprunt de 15.000 €. »
Il envisage de se délocaliser, lui aussi, pour ses vieux jours ?
Punaise ! Presque 1 million de francs d’économie et de droits d’auteur pour un seul bouquin, voilà bien longtemps qu’on n’avait pas vu un best-seller franco-gaulois atteindre de pareilles sommités !
Il a fait la fortune de son éditeur, ce gars là, quand on sait que des droits d’auteurs se calculent sur le tirage vendu à hauteur d’une poignée de pourcentage !
Et tout ça avec un malheureux « reste (de) 4.500 € net (…) après impôts, déduction des cotisations retraite et au PS » au titre des revenus !
Des vampires, au PS ?
Il devrait prendre une carte au PCF : la cotisation est certes élevée (1 % des revenus nets), mais les avantages en nature sont fort nombreux !
Eux aussi savent optimiser…
Le plus drôle, vous l’aurez noté, ce n’est pas qu’il n’y a aucune comparaison possible entre cet inventaire et celui qui aurait dû être fait à la même époque en 2001 – pour que l’on puisse juger de l’enrichissement éventuel d’un ex-sénateur de la République élu aux fonctions de premier magistrat de ma capitale – non, c’est la date du communiqué : une certain 4 septembre 2007 !
Jour anniversaire de la proclamation de la IIIème République par Gambetta en 1870.
Tout dans le symbole, le jeune homme !
Fermer le ban !