Travailler (la nuit) serait cancérigène.
Ce fut l’info de la journée, vendredi dernier ! Publiée… courant décembre (!), les chercheurs du CIRC de Lyon, l’agence cancer de l’OMS, sont très sérieux !
Vingt pour cent des travailleurs des pays développés (Europe, États-unis) sont concernés et souffrent sans le savoir d’un accroissement de leurs risques oncologiques !
Il était temps qu’on se le dise…
« Le travail de nuit posté (…), qui perturbe l’horloge biologique, se retrouve ainsi dans la même catégorie que d’autres cancérigènes « probables » comme les émanations des moteurs diesel ou d’autres substances (les « PCB » parfois surnommés pyralènes en Europe, le trichloréthylène, certains pesticides...) ou encore les rayons ultraviolets, le plomb des peintures anciennes, et des vieux tuyaux d’eau », nous explique doctement Vincent Cogliano, épidémiologiste dans le civil.
Le travail posté de nuit, sur une longue période, augmenterait ainsi le risque de cancer du sein chez les infirmières et les hôtesses de l’air !
« Cependant cette augmentation est inférieure à un doublement du risque, c’est donc un risque réel mais modeste ».
Ouf ! On craignait pour nos si charmantes hôtesses de l’air et autres dames « pique/pique » !
« Les études chez ces femmes sont cohérentes avec les études sur les animaux qui démontrent que la lumière constante ou tamisée la nuit ou des décalages horaires chroniques (« jet lag ») peuvent favoriser la survenue de tumeurs ».
Les « filles » comparées à des souris (ce n’est pas moi qui le dit) ?
De tous sexes ?
Est donc en cause le manque de temps pour leurs organismes pour fabriquer de la mélatonine en quantité suffisante (produite uniquement pendant le sommeil de nuit et pas pendant les « petites siestes réparatrices » propres aux cousins Corsi quand elles ne sont pas coquines).
Ils ont donc raison, nos pilotes de ligne (les Personnels Navigant Technique : PNT) de préparer une grève monstrueuse pour interdire le décalage horaire (même si eux ne sont pas si sujet au cancer du sein) : Veulent-ils ainsi du charme pérenne pour leurs PNC (Personnels Navigant Commercial) ?
En soulignant justement que « l’on manque de données concernant le travail masculin de nuit par exemple chez les chauffeurs de taxis, camions », les veilleurs de nuit, les égoutiers, les mineurs de fond, les plongeurs des abysses, les astronautes, les contrôleurs du ciel, les urgentistes, les militaires, etc. etc.
Et le docte toubib/chercheur d’ajouter qu’en « outre, certaines observations chez les pilotes de ligne, comme l’augmentation du cancer de la prostate, pourraient être liées à une meilleure surveillance de leur santé » ?
Gag ! Quand l’organe crée sa fonction, même chez les toubibs…
D’autant mieux que Brigitte nous rapporte de son côté que la même étude montre que « faire pompier » pourrait être également un métier cancérigène : « Les pompiers sont exposés à de nombreux produits toxiques de combustion, cancérigènes (benzène, formaldéhyde...) ou suspectés d’être (cancérigène), qu’ils peuvent inhaler (…) ». Tout en précisant que « de façon surprenante, il ne s’agit pas d’un excès de cancers de poumon (ou du sein), mais d’autres cancers » !
D’ailleurs « chez les peintres (de voiture, au pistolet...), dont le métier est déjà classé cancérogène, on observe une augmentation du risque de cancer du poumon et de la vessie qu’ils soient ou non fumeurs ».
Et, autant vous que moi, qui croyons tous que ces métiers là ont fait dépenser les quintaux d’euros de matériels innovants pour les protéger contre tous les risques contre tout !…
Le tout pour conclure que « des études complémentaires sont nécessaires pour mieux identifier ce qui peut accroître ce risque de cancers ».
Bref, encore un truc pour réclamer du pognon supplémentaire, finalement !
C’est beau, la puissance de la science des progrès en marche…