Chinoisitude ?
Tout le monde pense que le récent voyage de notre Vénéré Président, « Sarkoléon 1er », n’est que l’occasion pour le premier des français d’aller jouer au « super VRP » de luxe (avec quelques centaines de m² pour ses appartements) pour les fleurons de nos industries, donc de leurs emplois et de la croissance du pouvoir d’achat !
Que c’était aussi l’occasion pour aller leur donner la piqûre façon « moi, je veux… deux choses ! » sur le Yuan sous évalué et le dégagement massif des GES (gaz à effet de serre).
On nous avait bien indiqué que la flamboyante ministre secrétaire d’état aux droits de l’homme ne serait pas du voyage, histoire de ne pas fâcher, ni encore moins celle des droits de femmes à n’être ni pute ni soumise mais belles, magnifiques et tout plein d’autres choses splendides.
On ne sait rien sur le ministre de la migration (qui ne connaît rien de rien à nos quartiers chinois de Belleville et de Tolbiac), « ami de 30 ans », ni sur celui des solidarités, ou celui des affaires étranges (…ères, pardon !).
Tout juste emmenait-on la Garde des sots Sceaux, initiatrice et porteuse d’une réforme judiciaire sans précédent, qui pour améliorer le sort quotidien des justiciables et autres acteurs de la chose judiciaire, supprime, sabre, délite, annihile quantités de lieux de justice. Rien de mieux !
Était-ce pour mieux comprendre comment une justice pouvait devenir plus efficace et rapide, sans être sommaire et exécutive, comme l’a si bien narrée une candidate malheureuse venue jusque là-bas pour en découvrir tous les bienfaits ?
Était-ce, comme le murmurent quelques-uns, que sans Valérie ou Michèle, toute de blonditude assumée, notre Ô combien Vénéré Président bien-aimé, ne peut se passer de la présence bienfaitrice de « Rachida Mimi », qu’est comme la « sœur » de son ex (la récente, parce qu’il n’en est pas à son coup d’essai, « le chef » !) ?
Eh bien vous n’y êtes absolument pas !
C’est une mission scientifique de la plus haute importance linguistique, puisque la faculté des belles lettres n’en est toujours pas revenue de la parthénogenèse appliquée spontanément lorsque la « belle de désir d’avenirs » avait promptement inventé le vocable de « bravitude » !
Nous avions quantité de mots en « itude », promptitude (qui désigne la capacité à être prompt), l’habitude (qui désigne la capacité à s’habiller notre deuxième nature selon Montaigne), la solitude (qui désigne la capacité à émettre des partitions en clé de sol, être tout seul), la Corsitude, la Rock’ roll attitude, etc., mais de « bravitude », point jusque là !
La question scientifique était : faut-il être femme, de pouvoir, aller en Chine orientale et énarque pour inventer un mot nouveau ?
Premier essai in vivo : concluant !
On a déjà essayé avec des hommes, de pouvoir, sans aller jusqu’en Chine céleste et énarque de surcroît et nous avions eu droit à « l’abracadabrantesque » attitude (qui reste du bon français gaulois natif).
Fallait donc tenter l’expérience avec d’autres femmes, mais pas de pouvoir, même énarque allant en chine post-maoïste et ça n’avait pas marché…
Notre Vénéré, Ô combien, Président, s’entoure donc d’une énarque de chez Areva, le vendeur d’atomes en folie national, mais plus femme de pouvoir (quoique !) et de Rachida Mimi, non énarque, mais juste ancienne d’une petite école de province, sise à Bordeaux, qui occupe ses locaux à former une poignée de magistrats qui n’auront bientôt plus rien à faire au pays (on les exportera au grand bénéfice de notre balance commerciale) et femme de pouvoir.
Résultat : négatif dans les deux cas !
Il faut donc être énarque, femme, de pouvoir et aller en Chine à croissance explosive pour inventer un mot : conclusion parfaitement logique pour cette expérience scientifique passionnante du plus haut intérêt.
Vous en conviendrez.
Merci à notre « Vénéré Président », que de n’avoir pas reculé devant l’effort et d’avoir pu enfin faire avancer, par l’expérimentation, notre connaissance sur la formation d’une langue, qui plus est, la nôtre !