1 – Absolument extraordinaire cette France qui marche, roule en patinette, en rollers, en bicyclette, en embouteillage (mais ne va pas en cheval, sauf les muletiers des jardins du Luxembourg et des Tuileries), qui s’agglutine sur les quais, qui se lève tôt, rentre tard, pour aller bosser !
Voilà un acte de résistance qui en dit long sur ce peuple capable de souffrir dans son quotidien et en silence – malgré les commentaires peu amène de circonstance tournés en boucle sur toutes les chaînes – rien que pour montrer qu’on est encore capable de se passer d’une minorité agissante !
C’est le règne de la débrouille, de l’aléatoire, l’aventure au coin de la rue, des circuits de substitution dans leur vie bien réglée du « métro-boulot-dodo ».
Plus de métro ? Peu importe : ça marche quand même !
Je serai « traminot » ou cheminot que j’aurai vraiment du souci à me faire sur mon utilité sociale : juste nettoyeur d’embouteillages d’un réseau routier sous-équipé jusqu’à l’engorgement, voilà ce que je vaux, rien de plus, penserai-je…
Ou pourvoyeur des futures faillites des commerces de centre-ville ?
Ah bé oui, on ne vous a pas dit : circulation difficile et les gens ne viennent plus dans les magasins festifs ! Déjà que M’ssieur le Maire s’en occupait tous les jours depuis plus de 6 ans…
Ils occupent leurs loisirs à… marcher et se remettre de leurs fatigue et émotions de la journée !
Pas le temps de faire du « lèche-vitrine » !
On note aussi que le défilé « anti-grève » des fonctionnaires à venir, organisé entre la République et Nation ce dimanche par « Alternative libérale », « Contribuables réunis » et l’Ifrap, a fait un flop : 6 à 8.000 participants contre 40.000 en novembre 95 !
Signe des temps ? Ou météo hésitante ?
2 – Pendant ce temps là, les universités ouvrent une à une… pour se retrouver bloquée ! Là encore, comment refuser une réforme que tout le monde réclame au motif qu’on vendrait ainsi l’Université aux « profiteurs capitalistiques » ?
Qui fournit du boulot à tous ces diplômés là ? Pourquoi la myriade d’étudiants vient-il s’y former sinon pour vivre de leurs compétences qu’ils y acquièrent, travail et talents dans les prochaines années ?
Pourquoi refuser de recréer des ponts entre « prof », qui sont souvent consultés par les entreprises et au fait de leurs problèmes, et leurs étudiants qui vont aller les servir ?
Très pragmatiquement, les semestres sont courts et les partiels pour bientôt. Resterait une frange d’ultra qui veut imposer ses dogmes libertaires contre vents et marées ?
3 – Invraisemblable, quand on apprend que Colonna est trop petit pour pouvoir avoir flingué Érignac, d’après le médecin légiste !
4 ans d’enquêtes et d’interrogatoires pour en arriver à avoir ignorer une pareille évidence !
Lamentable…
C’est vrai que le Préfet était grand et mince (là où je suis un peu plus grand que lui, mais fais le double de Guy Carlier… au moins et encore, quand il est mouillé).
Chez les Colonna, on est plutôt petit : Même bras tendu, la trajectoire de la balle à la nuque ne peut donc qu’être montante, à moins d’avoir mis à genoux sa cible…
Si les expertises montrent que la trajectoire est horizontale, c’est que le Préfet n’était pas à genoux et que la balle a été tirée par une personne d’au moins la taille de la victime !
Le détail qui en dit long sur l’intime conviction des enquêteurs…
J’espère de tout cœur que l’on trouvera une explication logique : mes pensées vont immédiatement vers la famille du Préfet d’abord, sûre de se trouver face à l’assassin des siens.
Ce sont eux qui doivent m’éclairer avant tout, puisque je n’assiste pas aux débats, que les dires de tous les autres deviennent, d’un coup, totalement suspects.
Sans compter que Colonna ne m’a toujours pas écrit pourquoi il avait violé le Code d’Honneur qui nous est commun.
Bon, d’accord, il est de Cargèse : là-bas, ils ne sont pas comme partout ailleurs, mélange bienheureux d’orthodoxes grecs[1] et de cathos papistes. Donc les codes ne sont pas totalement communs, puisque je suis un sang mêlé de Balanina et de la Castagniccia !
Prototype même du papiste errant dans une montagne peuplée de sorcières et d’esprits pas très rigolos, l’horizon bouché par des crêtes montagneuses à surmonter pendant de longues heures de marche sur des sentiers escarpés et ouvert à la civilisation des lumières qui débouchent sur le bleu profond de la mer, à portée d’un continent de protozoaires gaulois et génois, mer qu’on peu ne jamais voir de mon patelin !
(Victoire, une grand-mère du pays qui ne parlait pas français, morte nonagénaire n’avait jamais vu la mer de sa vie : l’histoire de Dumé n’est pas tout à fait invraisemblable, savez-vous ?)
Mais quand même : on aurait pu se poser la question avant, au lieu d’attendre les premiers jours d’une procès qui risque de noyer ce « détail » parmi des milliers d’autres !
Reste à se reposer sur la sagesse des juges : ils connaissent leur métier !
Un petit nota intéressé aussi, quand le Préfet voit sa vie étalée dans un « journal personnel » qu’il tenait tel une vierge effarouchée, sur ses doutes quant à sa mission sur Mon île : ça, je l’avais déjà « senti » dans ses propos…
Mais je ne savais pas qu’un jour ce serait étalé sur la place publique d’un prétoire de Cour d’Assises spéciale : c’est une véritable surprise !
4 – 3,39 % d’augmentation ! C’est marqué dans le JO du 10 novembre dernier, page 18.514… (Il fallait lire jusque là !)
C’est le taux arrêté du plafond de la sécurité sociale pour 2008.
Ça ne va pas être simple que de faire comprendre à tout employeur de cadres supérieurs que ceux-ci, pour conserver leurs droits à la retraite au taux plein des points Agirc, il faut les augmenter de 4.368 € l’année prochaine !
Juste pour conserver leurs futures pensions…
Quant aux autres, naturellement, ils vont perdre plus d’un point, à vie… juste pour 2008 !
Quand le Smic n’augmente que de 2 %, et encore, en cours d’année (effet courant divisé par 2 dans les comptes du DRH et du DAF), je ne vous raconte pas le « gap » qui perdure et enfle ainsi depuis de si nombreuses années.
Les salaires n’en finissent pas de perdre de leur valeur tous les ans, grignoté petit bout par petit bout par les « Urssaf et autres organismes sociaux » qui vont quand même afficher des déficits programmés de plusieurs milliards de dollars (pardon : d’euros) pour la même période !
Une « escroquerie » de plus, qui ne soulève plus l’indignation depuis si longtemps !
Notre Vénéré Président n'y trouve rien à redire : aucune « rupture » avec le passé sur le sujet !
[1] La cité a été fondée par des grecs chassés de leur pays natal en 1676, fuyant les persécutions de l’Empire Ottoman.