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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Des viandards ?

 
Les casques à vélib’
 
Grâce à « Nabu », un anonyme qui nous fait le plaisir de venir commenter de temps à autres nos « posts » ici même (et chez Inco notamment), nous avons découvert quelque peu stupéfait le contenu d’un courrier de notre vénéré adjoint au maire chargé des questions de sécurité et des transports sur la voie publique de notre belle capitale parigote. Il est adressé, le 9 octobre dernier à Monsieur Borloo, ex-ministre de la ville devenu le chantre du développement durable et écologique aux lieu et place de Monsieur le encore Maire de Bordeaux.
 
Nous-mêmes ne sommes pas insensibles au sort de ces vaillants cyclistes qui affrontent courageusement leur mort dans d’épouvantables conditions (mais en est-il de bonne ?) à chaque occasion : et elles deviennent nombreuses !
 
Extraits :
« Monsieur le Ministre,
Nous avons appris que la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières a annoncé publiquement (…), son souhait de rendre obligatoire le port du casque à vélo, dans un premier temps pour les jeunes. A l’instar de la Fédération française de la bicyclette (FUBicy) et de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) (…) dénonce le caractère contreproductif d’une telle mesure qui n’a été adoptée par aucun des pays européens voisins
(…)
.
Il serait inexplicable qu’au moment du Grenelle de l’environnement, votre ministère porte une mesure non justifiée par l’accidentologie mais de nature à entraîner une baisse immédiate de la pratique du vélo
(…).

Contrairement à une idée reçue, l’usage du vélo urbain n’est pas dangereux, et les lésions crâniennes ne sont pas plus fréquentes chez les cyclistes urbains que chez les piétons ou les passagers d’automobile, que personne ne songe à équiper d’un casque
(…).
L’obligation du port du casque serait anti-pédagogique. Alors que c’est précisément sur la pédagogie qu’il faut faire porter les efforts
(…).
L’obligation du casque est par ailleurs contradictoire avec les efforts des collectivités locales et des entreprises, à travers les plans de déplacements d’entreprises, pour promouvoir l’usage du vélo
(…) ».
 
Je vous laisse le soin d’apprécier toute la pertinence de l’argumentaire développé par notre élu sûr de son fait.
Il faut dire que depuis 2004, le pays, qui n’est pas comme ses voisins, vous l’aurez souligné, recommande le port du casque pour les cyclistes, contre toute logique manifeste : De Nibeau - Pin aurait parfaitement raison de trouver tout cela proprement scandaleux !
 
Ce n’est pas tout à fait l’avis desdites « autorités oubliées » en la matière qui enfoncent le clou avec une stupidité rare le 16 mars de l’année dernière :
 
Résumée de la façon suivante :
« Pour la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC), cela ne fait aucun doute (…). Elle va jusqu’à demander aux pouvoirs publics de le rendre obligatoire (le port du casque) pour les mineurs, plus particulièrement pour les moins de 15 ans et pour les bébés transportés dans un siège de vélo.
 
(…) La Commission observe que, même si les statistiques portant sur la mortalité des jeunes cyclistes sur la voie publique se sont sensiblement améliorées ces dernières années, en raison notamment des mesures prises par la Sécurité Routière, les chiffres communiqués par l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur les accidents survenus sur la voie publique comme en dehors révèlent une sur-représentation de la tranche des moins de 14 ans (46 % des blessés), la tête étant l’une des parties du corps la plus lésée (32 %). D’autre part, la CSC constate que seulement 9 % des pratiquants déclarent porter un casque (enquête INPES 2005) alors que plus de 90 % des membres des clubs de cyclotourisme en sont équipés, son port y étant même obligatoire pour les mineurs (…) ».
 
Il faut dire que d’après la sécurité routière, « dans 52,9 % des cas le cycliste avait la totalité de la responsabilité (de l’accidentologie …), le conducteur du véhicule à moteur était responsable de l'accident dans 32 % des cas. Dans 15,1 % des accidents, nous avons estimé que les responsabilités étaient partagées ».
 
Et plus loin et encore plus rigolo : « Dans les cas où ce facteur était connu, 14,05 % des cyclistes impliqués avaient une alcoolémie dépassant le taux légal (17 sur 121) et 9,4 % des automobilistes (31/329) ».
Pas tout à fait alcoolo les « éco-vélicipèdistes », mais pas mal imbibé ! C’est bien connu : pour affronter le danger, on distribuait des rations de rhum dans les tranchées avant l’assaut !
 
Mais le pompon, à la lecture assidue de ces documents, est quand même plus loin : « Le cycliste serait même moins vulnérable à vélo que s’il utilisait d’autres modes de déplacement », comme le montrerait l’analyse comparée de la gravité des blessures par catégorie d’usagers établie sur un échantillon de personnes accidentées par le Centre d’études sur les réseaux de transport et d’urbanisme (CERTU) ci-après :
 
Gravité des blessures
Voitures
(5523 accidentés)
Cyclistes
(1541 accidentés)
Piétons
(1013 accidentés)
Deux roues
(1688 accidentés)
Faible à moyenne
93 %
92 %
83,8 %
87,5 %
Forte
7 %
8 %
16,2 %
12,6%
Crâne
24 %
17 %
26 %
11 %
Tués
1,3 %
0,4 %
2,3 %
1,5 %
 
En notant que les auteurs précisent aimablement que « les statistiques donnent lieu à des interprétations différentes selon l’approche que l’on souhaite privilégier ».
La belle affaire !
 
Car en effet, rapporté au kilométrage parcouru par les dizaines de millions d’automobilistes, il est clair que le cycliste est naturellement et largement le plus exposé : 0,4 % de tués pour 100 km parcourus à vélo dans l’année, 1,3 % de tués en voiture pour 30 millions de véhicules réputés faire au moins 15.000 km par an chacune : il n’y a effectivement pas photo !
Un rapport de 1 à 180 si l’on compte 100.000 cyclistes rompus à l’exercice !
(1 à 18, ce qui reste énorme, pour 1 million de rois de la pédale, sans jeu de mots SVP !)
Faut pas dékonner, M’ssieur l’adjoint !
« Mesure non justifiée par l’accidentologie » affirme-t-il dans son courrier à Monsieur le Ministre, faudrait d’abord apprendre à se servir d’une calculette basique avant de causer de la vie des z’autres !
 
Vous appelez ça comment, déjà ? Vous savez, ces généraux d’antan qui, au nom de leur dogme militaire éculé de la « percée », ont envoyé des dizaines de milliers de poilus se faire étriper à l’assaut de la ligne bleue des Vosges pour pas un centimètre d’avancée ?

Des « viandards » ?

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I
Je vous l'ai raconté dans une "brèves" (ou je ne sais plus où) : Ce type, sous mes yeux qui lancé à petite allure sur son vélo, tente de monter sur le trottoir de travers (au lieu de le faire de face). Le vélo a refusé la manoeuvre et est allé se planté sous les roues d'une voiture en stationnement.<br /> Lui a giclé sur le macadam et a fauché deux vieilles dont une s'est sans doute facturé le col du fémur dans sa chute (d'après les pompiers que j'ai appelé)... Le casque, ma foi, d'aucune utilité... Sauf si la tête du mek s'était planté sur le rebord du trottoir...<br /> En attendant, la pauvre vieille aura bien du mal à marché, à l'avenir, et le salopard s'est tiré à notre barbe, tout occupé à rassurer la vieille, avant que les flics n'arrivent pour le constat, qu'on en a été incapable, tous, de faire un portrait-robot !<br /> Un irresponsable de plus !
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C
OUI au port du casque obligatoire, et pourquoi pas en voiture et pour les piétons aussi !<br /> J'ai des gosses et quand je vois les vélos circuler entre les piétons sur les trottoirs, ça me fat fait frémir : un choc et si vite arrivé qu'il vous transforme toute une vie en une longue agonie !<br /> On n'en serait pas là si tout ce beau monde n'était pas inconscient !
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I
@ Momo : Chez les écolos, on n'est jamais à une contradiction près !<br /> C'est bien typique d'une démarche "dogmatique", qui au nom du dogme viole sans vergogne le bon sens communément admis (sensé être la chose la mieux partager du monde). <br /> Ce qui fait qu'on le retrouve aussi chez quelques caciques, quitte à cacher, travestir les réalités pour qu'elles plient devant le dogme (je pense à De-la-nuée, fier de ses milliers de logements promis aux SDF et autres mal-logés dans la capitale qui n'existe toujours pas, de la réduction de la pollution qui n'est pas de son fait [aucune alerte à la pollution sous sa mandature : grâce aux progrès technique des constructeurs], des dizaines de milliers de place de crèche soi-disant ouverte depuis son arrivée [qui sont le fait des programmations de Tiberi] et de bien d'autres choses : dans la réalité, il n'en est rien !)<br /> Alors précision sur le point 6 de Vincent : Le "dogme" de certains généraux de la grande guerre, c'était la percée à tout prix ! Et le prix a été très cher à payer sans pour autant "percer". On ne doit celle-ci que sur la fin de la guerre et l'épisode de la bataille de la Marne (et ses fameux taxis) : ce sont les allemands qui ont percé ce jour là et Paris était à leur portée, route ouverte sans défense si les taxis n'avaient pas pu être réquisitionnés. Ils étaient épuisés (les allemands) et pensaient avoir fait l'essentiel de l'effort quand ils se sont retrouvés face à des troupes inattendues particulièrement motivées : résultat, ce sont eux qui se sont effondrés !<br /> Idem pour l'épisode du chemin des dames. Mes grands-pères ne m'en ont jamais parlé, ppurtant l'un à vécu plus de 40 ans avec un éclat d'obus inopérable : car les sacrifices inhumains qui ont été consentis pour le fort de Douamont dépassent l'entendement, de part et d'autre... au nom du "dogme de la percée".<br /> Alors, venir nous affirmer, droit dans les yeux que l'accidentologie du vélo permettrait quelques "sacrifices" au nom du sauvetage de la planète, c'est se comporter exactement de la même façon : Et pourtant, nous ne sommes pas en guerre !<br /> Les barbus islamistes ont exactement le même raisonnement...<br /> Bref, pas très responsable que de se voiler la face, travestir les réalités au nom d'un "dogme" supérieur... d'autant qu'il ne représente que 1,53 % de l'opinion des parisien, score réalisé par Dominique Voynet aux dernières présidentielles !<br /> Je trouve tout cela assez fort de sa part, à cet homme là ! Mais ce n'est qu'une libre opinion (qui reconnaît, au passage et implicitement, et son culot et son talent rare) !
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M
Très bien vos commentaires : raisonnables et inétressants.<br /> Pour le reste, de toute façon, l'ami Beaupin en fait bien trop pour être du même bois que vous, par son caractère dictatorial : désigner des coupable d'avance (l'automobile) pour créer des victimes de plus (les vélos) au nom de théorie fumistes, c'est le cas de le dire et une vision archaïque de la vie sociétale, je ne comprendrai jamais !<br /> N'est-ce pas chez vous, à Paris, que les feux de cheminée sont interdits sous prétexte d'être polluant, alors que justement l'éco-durable voudrait qu'on en augmente le volume ?<br /> Voilà bien des contradictions dont les positions radicales ne se remettrons jamais... C'est le propre de toute dictature de la pensée !
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I
Cher Vincent,<br /> Voilà un argumentaire très attayé. Bravo. Ca change de ce qu'on voit habituellement sur d'autres blogs !<br /> On le reprend ensemble. A l'envers (juste pour rire) ?<br /> Point 7 : Le dogme et Beaupin ! Ce n'est pas moi qui ai écrit : "L'obligation du casque est par ailleurs contradictoire (...) pour promouvoir l'usage du vélo" ! Mais lui. Le dogme, c'est donc tout le monde à vélo, pour des tas de raisons, ceratines très justifiées (engorgement des "cités compactes" comme Paris, pollution nocive pour la santé, rejet de gaz à effet de serre, etc.).<br /> Le dogme d'une vie pure et "éco-responsable", qui peut-être contre ? Pas moi, mais à condition que je puisse aller à Pouzauges les bains de pied voir mes clients (qui ont besoin de moi pour régler leur problème parce que je suis un des rares à savoir faire) et revenir le soir donner la becquetée à mes poussins avec le pognon que j'ai ramassé à cette occasion ! Ni le vélo, ni le train ne me permet de le faire. La voiture ou l'avion de tourisme me le permet ! J'ai besoin d'eux pour vivre et rester "le meilleur" et ils ont besoin de moi pour éviter de fermer boutique et foutre 1.500 personnes sur le pavé !<br /> Donc exit le vélo : désolé ! Le dogme est invivable. Perso, je reconnais être un cas particulier, mais nous sommes tous des cas particuliers : je n'ai pas à péter au-dessus de mes fesses en me croyant exceptionnel !<br /> Point 6 : Le terme de "viandard" est employé avec un point d'interrogation. Ni comme d'une affirmation avec un point tout court, ni comme d'une évidence avec un point d'exclamation.<br /> Le terme, dans ces conditions, est employé pour faire réagir. C'est chose faite.<br /> Point 5 : Tout à fait d'accord : le point central est de savoir jusqu'où la liberté individuelle peut aller sans céder à la volonté de l'intérêt général ! J'en suis parfaitement d'accord d'autant mieux que vous lirez en haut à gauche le petit texte de présentation... Il pose exactement la même question avec d'autres mots !<br /> Bref : j'ai commencé avant votre intervention sur ce blog à me poser la question. Mais j'ai aussi des réponses pour avoir été formé par des professeurs de droit, dont un cours de Liberté Publique (un type  extra, dont je ne me souviens plus le nom ce matin). Il y a deux principes qui gouvernent le rapport des hommes entre eux, de toute époque et sur tous les continents :<br /> 1 - Soit : "Tout ce qui n'est pas permis est interdit" (défendu, rendu conditionnel, contrôler, etc.) pour 1.001 raisons de sécurité d'autrui, de soi-même, de cohérence, d'environnement, d'efficacité, tout ce qu'on veut ;<br /> 2 - Soit : "Tout ce qui n'est pas interdit est permis" (également pour les mêmes raisons aussi diverses et justifiables).<br /> C'est assez simple à comprendre (la preuve, même moi j'ai compris ça, c'est dire !) et en remarquant immédiatement que la première proposition est le fait des dictatures et la seconde de celle des démocraties. Bon ça, c'était son cours !<br /> Je note simplement, l'expérience des choses acquises, qu'il y a une troisième voie : l'inflation juridique ! La loi civile fondamentale tient en 2283 articles et toutes les lois qui en découlent depuis transforment l'ensemble en une vaste bibliothèque (celle de Cujas est impressionnante par sa richesse, à l'ombre du Panthéon à Paris) : c'est dire si avec un rythme de 1.700 lois par an, plus autant de décrets, plus deux à trois fois plus de circulaires, plus encore autant d'arrêtés, plus des milliers de décisions de jurisprudence d'interprétation sans compter tous les confits que nous ne connaîtrons jamais parce que ça reste la loi du plus fort contre celle de l'ignorant, le cadre de la liberté individuel est de plus en plus réduit !<br /> Un jour, il faudra que je fasse l'inventaire des "activités professionnelles", juste celles là (mais on en vit) qui sont exemptes de règlementation spécifique : pas plus d'une dizaine et encore, même la mienne qui se veut libre (c'est sa richesse : la liberté des talents), commence à l'être !<br /> C'est bien le danger de nos régimes démocratiques : ils sont rongés de l'intérieur, pour 1.001 raisons tout autant justifiées, il ne faut pas se leurer.<br /> Point 4 : Je n'ai rien à redire ! La "politique spectacle" l'emporte trop souvent sur la politique au sens de "la vie de la cité" qui est sa signification éthymologique communément acceptée depuis des siécles !<br /> On en arrive à faire de la "politique émotion" (un chien est écrasé dans des conditions horribles, on pond une loi pro-chien. Un chien égorge un gamin dans d'horribles circonstances, on pond une loi anti-chien, etc.). C'est assez simple à faire : il suffit de créer un évenement et on tend une solution toute faite qui dormait dans un tirroir en attendant "une fenêtre de tir" et boum, le pouvoir est pris ! <br /> D'ailleurs, il suffit de créer l'évenement pour indigner et la nouvelle règle d'asservissement passe avec les meilleurs intentions : c'est de "l'événementocratie" (mauvais mot, mais je n'en ai pas trouvé de meilleur). Bref, effet liberticide garanti et attitude déplorable qui touche à l'irresponsabilité : ce n'est pas parce que des gens meurent de froid les hivers dans ma belle capitale qu'une loi va arranger les choses. (à cette occasion tu trouveras dans la rubique histoire d'en rire, une fable de Lafontaine revue et corrigée de la cigale et la fourmis qui illustrait déjà le propos : je crois qu'elle a même été reprise par des sites humouristiques). Il suffit donc de créer un évenement bien senti, et c'est un peu plus de règlementation et un peu moins de liberté...<br /> Point 3 : Parfaitement d'accord ! Je le dis d'une autre façon : à des chiffres, on peut faire dire n'importe quoi ! Même pour les études "scientifiques les plus sérieuses".<br /> Là encore c'est du vécu : je navigue dans les bilans (c'est un peu mon métier pour être diplômé exeprt-comptable : mais je ne me suis jamais inscrit par refus de rentrer dans un "ordre" : Et pourquoi pas dans un monastère, tant qu'on y est !). Je suis capable de t'en monter ou de t'en démonter autant que tu veux selon ce que tu veux faire dire aux chiffres de ton activité entrepreneuriale. Toutes les activités, toutes les enteprises sans exception. Y compirs l'Etat u ses démembrements.<br /> Là encore c'est du vécu : Un temps, j'ai eu comme client un type splendide qui faisait dans les études de marché, les sondages, etc. Bref, les grandes masses statistiques avec des outils mathématiques puissants et des enquêtes vachement pointues : Tout ce que ses études démontraient ne voulaient strictement rien dire, sauf et uniquement ce que le client voulait entendre ! Il en a eu ras-le-bol, parce que lui, il était le seul capable de poser LA bonne question qu'on ne retrouve nulle part ! Maintenant, il passe son temps à conseiller les clients qui achètent des "études scientifiques "à des grands sondeurs et autres marchands de vent.<br /> Naturellement, après ce coup là, tu regardes d'un autre oeil tout ce qui porte sur des chiffres. En général, il suffit de retourner la démonstration (c'est ce que je fais en matière juridique, car je suis aussi docteur en droit mais n'ai jamais voulu entrer dans leur ordre - et pourquoi pas un monsatère ? - dans le cadre de mes activités d'ingénierie) et tu vois où retombe en pluie fine le beau raisonnement "scientifiquement démontré".... Jamais là où tu crois !<br /> Point 2 : A mon avis, mais c'est une opinion personnelle, l'effet invulnérabilité que tu décris existe réellement, et dans les deux sens. Un mek perché sur son bahut de 30 tonnes, il n'a manifestement pas la même appréciation des dangers qu'il voit de loin à petite allure, qu'un cycliste ! C'est évident.<br /> Idem pour des voitures toujours plus "sécuritaires". Maintenant, quand tu es conducteur responsable, tu sais que tu es un danger ambulant pour tout obstacle (ou alors tu ne devrais pas avoir le droit de conduire), mais que tout autre mobile en est un pour toi, parce que tu peux devenir son obstacle. Et autant un vélo esquive facilement, autant une voiture ne peut pas en faire autant, d'autant plus que la vitesse s'élève : c'est une loi de la physique incontournable. Plus tu vas vite et plus ta capacité à évitement se réduit (jusqu'à devenir quasi nulle pour une navette spatiale ou pour un pétrolier : pour l'un c'est la vitesse, pour l'autre la masse, mais les deux répondent à l'équation e = 1/2 x M x V²) Idem pour un piéton qui peut s'arrêter instantanément...<br /> C'est un truc qu'on constate au fil des ans : Conduire 7 à 8 heures d'affilée sur autoroute dégagée est nettement moins fatiguant que de se tamponner 3 heures d'embouteillage à l'allure d'un escargot pris d'un frénésique galop ! Personnellement, au bout de 90 minutes, il faut que je m'arrête, que j'aille pisser, que je tape le carton, que je fume un grand coup pour me remettre le neurone en place et reprendre le volant ! C'est une question de concentration nerveuse, dans son intensité. Une des parades, c'est curieusement la boîte automatique : L'embouteillage est alors nettement moins épuisant qu'une boîte mécanique, mais reste rinçant à la longue quand même ! (Ca et la conduite de nuit sans phare - eh oui, tout peut arriver - sur une route de montagne : moi je connaissais la route, pas de problème, mais les autres ne me voyaient pas : dur !)<br /> Point 1 : Bé oui : On est deux dans un accident. Pas toujours, mais le plus souvent quand tout va bien par ailleurs. ET il est très clair que la vitesse y est pour quelque chose (d'abord l'équation de l'énergie potentielle dégagée), mais aussi parce que si tu restes immobile à l'abris de tout, en principe il ne t'arrivera rien ! Logique.<br /> Or, la vitesse, c'est justement ce qui est vécu comme un "progrès". C'est ressenti comme tel. Personnellement, les trajets vers la Corse depuis la Capitale, quand j'étais petit, c'était deux jours de route et deux nuits dont une sur le bateau (qui puait et dansait) : la seule autoroute existante allait jusqu'à Orly... Après c'était la nationale 7 !<br /> Puis l'autoroute est allé jusqu'aux portes de Fontainebleau, puis jusqu'à Avallon : En partant à 2 heures du mat, tu pouvais être sur la grande bleue au soir. Restait le bouchon de Montélimar... Quand celui-ci a été purgé, Marseille est à 7 heures de route. En TGV, je peux même faire l'aller et retour dans la même journée et en plus bosser chez mes clients. En avion, c'est encore plus facile, mais il faut rentrer dans la ville et en ressortir, ce qui ne fait pas gagner tant de temps.<br /> Pour le reste, la Corse notamment, on dit une heure de vol : C'est vrai, mais une fois je pose mes gosses et leur mère à l'aéroport de Calvi. Et je filais prendre le bateau à Bastia. Traversée normale, Pise, le Mont blanc, Lyon, Paris et j'arrive juste derrière le taxi qui déposait mes gamins : l'avion n'a pas pu atterrir à Calvi pour cause d'orage, mais à Ajaccio. 4 heures de car. Attente interminable d'un autre avion (faut que ça tourne), sans bequeter ni boire ou si peu. Dépose à Orly au soir, taxi qui a fait un grand tour pour faire tourner le compteur : voilà l'explication !<br /> Une autre fois, je pose tout le monde au TGV à Marseille et c'est encore moi qui suis arrivé le premier (même que j'étais inquiet et les portables ne passaient pas) alors que normalement nous aurions dû nous croiser à Lyon : panne d'aiguillage !<br /> Ou est le progrès ?<br /> Eh bien la réponse est dans la commodité, puisque l'espace s'est rétrécit. Or, à vélo, il s'élargit, quoique tu fasses : Il convient bien mieux de ne pas imposer des solutions, mais de laisser à chacun son choix. Et désormais, quand on a le choix de passer des vacances en Corse, eh bien une nuit de croisière, plus éventuellement une escale à visiter les gorges de l'Ardèche ou le pont d'avignon, ou encore le pont du Gard, l'abbaye de Cluny, ou l'atmosphère de Taizé, ça fait partie des vacances : on use de son temps pour faire autre chose (en l'occurrence faire découvrir à mes gamins la richesse de leur pays !)<br /> Pour en revenir à notre propos originel, la vitesse est une chose, qu'il faut "adapter" de façon responsable aux circonstances et non pas contrarier par réglementation, car elle génère de la commodité. Idem pour les déplacements à vélo : moins de vitesse, mais plus de commodité (se garer par exemple) et pas réglementer : les "équilibres" se trouvent tout seuls et chacun le sien pour le plus grand confort de tous, sans dogme préconçu, même si l'intérêt général peut aussi avoir son mot à dire (un traumatisme crânien coûte très cher à la sécurité sociale, et c'est nous tous qui la payons (enfin pas moi : je ne paye plus rien depuis des années ! C'est un choix et je ne m'en porte pas plus mal). Mais me sachant seul responsable et incapable de financer mes soins éventuels suite à un accident, il est clair que je fais gaffe (pour moi et pour les autres) ! <br /> Donc, pour un énarque, facture = coût. Recherche d'économie = port du casque pour réduire la facture.<br /> Alors bienvenu au club des gens qui sont conscients de ces enjeux, ils sont assez rares, car la dominante actuelle, tu as raisons, c'est : "ce n'est pas moi mais l'autre" et de toute façon "j'ai des droits, aux autres de payer" !<br /> Reculade démocratique, abandon du "droit à avoir des devoirs" entre les mains de quelques "technocrates" qui décident en nos lieux et places... Pour notre plus grand bonheur, naturellement !<br /> Bonne journée Vincent.
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