On me vole encore une heure !
Ce n’est pas moi qui le dit, mais toutes les montres et horloges du pays !
Qu’on compte bien : Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 H 00 il était de nouveau 2 H 00.
Résultat, le jour a commencé à poindre sur le coup des 7 heures du matin, au lieu des 8 heures sonnantes et trébuchantes !
Et ce çonnard d’astre sélène de se dresser bien haut dans le ciel hier matin, entre les nuages qui le rendaient un peu « carré sur les bords » au lieu d’aller se coucher tranquillement à l’ouest à la même heure !
Ce n’est pas banal, cette affaire là !
Pis que ça, sur le coup de midi, midi trente, normalement, mes sucs gastriques soulignent comme d’une nécessité de leur donner quelques matières à métaboliser.
Hier, ils ont déclenché l’alarme sur le coup des onze heures / onze heures trente : Pas raisonnable de passer à l’apéro dominical si tôt dans la matinée !
Et comme ça toute la journée !
À l’heure de la sieste, normalement coquine et réparatrice, eh bien, je ne sais pas vous, mais personnellement, j’avais le nez qui plongeait dans l’assiette pas encore vidée, alors qu’à pareille époque la vaisselle est normalement déjà faite !
Je ne raconte pas la balade pédestre post méridienne dans les jardins publics, histoire d’aller constater que les marronniers n’ont quasiment plus de feuille aux branches (ou alors orange marronnasse rabougri) et que tout est par terre dans les allées ou déjà entassé par les jardiniers du Sénat ! Non seulement on continue de se faire jeter à l’heure réglementaire (qui tient compte de la hauteur de la méridienne) mais du coup elle a eu lieu drôlement tôt, car elle est forcément pas en rapport avec la semaine dernière au quart d’heure près !
Bref, pas la peine de se déplacer pour se faire expulser aussi vite !
Et alors, le pire, ce fut quand même Christine : Après une longue journée de mécontentements divers, perturbée à prendre l’apéro vespéral en avance (toujours l’histoire des acides gastriques), à devoir prolonger indéfiniment le digestif, alors même que la nuit s’était abattue sur la ville scintillante de mille feux une heure trop tôt, eh bien son « Duel sur le trois » hebdomadaire, je n’ai rien compris !
Je suis allé me coucher rapidement que j’en ai pas compris qui était invité : C’est que je me lève tôt, moi, le matin !
D’ailleurs, ce matin j’étais en retard par rapport à mon rythme habituel : Quoi ? Le métro pas encore ouvert ?
Bref, quand je vous dis qu’on m’a volé une heure de mon temps à poireauter pendant que d’autres faisaient les lézards bien au chaud au lit, je ne plaisante pas !
Le pire c’est que dans 6 mois, on va encore m’en voler une autre ! Tout comme il y a 6 mois.
Décidément, faut être « X-énarque » pour concevoir pareille ânerie à « perturber le bétail »… et le dit bétail à en devenir vraiment du vrai « bétail » pour l’accepter sans rechigner !
Pour ma part, j’enrage contre ce sophisme : « Avancer d’une heure en été nos montres, fait économiser un pétrolier géant » à l’importation, argument post-premier choc traumatique pétrolier de « Giskard-à-la-barre » et tout un peuple derrière, soumis au diktat de l’énarchie régnante, sans discontinuité, depuis cette époque sur tout le pays (et désormais, tout bon européen qui se respecte) !
Si c’était si vrai, pourquoi pas deux pétroliers pour avancer nos pendules toute l’année ?
Mais ça, personne n’a été foutu de l’expliquer, pensez donc !