Un vrai plaisir que d’être parigot !
L’autre fois, piéton fumant mon clope, je me fais agressé par des coups de klaxon intempestifs et répétitifs émanant du trottoir d’en face !
Une brave dame était bloquée par un automobiliste garé n’importe comment devant son pare-choc ! Et les passants qui passaient, de vraiment convenir qu’il exagérait, ce vil malotru !
Je m’approche et constate que la EWP 75 est en fait stationnée carrément sur le trottoir, au niveau d’un passage piéton, coincée par le feu qui protège le carrefour à l’arrière, les « barres-bites » de M’ssieur De-la-Nuée et l’autre véhicule à l’avant.
Elle s’est posée tranquillement sur le prolongement du passage piéton du coin de la rue !
« Mais Madame, vous n’avez pas à vous garer SUR le trottoir ! Et sûrement pas en entravant EN PLUS, le seul passage possible des piétons ! » Que n’avais-je pas dit !
Moi qui n’aime que le bruit des cornes de brume au fond des entrées de ports les jours de grand brouillard intense, je m’en suis pris plein les oreilles !
Comme quoi, à vélo ou en tas de boue monté sur caoutchouc, les gens sont devenus fous !
Car à vélo, c’est du pareil au même. Ils circulent n’importe comment et de façon tellement imprévisible, qu’on compte désormais 3 morts à Paris intra-muros et le premier à Vélib’, jeudi dernier…
Explosion de la « croissance » : Plus 50 % en 10 mois !
Multipliez par 252 (d’après les chiffres de la préfecture de l’année dernière) pour avoir le nombre de blessés et encore par beaucoup plus pour avoir le nombre réel d’accidents sans intervention des forces de l’ordre (qui ont aussi d’autres chats à fouetter que de remplir des PV d’intervention)…
Si vous rajouter un zéro à ce chiffre là, vous avez le nombre d’incivilités dangereuses avec les deux roues pulsés par le triceps !
Vous rapportez le tout au nombre de vélo et vous obtenez un ratio étonnant de 1 sur 5 !
Pas tous les jours quand même : sur un an !
M’enfin, c’est sûrement le moyen le plus sûr de se déplacer à Paris, dixit la clique des Ayatollahs écologistes. Parce que sir on devait rapporter cela au 2 millions d’automobilistes quotidiens parigots, ça ferait 54.000 morts par an rien que pour le département « Seine » !
Au kilomètre parcouru, je ne raconte même pas : La France serait en voie de désertification avancée !
Bref, un énaurme mensonge de plus de la Mairie centrale !
Vous vous souvenez que nous vous avions rapporté le destin tragique d’Émilie ! Nous vous avions prévenu que le problème allait donc s’aggraver avec l’apparition de « cycliste » béotien : ça n’a pas loupé !
Un tout les trimestres, ça roule ma poule !
Le prochain décès, avant Noël, juste pour en rire et exiger… je ne sais pas quoi encore !
Car ce fut l’occasion d’entendre le beau « Denis » (beau-pain, celui-ci, pas le vil-pain d’apparatchik), défenseur des fumeurs de pétard et chargé de la sécurité publique sur la voie du même nom dans l’équipe municipale locale, de nous expliquer sur « France-Info » que c’est la faute aux camions !
Évidement, 15 tonnes qui vous roulent dessus parce que vous avez l’outrecuidance de doubler par la droite à deux roues, juste rien qu’exprès dans les angles morts, c’est de « la faute à l’autre » !
Nécessairement…
Là, c’est une sexagénaire qui s’est attelée à faire comparaître un « gros kul » en correctionnelle : elle avait sûrement une dent contre lui, à en convenir avec notre élu écolo (quand on lit entre les lignes) !
J’ai une pote de fac qui en a fait l’expérience, il y a bien des décennies : elle a mis une demi-heure à mourir sous son semi remorque ! 38 tonnes quand même, la brave chétive sous son casque…
Bref, Denis en profite, pour l’instant, pour nous annoncer un triplement des secteurs limités à 30 km/h (ce qui n’améliorera pas le problème, mais qu’importe) et une négociation avec les constructeurs de camions pour supprimer les « angles morts » !
Si ! Il ne doute de rien…
Mais toujours pas de port du casque, ni même un peu plus de PV pour comportements dangereux. Au contraire, il se verrait bien d’aménager le Code de la route pour l’adapter : pas question de mettre un flic derrière chaque feu rouge grillé par un cycliste ! Faut comprendre : un arrêt obligatoire tous les 100 mètres, avec redémarrage à la force des molets, c’est épuisant. Il n’y a pas de raison de disperser ses efforts en chauffant les patins de frein des vélos !
Les pauvres chéris…
Au contraire, il fait perfidement remarquer que dans les villes sans feu rouge, il y a beaucoup moins d’accident !
Là, je peux en témoigner : à Calvi, civitas semper fidelis entre toutes, ils ont fini par le débrancher, LE feu tricolore !
Pensez, une sous-préfecture, sans tribunal – on n’y redoute donc pas Rachida Mimi – et sans le moindre feu rouge, ce n’était pas raisonnable !
Ils z’en ont donc mis un et là, patatras, une série d’accidents graves et corporels ! Devant la pression populaire, le très aimé et admiré Ange Santini, alors premier magistrat, pas encore Président de l’exécutif Corsu ni décoré de la légion d’honneur des mains de « Sarkoléon 1er » alors ministre de l’époque, il a fait fissa pour le débrancher !
C’est dire si c’est dangereux : Rouge stalinien, Orange du Modem, Vert écolo… Abominable en somme !
Et puis Denis, il ne nous dit rien du décuplement des équipes de Vélib’ pour réparer le parc vandalisé régulièrement.
Pis que ça, il paraîtrait que plus de 1.000 bécanes ont été volées. « Euh, pas les rebeu ni les blacks ! Eux, ils volent les mobylettes ! Sont pas fous ! » m’a fait l’autre par personne interposée…
À qui donc servent les pièces détachées (il suffit d’avoir la bonne clé pour démonter) ?
Qui donc cisaille sauvagement les câbles d’amarrage des machins ?
On s’en tape : c’est le quidam qui loue qui en perd sa caution et se retrouve interdit de « vélo gratos » !
Et un piéton de plus, un !