L’euthanasie
On ne parle plus que de ça sous les ors des palais de la République. Et depuis quelques heures, c’est devenu officiel : 13 h 30 ! Annonce d’une séparation ; 15 h 20, d’un divorce !
La ligne téléphonique a dû chauffer au rouge, pendant que des dizaine de milliers de manifestants défilaient…
Et chacun de se remémorer Monsieur le Ministre de l’intérieur, coupable aux yeux de son épouse d’avoir soi-disant souscrit une assurance-vie sur sa tête au profit d’une inconnue, qui pour la peine s’en va compter fleurette au premier bellâtre venu, à un publicitaire renommé en l’occurrence qui aime à être effeuillé…
Le mot divorce est « lâché sur la blogosphère » la semaine dernière.
Nous-mêmes nous en offusquions vertement ici, là et encore ailleurs ! Même Martinon, « Porte-la-bonne-parole » officiel ne dément pas après avoir résumer sa pensée sur sa Haute Fonction quant aux commentaires qu’il devaient apporter aux ragots !
Bref, une affaire d’État…
Ce n’est pas du tout ça : à chacun ses mœurs, dès lors qu’ils ne troublent pas « l’ordre public » et n’offensent pas la « pudeur ».
En fait, l’histoire remonterait à bien plus tôt que 2005 et n’a absolument rien à voir avec un quelconque contrat d’assurance, ni encore moins quelques aventurettes navrantes.
Rapportée – sous une autre forme – et étayée par un dire émanant d’un proche de l’actuel Président de la Vème République, fin connaisseur de « l’affaire » :
« Toute l’affaire a commencé bien plus tôt et de façon beaucoup plus grave que des infidélités passagères. Elle a un fondement philosophique, que dis-je ! Existentialiste ! » dixit l’homme qui a vu l’homme qui a vu la bête et diffuse ce propos.
« Ce soir là, alors que les enfants étaient couchés, nous étions restés assis à table, C. et moi, et discutions de choses et d’autres.
Tu connais C. ! Jamais à court d’une idée pour de futures réformes modernes. Et nous en sommes venus à causer d’euthanasie. Du choix d’une mort digne, comme on aurait pu parler des frasques de Simone de Beauvoir et de JPS !
Tu sais combien je suis contre tout acharnement thérapeutique, coûteux et inutile ! Même pour moi !
Alors qu’elle est pour le sauvetage de toute vie, jusqu’au-delà du dernier souffle.
Bref, prise de bec habituelle !
Là où ça a dégénéré, c’est qu’à un moment donné, je lâche que je ne souhaite de toute façon pas vivre dans un état végétatif, dépendant d’une machine, alimenté par le liquide d’une bouteille. »
« Si tu me vois dans cet état là, débranche les appareils et arrache la bonbonne qui me relie à la vie ! »
« Eh bien, tu sais quoi ? Elle se lève aussitôt, débranche la télé au fond de la pièce, éteint mon ordinateur et jette dans la corbeille ma bouteille d’eau, moi qui ne bois jamais rien d’autre ! »
« Ah ? » aurait fait l’interlocuteur anonyme. « Et alors ? »
« Elle souhaitait déjà vraiment me voir mort ! »
Donc, ce n’est pas une histoire de kul ! Mais bien un « divorce » métaphysique.
Qu’on se le tienne pour dit.