Revue et corrigée : « Sarkoléon 1er » au lendemain de la passation de pouvoir.
C’est Sarkoléon 1er qui peste parce que tout le monde ne l’aime pas, alors même qu’il est enfin devenu « Calife à la place du Calife » !
Il veut être aimé de tous ses sujets, en France, en Navarre et de partout ailleurs aussi.
Pourtant, même le soleil s’y mit, dès le lendemain de sa première nuit à l’Élysée : il a cru qu’il avait un peu trop abusé de « farine », la veille au soir, quand il entendit clairement et pour la première fois le soleil lui dire : « Bonjour Nicolas ! Tu as bien dormi ? »
Il s’est retourné (façon Louis de Funès) : personne ! Il a cherché du regard une « machine » qui porte des voix, mais rien !
À midi, il retourne sur le balcon du palais de l’Élysée et de nouveau, le soleil s’adresse à lui : « Coucou Nicolas ! Tu as passé une bonne matinée ? »
Après quelques carafes de café bien tassé pour clore le repas, il retourne regarder le soleil, de l’autre côté du palais, par une fenêtre donnant sur la cour d’honneur : Plus rien !
Content de lui, il pouvait retourner travailler à quelques urgences, comme il savait si bien le faire.
N’empêche, il se dit en lui-même qu’il faudra qu’il fasse attention à ce qu’il mange le soir.
Le lendemain au réveil, même scénario : le soleil qui lui dit bonjour et lui demande s’il a bien dormi. Et toujours personne autour de lui !
À midi, pareil que la veille et puis l’après-midi plus rien.
Le surlendemain, malgré une diète forcenée la veille au soir, ce qui le rendit de mauvaise humeur au matin, avec courbatures et phénomènes de spasmophilie dans le bras gauche, le soleil le salua de nouveau. Et ce jusqu’à midi !
À force, il décida de ne plus y faire attention : le soleil lui parlait, après tout, c’était peut-être normal ! Ils étaient si nombreux à vouloir lui parler, n’est-ce pas !
Dieu lui-même, peut-être un jour… allez savoir !
D’ailleurs, c’était peut-être un privilège de la fonction dont Jacques ne lui avait pas soufflé mot : il faudra qu’il lui en parle, un jour, rue de Lille dans ses nouveaux bureaux.
Au fil des mois, il s’inquiéta quand même que le phénomène n’existât que le matin.
N’y tenant plus, il questionne le soleil à ce sujet qui ne répondit pas… le matin.
Ni même à midi.
Il n’y pensa plus pendant longtemps.
Et un soir, alors que la lumière de l’astre du jour est splendide à l’approche du crépuscule automnal, il lui demande quand même : « Mais pourquoi ne me souhaites-tu jamais une bonne nuit ? »
Et le soleil lui répond pour la première fois : « Ce soir, je me couche à l’ouest ! Plus rien à battre ! »