L’éditorial (page 3) du numéro 197 du bulletin « Notre 6ème » signé de Monsieur Lecoq (notre maire local à nous-même et néanmoins Conseiller de Paris) est magnifique !
On peut y lire que « Plusieurs personnes ont été victime d’accidents corporels graves dont certains ont été mortels. Le dernier est intervenu le samedi 29 juillet (… 2006 !) » à proximité du carrefour Vavin (Ouf : Le rythme baisse, c’est une bonne nouvelle ! Les riverains comptent un accident grave toutes les semaines).
Il s’agissait d’un jeune touriste italien, venu de si loin pour finir broyé sur le boulevard Montparnasse…
Il est vrai que le parcours de la ligne de bus n° 91 a quelque chose d’extraordinaire, presque surréaliste : L’ingénieur diplômé « Pont » de la DDE qui l’a inventé a du talent, à n’en pas douter…
Il démarre au pied de la Gare Montparnasse (la « Porte Océane »). Pour enfiler le boulevard du même nom depuis la Place du 18 juin 1940 (qui doit son nom au fait que la garnison allemande y a signé sa reddition sans condition en Août 1944 en présence des Généraux Leclerc et Chaban-Delmas et du Colonel Rol-Tanguy), là dans un double couloir aménagé au milieu de la chaussée (ce qui reste bien pratique pour l’attraper au vol ou en descendre : Ca vous laisse deux occasions de vous faire tailler un short).
Il descend le boulevard Port-Royal, à droite de la chaussée, toujours avec un double couloir aménagé, dont un passe même entre les arbres devant la « Maison de Solène » des pièces jaunes de Bernie, obligeant les élèves du Collège Sévigné et du lycée Lavoisier à traverser ledit boulevard, à l’aller et au retour, quand ils l’empruntent (doublant ainsi les chances de se faire refaire une coupe de cheveux à l’œil).
Nouveau « mic-mac » au carrefour des Gobelins pour rester à droite, alors que la partie remontante part de droite, pour passer à gauche et enfin revenir à droite (passons !).
Descente du boulevard Saint-Marcel, à droite, pour rejoindre le boulevard de l’Hôpital, traverser la Seine sur un pont à contre sens et voie unique. Détour par le quai de la Râpée, puis arrivée sur le boulevard Diderot et la gare de Lyon, pour finir, après un petit crochet au pied de la Bastille (et le port de plaisance de Paris).
Bon, au début, les accidents évités de justesse, les grandes frayeurs et autres billevesées étaient surtout le fait du carrefour Montparnasse/Place du 18 juin… Les inattentifs, maladroits et candidats au suicide ayant tous disparu (cruelle loi de la « sélection naturelle » des espèces qui interdit ainsi aux « inattentifs » de se reproduire outrageusement) depuis, la RATP fait donc « son quota » sur les touristes peu habitués : Logique !
Le boulevard est devenu un véritable « barrage naturel » quasiment infranchissable. Enfin, le 14ème et le 6ème sont séparés d’une frontière qu’il est difficile de traverser, même avec des papiers en règle !
Ce qui semble énerver notre Maire local… On se demande pourquoi.
En fait, pas forcément, puisque plus loin, on apprend en effet, et dans le même éditorial, qu’il est « effaré de l’attitude de M. BAUPIN, adjoint au Maire de Paris qui, l’année dernière, alors qu’il était en charge des problèmes de circulation donc de sécurité, est allé soutenir une manifestation de consommateurs de cannabis ! »
Pas de la canne à bis (repetita), non ! De stupéfiant hallucinogène ! Direct !
Franchement, Monsieur le Maire, qui soutient y participe et pour savoir les ravages que génèrent ces substances sur les neurones et le bon sens de mes « potes » qui en faisaient usage dans le temps où j’étais encore jeune (à vous dégoûter définitivement d’y toucher d’autant que depuis ils en sont tous morts, en prison ou soigné chez les fous), on comprend mieux le pourquoi du comment !
Normal qu’ils hallucinent totalement quant aux déplacements urbains, ces élus là !
Tout s’explique !…
Reste à faire condamner ces élus responsables là pour usage de substances illicites, un peu comme ces drogués du vélo qui tournent et tournent encore autour du pays tous les ans, les rendant inéligibles avant qu’ils n’aient l’idée de protéger les « voies sécurisées » à bus et tramway de la Capitale par des hauts murs ceinturés de barbelés avec plein de miradors tout autour (des fois qu’on nous les vole) !
À moins que ces murs là puissent être tagués pour qu’ils aillent s’y défouler promptement à l’occasion de leur cure de désintoxication futures aux frais de la Séku…
Je ne sais.