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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Esclavagisme, colonialisme, racisme : Point de vue « de papiste hérétique » !

 
Y’a des fins de semaine, parfois, qui sont dures… Le 3 novembre 2006, un vendredi me souvins-je, il a fallu se tamponner un trio « BJW[1] » venu tout droit d’outre-atlantique. Avec leur dame, en plus (z’ont mauvais goût, en matière de femme, ces trois là). Pour faire bon poids, j’y suis allé avec « Momo » (mon Capitaine, Ô mon Capitaine à moi !), celui qui commente de temps en temps ici même. C’était indispensable dans la mesure où lui peut causer de MBA de Harvard à MBA de Harvard, in « Engliche » dans le texte, alors que je ne suis qu’un épicurien déblogueur de franco-français franchouillard et qu’il fallait bien causer aussi du redressement putatif de la « filiale » de leur fondation caritative, sise dans le bocage environnant et la capitale de mon pays à moi, raison officielle de leur déplacement jusqu’à nous.
 
Ce coup là, ils devaient avoir tous le décalage horaire entre les yeux : Les discussions étaient animées ! Un vrai bonheur ! Pas leurs épouses !
La lune devait être trop pleine pour leurs humeurs à elles et très vite j’ai ainsi appris qu’elles estimaient que nos révoltes banlieusardes étaient de même nature que celles de Los Angeles d’il y a quelques années. Que c’était bien de notre faute, nous de la vieille Europe racornie, qui n’avions pas su faire face aux minorités visibles du grand « melting-pot » dont ils sont si fiers… (et qui a pourtant exploser à L.A. en plus de se fissurer à longueur de temps avec la grève des hispanique qui a suivi, notamment : Elles n’étaient pas à une contradiction avancée près à ce niveau d’alcoolémie là !)
Ca a viré « racisme, colonialisme et esclavagisme » assez rapidement.
Je n’ai absolument rien contre le « devoir de mémoire », bien au contraire (pour être plutôt un anti-sectaire assumé : Je suis simplement allergique de naissance à la konnerie humaine).
C’est plutôt sain que de faire un peu d’histoire. Mais à condition de ne pas tronquer les faits.
Or, j’ai été enquiquiné un bon moment à me laisser bassiner avec « leur histoire » à elles.
Une de nos co-attablées nocturnes, l’alcool aidant, se dévoile au fil de la soirée être une raciste anti-noire assez primaire et viscérale, se retenant difficilement de ne pas affirmer qu’un « nigger », c’est tout juste assimilable à un primate (et pourtant : Je suis sûr qu’elle traite mieux son chien que son personnel de « couleur »). Et tant pis pour sa copine d’en face, l’épouse du « Black » qui elle, se prend pour une « hispanique » authentique à force de fond teint blanchissant sur le visage… N’importe quoi ! (Elle en avait oublié de se refaire le nez et de s’étaler aussi la même crème sur les mains). Jusque là, c’est plutôt comique voire désopilant.
Sa copine, toute jaune avec des yeux bridés et portant un nom de jeune fille absolument imprononçable à en coucher dehors avec un ticket d’hébergement en rajoute, pendant que leurs époux vident les bouteilles avec force commentaires de ravissements non feints.
La troisième, une espèce de gnome boudinique palotte et affreuse en rajoute à satiété : Une honte ambulante. Heureusement que je ne frappe pas les femmes (sauf avec pudeur, douceur et pétales de rose) ! C’aurait été un « mek », elle se prenait mon poing dans la tronche, direct, tellement elle puait le racisme abject !
Et de continuer de taper à qui mieux mieux et en français pour être sûr que je comprenne, sur les européens, dont « Moi-même » en qualité de français, accusés de tous les maux en matière d’esclavagisme : Forcément, à force de ne pas vouloir confondre « devoir de mémoire » et racisme, dans quelle galère m’engageai-je !
 
Car elles ont oublié au passage que dans leur beau pays, New-York et toutes les belles villes de l’Est, bien baptistes et bien pensantes, ont été bâties avec force sueur, douleur et sang de leurs esclaves d’alors !
Que la conquête de leur Far West n’aurait pas été possible sans les déportations de milliers de coolies chinois et autres descendants d’Inca locaux décimés à par wagons entiers ! Ça porte un nom : Génocide des Sioux, Comanches, Apaches, Iroquois…
Elles ont oublié un peu vite qu’il a fallu un « pédégé catho » dans un univers de presbytériens pour faire entrer enfin les noirs dans la vie politique et le droit (pas encore partout dans les faits, puisqu’ils en sont à appliquer, à la fois une discrimination positive et des « quotas à l’importation » de main d’œuvre étrangère) dans leur beau pays idyllique !
Que le dit « JFK » en est d’ailleurs mort, dans une ville bien de leur Sud à eux, tout autant que le pasteur Luther King (pour la couleur de sa peau) !
Et que le « KKK », c’est toujours des encagoulés plus bêtes que nature ! (Bien pire que les adeptes Corsi du canal habituel, historique, mouvement du 22 octobre et combattants réunis tous ensemble).
On peut aussi noter que ce n’est pas l’apanage des ricains, puisqu’il a fallu un Desmon Tutu, archi évêque, épaulé par l’historique charismatique local, Mandela, emblème de tout un peuple, pour défaire l’apartheid d’essence afrikaner, autres descendants de bataves bouffeurs de « curés cathos » !
 
On peut aussi faire mention des bonnes âmes de Boston qui ont également financé à fonds perdus la création du Libéria pour réexpédier des noirs (baptistes ou presbytériens, je ne sais plus) sur le continent africain qui n’ont rien fait de mieux que recréer les schémas esclavagistes et racistes sur leurs locaux autochtones à eux, durant des années avant de se perdre dans une guerre civile qui dure et dure encore jusque sous nos yeux !
Qu’au Darfour comme ailleurs sur le continent africain, Hutus et Tutsis se fendent la tronche à grands coups de coupe-coupe après avoir appris les bons principes anglicans de leurs ex-maîtres coloniaux (à ne décidément pas confondre avec les « papistes » !).
Qu’au Darfour les « musulmans », réputés être « arabes » n’hésitent pas à terroriser et massacrer des populations animistes ou anglicanes avec la bonne conscience du devoir accompli.
Alors « l’humanisme à deux balles et trois roupies de sansonnet », moi je veux bien, mais qu’on ne me bassine pas trop sur le sujet : Je peux tenir des heures !
 
Jouer avec la compassion des autres (encore et toujours « l’événementocratie en marche »), sur des sentiments chrétiens sans ni les maîtriser ni en comprendre le sens (aimer vous les uns les autres comme Moi-même ; toutes les créatures de Dieu sont appelées en Son Royaume) pour nous balancer du « bon noir, missié » face au « blanc (et autres) pas bon, missié », c’est un peu simpliste. Et ça fait fumer mon neurone…
 
Pendant que « Momo » faisait de la « stratégie » avec leurs mâles et autres inséminateurs naturels, j’ai ainsi eu l’occasion de leur faire un petit cours d’histoire (sans aucune note, attention !) et de rappeler que l’esclavagisme était un usage tribal typiquement africain depuis bien avant l’arrivée de « l’homme blanc », portant sur pas moins de 13 millions de personnes, en Afrique ! (Ce sont des historiens qui le disent).
Bien avant même que des mahométans n’en expédièrent 14 millions tout autour de l’océan indien pendant 400 ans !
Bien pire que les affreusetés du même genre de nos z’antiques grecs, latins et jusqu’à germaniques de l’époque de Charlemagne…
Que ce n’est que bien plus tard que les portugais, anglais et bataves ont commencé à faire de l’ignoble commerce triangulaire, pendant trois longs siècles sur 11 millions de personnes ! (Une paille, tiens donc ! Même si la quantité n’y fait rien à la nature du geste et l’horreur du procédé).
Nos huguenots nationaux sont responsables de 8 à 11 % de ce trafic immonde, depuis Bordeaux, Nantes, La Rochelle ou Le Havre, mais ni de Bastia ni d’Ajaccio bien trop papiste pour ça (et il n’y avait pas d’autres « espèces de croyants » dans l’île de beauté à cette époque là) !
Car, nous, « Catho z’et papistes Corsi » revendiqués (excluant les « Portos » pendant longtemps et quelques Ibères, mais ce ne sont pas vraiment des « Corsi » chrétiens et affirmés), savons depuis la bouffonnerie hispanique relative à la nature humaine des « indiens », donc convertissables à souhait, que nous sommes tous des Hommes, debout, créatures de Dieu et appelés, comme tout le monde, en Son royaume !
Il faut être Orthodoxe, hérétique Cathare ou Huguenot, voire Israélite (mais eux, z’ont l’excuse d’être « LE » peuple élu, même s’ils ont loupé le Messie quand il passait par là) pour l’oublier et imposer, trop souvent la logique barbare et tragique, les camps de la mort au Cambodge, des Goulags en Russie éternelle, des camps d’extermination en pays nazi et autres billevesées en Chine ou jusqu’en Serbie avec de la « sous-race » locale qu’est même pas de leur gêne ou le nouveau « mur de la honte » le long de la « ligne verte » !
On en voit encore et toujours les traces à Guantanamo et dans les sondages de ce peuple « d’hérétiques » qui soutient, très partiellement depuis quelques temps, ce président réélu triomphalement venu du Sud bien texan…
 
Enfin, si le Roy très catholique Louis XIV a réussi à imposer le « Code noir » qu’elles me reprochaient un peu vite (et il était bien tout seul à l’avoir fait à ce moment là de par le monde entier : Il n’avait pas voix au chapitre à Liverpool), c’était pour codifier les « punitions » infligées au « bétail » par les Becquets et autres négriers, tout autant que pour « christianiser Catho » ledit bétail, tout en évitant de rallumer une nouvelle guerre de religion au pays !
Comme « les autres » n’en avaient rien à faire et que le texte n’était pas assez coercitif, le Roy, s’il le voulait, il pouvait même « christianiser » les vaches et les cochons…
Il a fallu la France révolutionnaire et des lumières pour abolir, pour la première fois au monde et depuis la plus haute antiquité, l’esclavage d’un trait de plume ! Plume qui n’a pas résistée aux charmes incandescents de la belle Joséphine (saloupiotte, va !), il faut en convenir. Ce jour là, le « cousin qui a réussi », il aurait mieux fait de se casser la patte !
C’est à la seconde République, pas encore sortie des fonds baptismaux, qu’en même pas deux mois, l’abolition fut acquise définitivement (avril 1848), avant même tout autre pays au monde y compris le bon peuple des amériques.
Il faut dire aussi que chez les ricains, il a fallu une guerre de sécession bien saignante et que nous entrions de plein pied dans l’ère industrielle qui a jeté la main d’œuvre excédentaire derrière les machines : Esclavage des prolétaires ! Naissance de la « lutte des classes façon Karlos » (Marx, pas Groucho)…
C’est aussi à la IIIème République, plus de deux décennies plus tard (comme quoi, les gens mélangent vraiment tout et n’importe quoi) que l’on doit ce « colonialisme décrié », affreux nous dit-on, source de tous les maux des pays du Sud et d’ailleurs, qui permit à la fois de faire avancer la question de l’esclave jusqu’aux confins de l’Asie reculée et de « culturer » les élites locales pour en faire, bien plus tard, des chefs indépendantistes. (Même s’il reste encore du « travail à fournir », notamment quant au sort de leurs femmes et de leurs gamins : ils n’ont pas encore tout bien assimilé).
La question a en même été débattu à la SDN, entre deux guerres mondiales. Car, de la péninsule arabique à l’Empire du milieu, les choses n’avaient pas encore été bien comprises (sans doute pour être des territoires colonisés par des « hérétiques » anglicans)…
Jusqu’à aboutir à la chartre de San Francisco (tiens ! Encore la Californie !) qui abolit enfin définitivement et universellement l’esclavage et à la création de l’Unesco qui poursuit, ici ou là, la chasse aux pratiques honteuses qui nient la nature humaine, c’est-à-dire, divine de l’Homme !
Et nos Cours d’Assises, de condamner de temps à autres « nos minoritaires apparents », pour nous rappeler que ça se passe aussi jusque dans les caves et les cours de récréations de notre beau pays quand on relâche la garde…
Loin, très loin des émeutes de Los Angeles, des problèmes de nos banlieues où la jeunesse s’enferme toute seule dans ses ghettos « BBB » affirmant ne pouvoir en sortir à force d’écouter les prophètes du communautarisme, encadrés par le CRS de la pensée unique, au lieu de se prendre par la main et d’avancer…
Si l’Homme est trop souvent un animal, rappelons qu’il passe aussi son temps à essayer de se convaincre de l’oublier…
 
Alors, un peu d’humilité et surtout qu’on ne vienne pas me « donner la leçon » avec des amalgames (esclavagiste et colonialiste, vu par des enfants de « coloniaux racistes ») dont je ne me sens absolument pas responsable : Les faits, remis en perspective, parlent d’eux-mêmes, tout seuls, expliquent sans pour autant préjuger, naturellement, de toute l’horreur du commerce de la chaire et de la Liberté de l’Homme ! Et des problèmes d’intégration, ici ou là (et jusqu’en « Corsica bella thcitchi » au Sud de Bastia, il y a quelques années. Mais heureusement plus depuis et jamais avant !)
Bref : Je n’étais pas de bonne humeur ce soir là.
« Ah que » mon « Momo personnel », il m’a fait la leçon en sortant regagner nos pénates pendant que le reste de la troupe partait en virée dans Ma capitale des lumières by night !
Décidément abominable, cette espèce là de « bien pensants » !
Dire que j’ai été obligé de bosser pour eux, juste pour sauver une poignée d’emplois franco-français…
Je n’étais vraiment pas chaud, ce week-end, là.

Mais la mission est terminée… Et ils en redemandent !



[1] « BJW » pour « Black-Jew-White »
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