Parade « homosexuelle » ?
Pendant que Michel Rocard passait ses épreuves d’admission au « Club des comateux ressuscités » à Calcutta, club qui compte quelques célébrités au moins dans la « section française », d’autres paradaient sur les grands boulevards parigots.
La vie des gens ne m’intéresse en général pas, surtout quand il s’agit de son côté à caractère privé.
Quite à passer pour un vieux çon, qu’on soit homosexuel, hétérosexuel ou bisexuel m’indiffère totalement, pour peu qu’on ne s’occupe pas de ma vie affective et sexuelle, personnelle, à moi-même, à ma place.
De là à « parader », tel un César sur son char d’airain, tirés par 4 fougueux purs-sangs, auréolé d’une couronne de laurier après une campagne de victoires amassées pour la plus grande gloire de Rome, la ville éternelle et reconnaissante, j’avoue humblement que ça ne me viendra pas à l’esprit un seul instant et avant longtemps. Allez savoir pourquoi ?
Je conçois très bien, par contre, que tout le monde n’ait pas les mêmes goûts que moi, voire détourne les symboles les mieux établis : ceux-là en ont vu d’autres.
Notamment en ce qui concerne la provocation de mauvais goût, le « déjantement » grotesque, le délire sonore, l’exhibitionnisme hideux, l’habillement clownesque, l’agression publique à une pudeur minimum bien malmenée, d’hommes et de femmes, « d’hermaphrodites » supposés pour certains, travestis ou transsexuels génétiquement modifiés avérés, qui ont ce seul mérite… de parader !
C'est qu'ils existent (et respirent le même air que moi).
Voir s’agiter des organes génitaux virils, mal dissimulés pour la circonstance, pendouillant alors qu’ils ne sont même pas « en forme » prêt à l’usage, certains grimés, agités en tout sens à la cadence d’une rythmique disco (200 bpm minimum), exposés sur la plateforme d’un semi-remorque crachant une fumée nauséeuse à la vue des badauds qui « badent », sous prétexte « de la beauté du geste » ou « du charme des corps dénudés » (ou de je ne sais pas encore quoi) a quelque chose d’irrésistiblement sidérant et aussitôt déplaisant !
Suis-je un voyeur refoulé, me demande-je aussitôt réalisant l’énormité burlesque de la scène ?
Pas vraiment, car outre le prétexte de ne pas être tout seul dans ce cas, il y avait en tête du cortège quelques sommités politiques, dont Monsieur notre Maire parigot, défilant en rangs clairsemés pour le droit à l’adoption de parents homosexuels au nom du principe de non-discrimination inscrits dans notre constitution !
Si !
Bien escortés par des drapeaux de la LCR…
Eux, de toute façon, ils sont contre tout, donc, rien de bien normal (regrettant le temps lointain où le militant prolétaire était un « moine aux mille vertus »…).
Revendication assez étonnante en soi, d’une part parce que l’adoption suppose « parenté » que la décision d’un juge va justement créer, au motif de l’intérêt supérieur de l’enfant qui guide ce juge, supposant une famille stable et équilibrée qui représente la norme la plus prospère (jusque là et depuis des millénaires).
Confier un gamin à éduquer à des citoyens qui ont perdu le mode d’emploi pour les faire eux-mêmes (il suffit alors de reconnaître le nouveau-né à sa naissance), donc l’enfant d’autrui, à quelque chose d’assez cynique.
Le « géniter » est une chose pas forcément simple, mais l’éduquer à en faire un citoyen honorable, c’est quand même une autre affaire !
Il faudra bien un jour qu’on le leur explique, à ces personnes revendicatives : en attendant, il faut leur pardonner leur ignorance, puisque par définition, ils n’en ont pas l’expérience !
J’eusse entendu que c’était aussi une affaire de gros sous, puisqu’un héritage entre personnes sans lien de parenté coûte plus cher que l’inverse : Justement, Sarko le bien-aimé, va réduire drastiquement ces droits là (et les autres) !
Soyons logiques : Ils devraient plutôt en être satisfaits…
Et la LCR devrait encourager le « petit père du peuple français » à poursuivre son effort, dans cette voie là.
Bref, on nage en plein contresens…
La « pride » est même l’occasion de dizaine de milliers de « visuels » pour les quelques marques de grandes consommations (ou autre) qui « mécènent » ce genre de manifestations décalées, pas franchement le fait de citoyens « clean » à tous les étages de leur tête à eux et quelques slogans bien sentis pour le « droit à la différence ».
Passons : je n’avais qu’à passer mon chemin.
Ce que j’ai rapidement fait d’ailleurs, regrettant l’usage qu’il est ainsi fait de la voie publique, des forces de l’ordre qui « encadrent et sécurisent » le cortège bigarré et bruyant et de mes impôts locaux…
Après tout, « ces gens là » peuvent y trouver plaisir : c’est une façon pour eux de récupérer leur impôt, et j’en faisais bien de même en me faisant inviter à tous les buffets possibles et imaginables de la République (les petits avantages en nature, n’est-ce pas), quand j'étais djeune !
Et puis, il vaut mieux les voir là plutôt que dans leurs ghettos habituels à remâcher et ressasser leur « communautarisme » personnel à eux.
C’est plutôt un signe de bonne santé démocratique, car il est probable qu’on ne puisse voir ça ni dans les rues de Boston la Quaker, ni dans celles de Téhéran, la Chiite…
Quant aux villes Taliban… Même quand il fait chaud, le voile jusqu’aux est de mise obligatoire.
C’est quand même toujours mieux que de dépenser l’argent des autres dans le subventionnement réellement discriminatoire (donc totalement anti-constitutionnel) du festival du film lesbien… où les hommes sont strictement interdits d’entrée !
Merci, Monsieur le Maire !
Et puis j’en rigole encore, imaginant Denis Baupin pestant contre la pollution des camions chauffant l’air environnant avec leur moteur mal réglé à tourner au ralenti, ajoutant gaz à effet de serre aux suies des hydrocarbures aromatiques et autres nécessairement imbrûlés qu’ils fabriquent dans leur grosse cylindrée…
Sans compter l’armada de voiture-balais qui nettoient la chaussée de tous les détritus qui la parsèment (et qui seront recyclés) derrière les véhicules de sécurité qui ferment tout cortège dans cette ville là…
Je rigole également de constater que le haut de la rue de Rennes est piétonne, cette après-midi là, depuis le boulevard Raspail :
1 – Pas plus ni moins de monde que d’habitude un samedi après-midi, mais,
2 – Des caissières qui s’ennuient à la FNAC (ce doit être leur seul samedi de l’année comme ça),
3 – Pas tout à fait un désert dans les magasins en pleine période de « solde », mais nettement moins que mercredi, date du début des soldes (où c’était la véritable cohue),
4 – Un accroissement vertigineux des embouteillages dans le sud de Paris, rajoutant à l’humeur du trafic de la première vague de départ en vacances…
Décidément, on vit sur la tête : un vrai ravissement, par enivrement, pour le bon sens !
Ça rassure de confirmer ainsi, même par l’absurde, la règle d’or du commerce moderne énoncé il y a déjà quelques décennies : « No Parking, no business » !
Pas toujours facile d’avoir raison…
La preuve : quand le cortège est parti, rendant l’espace public à son usage normatif, les affaires ont pu reprendre !