Pitoyable optimiste.
Monsieur le Président nous a fait un show télévisuel extraordinaire, hier soir !
Détendu (et à jeun, lui qui l’est toujours, a-t-il précisé), il a eu au moins une phrase choc : « Je ne suis pas une calculette »…
« Ou alors vous n’avez qu’à me remplacer à ce bureau là » !
Ça, c’est un mot qui me va droit au cœur. Car je sais que ce n’est pas une calculette qui décide, mais une tête.
Tout se passe dans la tête. Autant celle de ceux qui décident, que dans celle de ceux qui vont porter (dans leur quotidien) les conséquences de la décision.
Nous le voyons bien tous les jours : il y a des projets (d’entreprise ou autre) qui « marchent sur le papier » (calculette en main) mais qui se planteront lamentablement au moment de leur « passage aux actes ».
Et puis il y en a qui sont réputés impossibles (toujours calculette en main), mais qui voient le jour et prospèrent sur le terrain.
C’est un fait incontournable.
Il n’empêche, la « dictature du chiffre » est ce qu’elle est : La différence tient dans la façon de « taper les bonnes opérations » sur la calculette…
SURTOUT PAS DE S’EN PASSER !
Là, notre Président est pitoyable de candeur, de naïveté !
Il refait la même erreur que Mitterrand, en 1981, persuadé que « le chiffre » peut être soumis à l’esprit, l’économie à la politique.
La réalité est que « le chiffre », le vrai – pas le manipulé – n’est qu’un outil au service de l’Intelligence.
Nier cette réalité, c’est nier l’Intelligence.