L’histoire qui circule sur le net…
On se souvient que, autant ses partisans (Toubon, Raffarin, Villepin, etc.) que lui-même, fin 2006, Jacques Chirac croyait encore que sa candidature aux présidentielles du mois de mai suivant était possible et pouvait être couronnée de succès face à l’insipide Ségolène qui était déjà manifestement lâchée par les caciques de son propre parti : Ce devait être une « promenade » plus qu’une vraie bataille électorale, comme il les aime.
Il l’avait promis, il se prononcera d’ailleurs au cours du trimestre suivant, pas avant.
Il avait même pu organiser le report de la date ultime du choix officiel par les militants du « champion » de l’UMP de quelques semaines.
C’est dans toutes les mémoires.
On raconte maintenant qu’il avait encore la « pêche » et la « niaque » indispensable, sûr de son fait, mais était exaspéré par le vieillissement présumé qu’il pressentait et croyait déceler dans le regard de ses proches.
De son épouse, notamment.
– « Quand je vois Bernadette s’étaler pendant des heures entières des crèmes de perlimpinpin sur le visage pour effacer ses rides comme autant de signes de son vieillissement, je me dis que je dois être pareil : une catastrophe biologique ambulante !
– « Mais non ! Mais non ! Pas du tout ! C’est une triste habitude purement féminine. Paola est tout pareillement exaspérante. Savez-vous ce que je fais ? » lui répond Philippe Massoni, son conseiller « sécurité ».
Jacques Chirac s’enquiert promptement de la réponse que lui sert son conseiller émérite :
– « Je lui pose une question à voix douce à quelques mètres de distance. Si elle ne répond pas, j’avance vers elle et je reformule ma question. Si elle ne répond toujours pas, je refais un pas vers elle et je recommence. Quand elle finit par répondre, je la remercie et je termine par une réflexion laissant entendre qu’elle vieillit, mais pas moi ! Croyez-moi, Monsieur le Président : on se sent mieux ! »
Quelques jours avant Noël, Le Président demande à son épouse ce qui est prévu au menu du dîner du réveillon.
Comme Bernadette reste immobile et silencieuse, assise dans son fauteuil le nez dans son magazine, au lieu d’élever le ton comme d’habitude, le Président réitère sa question après avoir avancé de quelques mètres vers elle.
Toujours sans réponse, il recommence trois fois de suite.
– « De la dinde aux marrons, mon ami ! Cela fait quatre fois de suite que vous me posez la même question ! »