Revue de presse.
I – Le plus inattendu vient de l’INED (Institut National d’Études Démographiques). François Héran et Gilles Pison, à partir des données du recensement montrent que « l’apport des étrangères au taux de fécondité national est modeste (+ 0,1 enfant) malgré une fécondité en hausse chez les nouveaux entrants ».
C’était la réponse des « sachants » à Jean-Marie Le Pen qui commentait le taux de fécondité par femme mesuré à la hausse dans le pays : « Loin d’inciter à crier victoire (…) ce résultat montre l’exigence cruciale d’une politique résolue contre la déferlante migratoire et pour une nationalité française », sous-entendant que la hausse de la fécondité serait à mettre au compte des femmes étrangères.
Et les « sachants » d’aller plus loin en constatant qu’en 2006, sur environ 800.000 naissances, 12,5 % seraient le fait d’une mère étrangère, environ 100.000 bébés nés français en vertu du « droit du sol » !
Tout en notant que les femmes (totalement) étrangères (migrantes non naturalisées) en âge d’avoir des enfants ne sont que 7 % du total !
Et de conclure que leur taux de fécondité est de 3,3 %. Alors que celui des seules « françaises » n’est que de 1,8 %…
Taux presque deux fois supérieur, en définitive.
II – 50 ans dimanche. C’est l’Europe des six, née après celle de l’acier et du charbon, sur les cendres encore chaudes d’une Europe de la défense refusée telle quelle par la IVème République des partis.
Qui aurait changé la France agricole et semi-dirigée…
Taux de chômage en 1957 : 1 % d’après l’INSEE (au sens du BIT).
Croissance de la production industrielle : 90 (base 100 en 59), 146 en 1966… Soit une moyenne de 5,05 % l’an.
31,5 % de moins de 20 ans, 11,5 % de plus de 65 ans.
50 ans plus tard : taux de chômage 8,5 % (au sens du BIT) ; progression moyenne de la production industrielle : 0,1 % de 2001 à 2006 ; 25 % de moins de 20 ans, 21,1 % de plus de 60 ans.
Oui, le monde, notre « monde » a changé.
III – Les « Gracques » (hauts fonctionnaires de gauche) rêveraient de pacser François et Ségolène, d’après « Le Point » de cette semaine !
Ils ne sont pas les seuls : c’est l’idée à la mode ! Plutôt que de vivre une troisième cohabitation (dénoncée à l’étranger comme un jeu de chaise musicale stérile) qui reste un « mariage forcé », certains rêvent d’un François à l’Élysée et les éléphants à Matignon, ou encore Ségolène à l’Élysée et François à Matignon, composant avec des éléphants…
Un progrès pour notre pays, ou une source d’immobilisme redevenu institutionnel pour 5 longues années ?
Ou encore le mariage forcé de la carpe et du lapin ?
Dans tous les cas, sauf à bénéficier d’un effet d’aubaine, certes encore indécis, que d’avoir remporté la première élection, il ne fait plus aucun doute que ce sera la seconde qui sera déterminante, les législatives.
Dont curieusement, on entend peu parler…
Et personne d’imaginer, dans l’intelligentsia parisienne, que Nicolas pourrait encore gagner et la première et la seconde (car l’UMP est un « club à gagner » des élections : il est organisé pour ça), voire ouvrir la voie à une 3ème cohabitation si le « TSS » (Tout Sauf Sarko) pouvait faire frémir les campagnes !
IV – Lues hier soir les bonnes blagues de Jean Yann.
Citation : « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. »
Je t’adore, Jean, avec ta mine de clown triste à la vitupération sourde de cynique absolu et assumé.