Le vélo à… Paris !
En soi, ce n’est pas une surprise…
Environ 1,9 million de personnes passaient par Paris, tous les jours. Ce qui générait un trafic de 500.000 véhicules jour, en plus des bus et camions.
Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que Monsieur notre Maire aime à martyriser ce demi million de personnes assidues aux charmes et obligations de venir visiter « la capitale » que nous lui avons confiée un soir de délire (pour faire barrage à Séguin) : il adore les vélos !
Et faire « pédaler » ses concitoyens. Normal dirons les mauvaises langues…
Cliquez, il suffit de lire.
Et puis, il sait, puisqu'il se déplace en voiture de fonction (avec chauffeur).
Ce que j’ignorai moi-même, c’est que les dépenses de voirie, d’après le « Cri du Contribuable » du 15 mars 2007 (page 9), note une augmentation de 323 %, passant de 106 M€ en 2002 à 343 en 2006… !
Pour qui, peut-on se demander ?
Car on compte quand même 9.106 accidents, pour 64 décès sur la voirie de la capitale, chiffres en progression (Et la Mairie de dire « STOP » à longueur d’affiches sur les bus et mobiliers urbains du très chiraquien JC Decaux).
On compte 25 piétons/an décédés en 2006 (pour 1,9 millions par jour, soit 0,0036 (mal)chance pour cent mille déplacements), 10 utilisateurs de 4 roues (pour 0,5 millions par jour, soit 0,0055 (mal)chance pour cent mille déplacements), 27 utilisateurs de 2 roues motorisées (mais nous ne pouvons pas faire le même calcul faute d’en connaître le nombre toujours croissant) et 2 cyclistes !
Il se trouve que des équipes subventionnées ont compté les cyclistes à Paris : 25.794 en 2002 à 35.067 en 2003, (c’est précis) soit une augmentation de 36 % l’an.
Depuis cette dernière date, plus rien.
En admettant qu’ils soient désormais 40.000, hors les bois de Boulogne et Vincennes (ce qui est loin d’être certains : on les verrait… Passons ! Il faut rester optimiste, dans la vie), le même calcul donne 0,0137 (mal)chance pour cent mille déplacements : deux fois et demi fois plus « mortel » qu’un automobiliste, (3,8 fois plus qu’un piéton) !
On comprend mieux pourquoi on n’en voit pas tant que ça ! Et ce n’est pas que de la mauvaise foi : C’est réellement dangereux, même avec un casque et des genouillères !
Autrement dit, mes impôts locaux, une paille quand même (pour 237 M€ à 5.000 € le m² intra-muros, on peut construire 2.600 studios de 18 m², dix fois plus que de SDF le long des canaux), financent une politique accidentogéne et mortelle, puisque pour l’essentiel, il s’agit ni plus ni moins que d’éventrer les chaussées pour y caller des « couloirs à bus ».
Or, ils sont aussi « à taxi » (même si on n’en voit plus beaucoup comme le démontre les temps de parcours et vitesse moyenne de l’étude payée par nos impôts) et aussi « à vélos » !
De l’art de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres avec des bons sentiments à gogo !
Un jour, il faudra quand même qu’on arrête le massacre ! Parce qu’interdire la voiture, comme nous l’avions déjà dit, pour mettre tout le monde en bus ou à vélo (comme il est prévu pour la rue de Rennes : cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-5851474.html), ce n’est plus 40.000 mais 540.000 couillons qui vont se tamponner les taxis, camions de livraison et autobus multipliés pour l’occasion, façon Pékin de la « révolution culturelle » ! Même eux ont fini par y renoncer, dans leur sagesse multimillénaire…
Pas encore les « barbus imberbes » de la Mairie.