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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Auto démonstration...

Démocratie participative in vivo !
 
La rue de Rennes, à Paris, s’étend sur moins de 2 kilomètres, de la Place du 18 juin 1944, au pied de l’esplanade de Montparnasse – là où le Général Leclerc, le Général Chaban-Delmas et le Colonel Rol Tanguy reçurent la reddition sans condition des troupes allemandes le 25 août 1944 – jusqu’aux abords de l’Église Saint-Germain des Près, Chef-d’œuvre parisien de l’art Roman, le long du boulevard du même nom.
 
Il paraît que c’est l’une des rues les plus commerçantes de la Capitale. Elle l’est sûrement du 6ème arrondissement. Et pour cause :
D’un côté, une gare TGV, « porte océane » (on ne plaisante pas avec les symboles à la SNCF), son centre commercial et ses immenses parkings, sa tour qui a fini par se fondre dans l’horizon parigot en concurrence de la Tour Eiffel.
De l’autre le quartier Saint-Germain, haut en couleur et ses vénérables Instituts (la fac de Médecine, l’ENA, l’école d’architecture, la Sorbonne pas loin, l’Académie française sur les bords de Seine, avec vue sur le Palais du Louvre. L’île de la cité en point de mire et des lieux de perdition sublimes en pagaille).
Entourée d’un côté par quartier de ministère qui débute par le Palais Bourbon et de l’autre par les Jardins du Luxembourg qui abrite le Sénat et se prolonge par la rue Soufflot, du nom de l’architecte du Panthéon (des « Grands hommes, la Patrie reconnaissante ») et descend vers le quartier Saint Michel.
Axe non pas sacré, mais idéal, comme un cas d’école (de commerce) !
Toutes les enseignes du luxe y ont boutique, en commençant par Cartier, Vuitton, Lancel, Kenzo, Mont-blanc, Burberry’s et tant d’autres et, plus haut, d’autres qui ont vocation à le devenir : H&M, Zara, etc.
 
C’est aussi la rue de l’ancien siège social de la célèbre enseigne « Félix Potin » (« On y est bien on y revient »). L’hebdomadaire « Le Point » y eut ses bureaux.
C’est également là qu’on y trouve le magasin « historique » de la FNAC, quand il s’agissait encore de la « Fédération Nationale des Acheteurs Cadres » ! Qui a la particularité de disposer d’un immense parking souterrain, juste en face dans un immeuble sans façade, mal balisé, peu connu, dont la sortie tirebouchonnée se situe rue Notre Dame des Champs, donnant sur le boulevard Raspail, direction les portes du sud.
« No parking, no business », n’est-ce pas !
 
C’est aussi là qu’y fut posé une bombe, pour un attentat meurtrier dans les heures sombres de la fin des années 80, quand ce n’était pas encore les intégristes du GIA qui martyrisaient Paris, mais des « barbus » pas encore Talibans, venus du Liban occupé, qui justifièrent de quelques missiles de représailles tirés par nos Étendards nationaux dans la plaine de la Beeka, loin très loin au-delà du bout de la Méditerranée, catapultés par le Porte-avions Foch.
C’était une époque où la France avait encore quelques moyens…
 
Une rue paisible. Pas un dimanche matin sans que l’on puisse traverser la chaussée d’un pas nonchalant et en diagonale sans être inquiété par un véhicule à moteur.
On y roule en bus (il y a plusieurs lignes et même le première lignes de métro Nord/sud sous la chaussée) en vélo, en roller, en skate-board, en voiture de façon fluide tout au long de la semaine : les embouteillages y sont rares en semaine, même à l’heure de sortie des bureaux.
Á l’exception d’un seul carrefour : au croisement de la rue Vaugirard, Saint Placide, Notre Dame des champs. Mais ce n’est pas bien long car les feux qui régulent une circulation dense y sont bien conçus (à l’exception de celui de sortie de la rue Saint Placide, qui ne laisse passer que 5 voitures par 45’’, et encore, en forçant à l’orange !)
 
Ah oui : Le samedi, soldes ou non, c’est une ruche ! Magnifique…
Ça déambule sévère, côté soleil ou côté ombre… sur les trottoirs !
Le piéton n’hésite pas, malgré des espaces pourtant larges et fluides, à marcher sur la chaussée, histoire de donner des frissons aux traminots de la RATP qui restent prudents !
La rançon du succès en somme.
Ça ne dure que quelques heures de l’après-midi… mais c’est superbe de densité humaine !
 
C’est sans doute pour toutes ces raisons que la municipalité, pour ne connaître de cette artère que ces riches heures là de la semaine, projette depuis son arrivée « aux commandes » de réaménager cette rue.
Monsieur Delanoë, adepte du « débat participatif » avant la lettre à institué un « Comité de concertation » (et non pas de Salut public) rassemblant les associations, les conseils de quartier et les acteurs économiques « représentatifs », à ses dires.
Parallèlement, il a engagé des études (et le denier public) autour de 4 projets dont personne n’a encore vu les esquisses.
C’est effectivement important : si la « démocratie locale » doit plier aux diktats de l’écologie bobo parigote qui aimerait bien bénéficier des avantages commerciaux de l’artère les jours de foule, mais sans la foule, il ne s’agirait pas de l’étouffer avec des travaux infinis de défoncement de la chaussée !
Il ne s’agirait pas non plus de créer une artère exclusivement piétonne sur presque 2 kilomètres, barrant les axes traversiers comme la rue d’Assas, le boulevard Raspail, la rue de Vaugirard…
Avec toutes les conséquences néfastes sur l’ensemble de ce quartier central/sud de Paris !
 
Déjà, les aménagements des « 2 bouts », les boulevards Montparnasse et Saint Germain, avec moult couloirs à bus et vélo ont créé beaucoup plus d’embarras, de nuisances et de pollution que de bénéfices pour les riverains et les usagers, ne sont pas de bonne augure.
La coupe pourrait déborder rapidement, tuant définitivement la « poules aux œufs d’or » !
Il s’agirait de l’éviter.
Il a alors eu la « brillante et démocratique » idée de subventionner quelques associations qui faisaient circuler, exclusivement le samedi après-midi et pendant de longs mois, ses militants pour « pétitionner » afin de justifier d’un massif mouvement « démocratique et populaire » démontrant la nécessité et le bien fondé de sa volonté de rendre la chaussée aux piétons et aux transports en commun tout le long de l’année !
Grand bien lui fasse. C'est juste une conception particulière de la démocratie, qui a fait long feu, car ils ont eu beaucoup de mal à recueillir un nombre significatif de signatures.
Ils ne se prétendent pas à l’écoute des difficultés de ses électeurs pour rien, ces gars là…
 
Verdict : Première réunion du « Comité » (après des années), le 23 janvier 2007, sur convocation de dernière minute.
Un seul « conseiller de quartier » sur pas moins de 18 concernés et engagés dans la démarche…
Les seules « associations » retenues comme seules « représentatives » sont celles créées de toutes pièces par Monsieur D. Baupin.
Les autres peuvent fermer leur clapet non subventionné !
Les « acteurs économiques » n’avaient même pas connaissance de cette réunion, réduites de facto au silence.
Les « associations de riverains », les vrais, de ceux qui habitent, vivent et travaillent là, y ont leurs gosses, les écoles de leurs mômes, leurs vieillards et leur Centre de soins, qui y mangent et y dorment : muselées !
Même Monsieur le Maire du 6ème se décide, furieux du reniement des « solennels engagements pris », de suspendre sa participation.
 
Ce ne sont pas des « bruits de botte » mais carrément une « chape de plomb » qui s’abat sur (les désirs de) l’Avenir !
CQFD : C’est fantastique la « démocratie participative », le « débat participatif » !

Du vent qui ne trompe décidément que les alouettes, attirées par le miroir de leur propre image…

Est-ce donc cela l'Avenir du pays ?

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I
Cher Monsieur Heurtault... N'est-ce pas notre quotidien de toute part ? Heureusement que les hommes de bonne volonté arrivent encore à se reconnaître mutuellement... Le jour où ils se donneront tous la mais, comme dans la chanson, je ne vous raconte pas. <br /> Bien à vous !
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J
De telles dérives lorsqu'elles sont aussi foireuses doivent être dénoncées avec la vigueur que vous y mettez. Je suis toujours révulsé par les manipulations de toute nature ...
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I
Et être à portée de pédalo de mes montagnes ? <br /> Mais tu rêves ! Je ne tiendrai jamais !<br /> pas comme toi qui refuse de venir manger sur la plage sous les pins et partager un verre du vignoble d'à côté !
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M
Viens à Marseille ! On t'expliquera le Prado, le vieux port, les Joliettes, les quartiers nord et les hâvres de savoir-vivre méridionaux !
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