Même mort, Jean-Jé fait parler de lui !
On se souvient que la parrain putatif du « gang de la brise de mer », en Corse, avait loupé un virage sur une route qu’il ne connaissait pas pour l’emprunter tous les jours… ou presque.
On se souvient que le passé tumultueux et criminel de ce personnage a fait la Une des journaux (et pas seulement des « locaux ») à plusieurs reprises.
Ajaccio est une ville, certes impériale (dans un passé qui s’étiole), livrée à une guerre des gangs qui ressemble à s’y méprendre à une « passation » de génération (quoiqu’en dise la presse hebdomadaire) : la suivante est encore plus abjecte, plus violente, plus déjantée que la précédente !
Jean-Jé Colonna (rien à voir avec le tireur présumé du même nom qui exécuta le Préfet de région Érignac) gênait, semble-t-on en déduire. Des témoins ont vu son véhicule descendre à vive allure dans un ravin en contrepoint d’un pylône ou d’un parapet (maintenant d’une pile de pont).
D’autres, au même instant l’ont vu sortir de son véhicule en feu. D’autres non, tellement la chaleur dégagée empêchait toute tentative de venir en aide à l’occupant du véhicule, etc.
Il faut dire que les pompiers une fois arrivés n’ont pas eu à éteindre quoique ce soit : et ils s’y entendent à protéger le maquis environnant tous les étés !
Bref, une histoire qui ne tenait déjà pas la route…
Depuis, « ça dérape » sévère !
Deux rapports remis la semaine dernière par deux experts, l'un en mécanique, l'autre en chimie « mettent en évidence la présence d'éléments susceptibles de constituer un engin explosif ou incendiaire » dans la carcasse du véhicule. Il s'agirait, selon des enquêteurs, d'un tube percé au deux bouts, présentant des résidus de nitrate à l'intérieur, et de fuel à l'extérieur (ça pourrait être un SAM 7 ou un bazooka… ou un feu de Bengale, genre fusée de détresse maritime ?).
Une contre-expertise est en cours pour préciser la nature de l’engin (il faut bien ça…).
« La thèse criminelle ne peut donc plus être totalement écartée, car il y a la présence suspecte d'un engin qui pourrait -- je le dis bien au conditionnel -- être un engin incendiaire ou explosif », annonce le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel. Il affirme aussi qu’un examen médical révèle « une absence totale de lésion et un muscle cardiaque en parfaite santé (…) L'autopsie confirme qu'il n'a pas eu de crise cardiaque au volant, ni même de rupture d'anévrisme », a-t-il confirmé.
D’autant que la voiture explosive n'était pas celle de « Jean-Jé ». « Il l'avait empruntée à un ami au dernier moment, de manière inopinée », ajoute-t-on ! Encore un ami qui lui voulait du bien…
D’ici que ce soit encore une voiture poubelle trouvée sur une plage désertée que « Jean-Jé » ramenait aux objets trouvés dans un « élan citoyen » et écologiste alors qu’il ignorait qu’elle était déjà équipée d’un engin explosif, il s’agira bien encore d’une victime innocente de son sens du civisme (genre, feu Tiberi sur les plages de Solenzara cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-5305682.html). Vous verrez…
Le plus drôle a quand même été le traitement médiatique de ces « éléments incontournables de l’actualité insulaire » : il n’aura échappé à personne que « Le Monde » (mais pourquoi lis-je encore ce genre de « chose » au juste ?) en date de mardi dernier rapportait ces informations en page 9, « France & international » (c’est où au juste la Corse ? En France ou à l’international ?).
Rien sur « Sarkosy »…
Fatalité ou hasard ?