Curieuses, ces histoires de sondage !
Non seulement jamais aucun statisticien n’a jamais été foutu de faire une étude de marché correcte et encore moins prédictive (c’est « mécaniquement » impossible : plus on affine et plus on sort du « domaine » de la statistique), – sauf un, à ma connaissance, mais il est en retraite depuis quelques années et s’enquiquine ferme entre son vélo et ses chiens – mais on continue de nous en servir à toutes les pages !
Et ce n’est pas fini : elles vont aller en nombre grandissant, ces études statistiques par voie de sondage, jusqu’à déferler en marées compactes sur nos têtes dans les semaines à venir !
Peut-être même au-delà de l'écoeurement...
Je note, pour avoir eu le droit de feuilleter un hebdomadaire récurrent, qu’il est six « peuples de France » :
1° - Le « peuple de gauche » : un gros tiers qui se subdivise en dizaines de formations qui vont de la « sociale démocratie » à la gauche ultra « anti-capitalistique ».
Ces derniers se cantonnent à un petit tiers de cet ensemble là ;
2° - La « droite républicaine » : à peu près autant que le premier ensemble, à « chouilla » près qui peut varier selon les années ;
3° - Entre les deux, une sorte de ventre mou de la « démocratie sociale de droite », qui fait un gros dixième des électeurs ou chacun y retrouve ce qu’il veut, un peu comme dans une auberge espagnole, faute d’un menu complet et diététiquement cohérent, sans compter les mille rivalités dogmatiques internes ;
4° - Une « droite nationaliste » qui fait presque un électeur sur 7, en au moins trois tendances confondues et réunifiées, qui va du « noniste » classique et vitupérant au « négationiste » virulent et patenté…
5° - Des « écologistes » de tout bord qui culminent au mieux à 10 %, actuellement, à peine la moitié soit un vingtième de la population, eux-mêmes subdivisés outrageusement jusqu’à se faire du mal à eux-mêmes (et à « la cause » dont on ne sait plus ce qu’elle est) ;
6° - Et un électeur sur 6 qui ne sait même pas pourquoi ils sont citoyens électeurs pour ne pas se décider à voter au point qu’on ne les compte jamais !
Parfois, ils sont bien plus…
La « magie » de nos institutions reste, dans ces conditions, d’arriver à construire, malgré tout, une « majorité »… Admirable !…
À quand le bipartisme en France ? 44 candidats déclarés (moins Nicolas), partis à la pêche aux signatures pour les 6 prochaines semaines… Combien au tréfonds de ce délai ? Sublime… vraiment !
Ce n’est ni le « centre » ni les reports de voix des « extrêmes » qui feront une fois de plus les résultats des prochaines élections : ce seront les abstentionnistes ! Comme d’habitude, ceux qui votent tellement « contre tout » qu’ils ne se déplacent même plus !
Reste ensuite les « vraies élections », prévues pour le mois de juin : les législatives et les campagnes de terrain des candidats ! Les affiches ne sont pas encore imprimées, faute de « mot d’ordre ».