Brèves (III)
A – Pendant que certains, parmi les « experts » les plus chevronnés que compte la planète « conférencent » sur son réchauffement (pour nous dire que le pire est devant nous), d’autres confèrent sur l’état du pays : c’était mardi à Rambouillet. Pour conclure que tout va pour le mieux, même si ce mieux peut encore être meilleur…
Ça fait immanquablement penser à ce philosophe, entendu jadis, disserter (en « conférence ») sur le sort du « petit chaperon rouge » : en France il est mangé par le vilain loup. Les chasseurs tuent le loup. Ils ouvrent le ventre du loup. Et le « petit chaperon rouge » resurgit, intact et à peine ému par le traumatisme d’une mastication préalable et d’une prédigestion avancée de l’heure de la sieste.
En Allemagne, c’est tout juste si le loup est tué. Quant au « petit chaperon rouge », personne ne le revoit plus.
Il en concluait magistralement que « la candeur et la naïveté était source de rédemption » de ce côté ci du Rhin. Destruction irrémédiable de l’autre côté !
Le choc des cultures…
Et on s’étonnera que les uns deviennent victimes et les autres bourreaux…
Passons : Votre tension pourrait grimper au-delà du raisonnable, Vous mettant à la portée d’une rupture anévrisme fatal ou dévastateur !
Il soutient désormais, lui, le « philosophe de gauche », NS, candidat officiel de l’UMP, « pour être le seul candidat à s’être engagé dans le sillage de cette France du cœur » qui soutint, jadis, les boat people vietnamiens, Solidarnosc, les dissidents russes ou Tchétchènes. Si !
On ne sait pas vraiment où il avait vu ça, mais en tout cas, lui, il sait !
Massoud, le Liban martyr, la Palestine en proie à la guerre civile arbitrée par son voisin tumultueux, le Moyen-orient à feu et à sang, oubliés.
Oubliés le Tsunami, les « Pièces jaunes » et les enfants de Don Quichotte…
B – Au même endroit (convergence des lieux), quelques années plus tard, Jack, l’ex-ministre de la beauté et de l’intelligence, soutenait les ventes de son bouquin, dans sa sublime suffisance en tenant également conférence sur le thème : « Homosexuels : quels droits ? »
Ni plus ni moins que les mêmes que les autres citoyens, pomme !
Ce n’est pas parce qu’on est homosexuel qu’on est un « Übermensch », ou « autant pire », un sous-homme (ou femme)…
D’ailleurs, ce député UMP encore en exercice pour quelques semaines, s’est fait traîné en justice pour avoir tenu des propos homophobes…
Condamné à deux reprises, il se pourvoit en Cassation cette semaine, au nom de la liberté d’expression, qui dit vouloir aller jusqu’en Cour Européenne des Droits de l’Homme au nom de la Démocratie, car « si un représentant élu du peuple, ne peut plus donner son opinion, c’est la démocratie qui n’a plus de raison d’être » et il ne s’imagine pas un seul instant être exclu de son propre parti (par NS)!
Faut qu’il aille voir du côté de chez Frêche, au PS, pour ce qui est de l’insulte aux Harkis ! La Démocratie est une grande, une très grande tolérante. Elle n’accepte tout simplement aucune exclusion, d’aucune sorte, de qui que ce soit, quelles que soient les circonstances et quel que soit les moyens.
Ce sont des « personnages » politiques comme ça, qui grossissent les troupes des « opinieux » extrémistes, de ceux pour qui la démocratie est « le pire des régimes avant tout autre » et qu’il convient de « museler » avant que de devenir démagogie (ce dont ils ne se privent pas) ou de détruire par la dictature du prolétaire !
Bref, il n’y a que les avocats qui ont le droit de dire n’importe quoi, y compris les pires atrocités et horreurs, à l’occasion de leur plaidoirie, dans l’enceinte d’une chambre de jugement et pour la défense de leurs clients !
C – Le métier de « député » devient d’ailleurs infernal : qui se souvient encore de Jean Lassalle ? Ce député béarnais don quichottesque et UDF convaincu, qui a fait une grève de la faim jusque dans les salons du Palais Bourbon (le bien nommé pour abriter l’Assemblée Nationale Républicaine) ?…
Ca vous revient !
C’était juste histoire de conserver une usine chimique dans une étroite vallée de sa circonscription. Dangereuse et impossible à étendre, son propriétaire légitime souhaitait déménager ses installations vers le pôle chimique qui entoure Lacq.
Lui, pas du tout : 150 familles n’allaient plus pouvoir voter pour lui si elles suivaient leur employeur et outils de travail et la commune allait perdre des moyens en taxe professionnelle…
Ça eut ému : l’État, autrement dit Vous et moi, allions devoir encore mettre la main à la poche pour investir dans une usine flambante neuve posée pas très loin ; la commune allait devoir céder pour l’euro symbolique un des vastes terrains disponibles et non encore inondables ; les clients (en l’occurrence la pétrochimie française et enfin de compte toujours Vous et moi) de repayer les surcoûts de l’installation ; la Région (quelques-uns d’entre-Vous, mais plus moi) d’assurer le bouclage de l’opération avec route aménagée, extension d’un « plan Seveso » à financer, etc. etc.
Patatras ! L’ignoble (moi je suis infréquentable, mais pas encore ignoble : ça va venir !) Alain Rousset, PDG de la Région Aquitaine, qui émarge au PS, renonce : les caisses sont vides et il y aurait des priorités autres que celles de conserver 150 foyers d’électeur à ce député de la future opposition politique !
Les Japonais, du coup, renoncent à ne pas fermer l’usine : ils iront se faire voir ailleurs ! Chez des « accueillants », de préférence…
Et que voilà le bel Alain faire un tour au pays du soleil levant pour vanter les mérites de sa région… Si !
Ils s’en tapent, les nippons : leur problème à eux, ce n’est pas de ne plus fumer dans les lieux publics (c’est interdit depuis longtemps), c’est de courser les jeteurs de mégots sur les trottoirs de leurs rues ! (Monsieur Delanoë, le maire « parigot », devrait d’ailleurs en prendre de la graine et étendre l’interdiction à ceux qui crachent ou jettent leur chewing-gum à terre : il a déjà à sa disposition la « brigade canine municipale » qui flaire les étrons et pourrait être reconverti après la vague d’abandon des chiens parisiens l’été prochain sur les routes du sud !)
Et Jeannot d’aller courser Alain jusque dans le même hôtel tokyoïte, le « marquant à la culotte »…
Et jusque dans les couloirs du repaire socialiste (à l’exportation), conférences de presse pour communiqués !
Les affreux : se payer des billets d’avion sur le dos des contribuables aussi loin pour s’entartiner et exporter Dom Camillo version XXIème siècle ! Quelle pub !
Quand donc les « politiques » se rendront-ils compte que ce n’est pas eux qui gouvernent le monde, mais l’économie ?
Tout ce qu’on leur demande, c’est « d’accompagner » les évolutions du monde, de légiférer pour ce faire, et au mieux : ils ne peuvent rien d’autre… Sinon se donner en spectacle (et en pâture leur impuissance désormais avérée) jusqu’au bout du monde !
Car, qu’on compte un peu : les centaines de millions d’euros arrachés sur le dos des autres pour sauver 150 emplois non viables à terme court, c’est voler les gens pour jeter leur argent par les fenêtres !
L’Ancien régime avait ses fêtes somptuaires (et l’affaire du collier) : l’actuel a des « luxes » tout autant devenus hors de prix et dispendieux !
D – À propos des SDF « don quichottesques » qui campent ici et là et de l’argent des autres qui servent à construire des logements vides pour alimenter les listes d’attente de locataires putatifs avec enfants à charge, plus on parvient, tant bien que mal, à loger tel ou tel SDF, plus il en arrive !
Même pas le temps de virer la toile de tente, d’y installer quelques barrières « compactement entravées » entre elles, que déjà, à côté ou ailleurs, il s’en plante une nouvelle !
Les élus du 10ème risquent de mécontenter tous les riverains complaisants et compatissants du canal Saint-Martin d’ici à 2008 : un véritable tonneau des Danaïdes ! Ingérable.
Toute la misère de la région finira par défiler sur les bords du canal… Devenu attraction touristique à en faire pâlir d’envie les grandes artères embouteillées de la capitale !
Fini la douceur de vivre du légendaire « Hôtel du Nord » (« Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une tête d’atmosphère ? »)… Les décors du « Clan des Siciliens », Gabin Delon… Quelques extérieurs de « Navarro », le beauf’ (l’entrée de « son » commissariat est en fait la porte de l’hôpital Saint-Louis donnant sur le canal par l’avenue Richerand…)
Dommage que la Pravda ne soit plus : le PCF, installé place du Colonel Fabien, pas très loin, ni du Conseil des Prud’hommes de la capitale, ni de la « Bourse du Travail », près de la Place de la République, aurait pu fournir quelques photos du spectacle bigarré, comme du temps où l’on montrait aux lecteurs moscovites les files interminables devant les boulangeries des « régimes capitalistiques » (prises devant chez Poilâne) avec une légende intéressante : « Crise du logement en France ! Les autorités subventionnent des villages de tentes sur les trottoirs publics ! »
Affaire à suivre… encore quelques mois…