Complaintes littéraires
Je vais sans doute passer pour un « vieux kon » dépassé par mon propre millénaire, mais quand même !
Je reste assez étonné que le jury du Prix Goncourt, censé couronner, sinon la meilleure, en tout cas une œuvre littéraire « incontournable » du moment, puisse avoir des choix aussi délirants que son dernier.
Par le passé, c’était déjà limite, mais alors là, c’est carrément un tournant qui vire au dérapage incontrôlable !
Car, je fais, hélas, parti de ces francophones qui lisent peu, faute de temps à y consacrer, tout occupé à suivre, comme je peux, l’actualité de mon monde du travail : droit, actualité économique, scientifique, technologique (et politique), tout domaine où je tente de participer, à ma très faible mesure j’en conviens, à l’enrichissement général de mon pays.
C’est long, c’est toujours incomplet, ce n’est jamais suffisant, mais qu’y puis-je ?
Une journée n’a-t-elle pas décidément que 24 heures ?
Il m’arrive donc de me tourner vers des références « incontournables » pour prendre plaisir à découvrir un roman, une nouvelle, un essai… tant que mes yeux ne s’épuisent pas et que mon esprit y trouve engouement !
L’épaisseur des « pavés à lire » ne m’effraie pas, ni les petits caractères (ni l’absence d’image). Je me suis donc attelé à la lecture du dernier prix décerné, faisant confiance au talent et à la grande sagesse des membres du jury. Pour y lire quoi ?
Les délires scatologiques et sodomites d’un SS tortionnaire et génocidaire perdu dans son époque et autres affreusetés du même acabit !
Quel enrichissement de la fabuleuse beauté de la nature humaine !
Sans compter celle de la littérature francophone !
J’admire ce choix, manifestement dicté par un puissant désir inconscient de dégoût, ou par la fascination de fantasmes absurdes sortis de l’inconscient (du « ça » aurait dit un psychanalyste freudien) des membres du jury !
Les miens ne sont déjà pas faciles à assumer ou à refouler, alors ceux des membres du jury Goncourt, je ne vous raconte même pas…
Et puis vivre dans la peau d’un « tortionnaire méthodique » de la solution finale, un de ces « officiers » d’une armée qui fit jadis trembler les plus puissants de ce Monde et de son Histoire durant des millénaires, devenus « la » honte de l’espèce humaine, sans même le savoir, franchement, comme « plaisir de lire », on aurait pu trouver autre chose !
Il y a tant de jolies choses ou de lignes qui émeuvent, qui révoltent, qui fédèrent…
Je regrette profondément cet achat « incontournable ». Pense même que ce sera définitivement le dernier : il y a bien d’autres pages de « toute beauté » qu’il me reste à découvrir et dont j’ignore encore jusqu’à l’existence. D’ailleurs, ma vie sera-t-elle assez longue ? Car « je n’aurai sans pas le temps, pas le temps »…
De quoi jouir des belles lettres pour le reste de ma vie !
Merci pour la leçon : incontournable.