Brèves (II)
I – Pour habiter dans un quartier à haute densité de « bobos rive-gauche », je reste voisin d’un ex-premier ministre – le dernier « socialiste » qui eut occupé cette fonction à ce jour – qu’il m’arrive de croiser, lui sur son vélo dominical, moi la clope au bec, le matin.
Pour une fois que je ne rentrai pas trop tard d’un dur labeur quotidien, l’autre fois, je l’aperçois de loin sortant de son auguste VelSatis de fonction garée sur le trottoir, entouré de ses chauffeur et « G-man » personnels.
Vais-je sacrifier au rituel des « bons vœux Monsieur le Premier ministre », main tendue à son adresse, quitte à la désinfecter rapidement et énergiquement une fois rentré chez moi ?
Après tout, si elle s’infecte durablement, je pourrai éventuellement filer à Saint-Cloud refiler LA même maladie « à celui qui s’y voit déjà », ou à Nicolas qui n’en reviendra pas de satisfaction que de me voir enfin « rentrer dans le rang »…
« Un si petit sacrifice humain pour un grand bon en avant pour le pays », aurait dit Armstrong revenu de l’astre Sélène, en pareilles circonstances…
Plus j’avance et plus je mate le trio qui sent flotter comme une « menace diffuse à l’approche », jusqu’à ce mes yeux tombent sur la plaque d’immatriculation du véhicule : réflexe de piéton qui en a marre de devoir circuler sur la chaussée à force de « tas de ferraille » stationnés sur le trottoir (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-5025483.html), alors même que je venais de faire trois fois le tour de pâté de maisons pour garer le mien… D’habitude, ce sont des neuf-trois, parfois des neuf-quatre, rarement des neuf-deux ou des sept-huit, exceptionnellement des neuf-cinq (ils si sont peu nombreux pour conduire si mal qu’ils en disparaissent véritablement des routes de notre beau pays) ou des sept-sept (trop éloignés).
XXX QHJ 75 ! J’en éclate de rire, sonnant et trébuchant : Qualité Hautement Jospinienne !
Merveilleux, Monsieur le Préfet !
Merci.
II – Extraits : « D’abord l’amour de la France. De ce qu’elle est, de ce qu’elle doit demeurer.
Je crois à la vertu de fidélité, y compris chez les peuples.
Je crois en une France fidèle à elle-même.
Fidèle à son histoire, à sa culture, à sa langue, à ses valeurs.
Fidèle au « modèle » économique et social qu’elle a construit au fil des décennies, c’est-à-dire à l’équilibre entre l’esprit d’entreprise et l’économie de marché, sources de toute richesse d’un côté, et, de l’autre côté, l’élan de fraternité et de solidarité, l’exigence de protection collective sans lesquels la volonté de vivre ensemble qui définit le sentiment national s’étiole. La recherche de cet équilibre est un combat de tous les jours. Mais elle fait la beauté de notre aventure commune.
Fidélité de la France encore à sa vocation européenne et internationale : faire entendre une voix libre, qui parle de paix, de coopération, de développement, de justice, de gouvernance mondiale plutôt que de confrontation ou de coercition.
France fidèle. France moderne. Qui pourrait nier que notre pays a besoin, dans certains domaines, de profonds changements pour s’adapter au monde nouveau ? Il a su le faire, et magnifiquement, tout au long de son histoire et notamment depuis un demi-siècle. »
Merci, Monsieur Juppé !
On est certes assez loin des préoccupations de l’époque.
Puisqu’il n’est question que de « Désirs d’avenir » et « d’ordre juste » d’un côté et, de l’autre « juste d’ordre » et de « civisme », de la « France qui se bat » ou de celle qui « souffre »…
Décidément, dans cette campagne, présidentielle et législative 2007 réunie, certains n’arrivent pas à la cheville d’autres : Un coup pour rien !
III – À quoi peut bien servir l’Académie française si elle est supplantée à la vitesse de la lumière par les anciens élèves de l’ENA ?
Après le « abracadabrantesque » (qui reste malgré tout du « bon français » : même le correcteur de Word de chez Bill Desportes ne tremble pas !), on glose désormais sur la « bravitude » chinoise (qui fait vriller de « rouge alarmiste » ledit logiciel, lui) !
Merveilleux pays qui invente des mots depuis tous les horizons !
Dire que l’on reproche aux « sachants » académiciens de fossiliser notre belle langue vivante !
Merci d'en avoir fait une démonstration du contraire…
À propos, que sont donc devenus les « Droits de l’Homme » ? Merci pour ce « verbiage de plumitif »… Ça promet !