La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
On a voté la semaine passée et durant le long week-end de la « nuit blanche » parigote…
Et les scores fleuves sont de 90 % de « no » à la question consubstantielle relative à la privatisation de la poste !
Personne n’est pour, naturellement, et même pas « Est-ce-trop-z’y », ministre de je ne sais plus quoi sorti tout droit de Nice, qui est bien entendu tout-à-fait contre, nous a-t-il rassuré dans la foulée.
Ce qui est curieux, c’est qu’il y ait quand même 200.000 gusses qui se sont déplacés pour affirmer qu'ils sont pour.
Passons : peut-être des bigleux, allez savoir !
Car bien entendu, la réforme du statut de la Poste n’emporte pas sa privatisation, ou la privatisation du « service public » de la collecte, de l’acheminement et de la distribution du courrier. Faudrait être cinglé pour le prétendre, puisqu’il s’agit seulement de doter cet organisme d’un statut juridique compatible avec les injonctions de Bruxelles, par ailleurs décidées depuis des lustres.
Si cela n’était pas fait promptement, non seulement il faudrait fermer notre « belle poste » impériale, licencier tout le monde, mais en plus laisser librement et exclusivement les teutons, les boîtes américaines, britanniques ou espagnoles, voire belges ou hollandaises distribuer notre courrier avec le journal du matin !
Un comble !
Déjà que nos téléphones mobiles sont hollandais sur boîtier finlandais, nos éoliennes que le monde entier nous envie, danoises, notre presse gratis flamande, il manquerait plus que mes cours de bourse me soient distribués par des lituaniens !
Donc, au lieu de persister à se laisser tailler en pièce par la concurrence, vaut mieux avancer et se doter des outils juridiques et financiers pour rester tricolores, non ?
Bé non ! Pas chez les gens de la « gôche progressiste », trop peureuse d’entrer dans un monde qui leur paraît attentatoire à une poignée de privilégiés qui font grève quand l’envie leur prend (la semaine passée, même si je n’ai rien vu de tel sur les trottoirs pourtant habitués à en voir passer des vertes et des rouges !), se faire remplacer par les CCI locales au pied levé, trop inquiète, par réflexe « conservateur » pour avancer à éventuellement en perdre des « privilèges » qui n’existent déjà plus sur le papier.
Perso, quand la situation acquise me paraît « bancale », peu pérenne, j’aurais tendance à la renforcer en avançant : bé pas eux !
Au contraire : ils préfèrent rester sur la branche où ils sont assis, quitte à la scier tranquillement.
Bref, des comiques du neurone, à contre-sens du bon sens !
Mais ce que j’en dis ou rien, n’est-ce pas, tout le monde s’en tape…
Car, Ô joie, Ô bonheur, les Irlandais ont fini par voter « OUI » au « machin à Giskard-a-la-Barre », revu-corrigé par les têtes d’œuf de Bruxelles, pour sortir du traité de Nice, le malvenu, signé par le « Chi » !
53 % à dire « no » une première fois, 67 % à voter « yes » une seconde fois !
7 % qui ont fait basculer le destin de tout un pays en plein de la m… de la crise !
J’admire les effets de la démocratie élective, moi !
Du coup, les « Polaks » se sont engagés à ratifier, même si finalement leur « chef à eux » n’est pas très pressé.
Les Tchèques persistent à faire de la résistance, mais ça ne durera qu’un temps.
Et puis les Britanniques s’emmêlent les pinceaux à promettre, peut-être, un référendum et à faire campagne pour le « NO » !
Marrants, ces gars-là ! Le Général l’avait toujours dit : ils n’ont vraiment rien d’Européen.
Juste des « chinois… d’Europe ».
Bon, mais « Pompon-pidou-là » souvîntes-vous, il tenait absolument à ne pas laisser ses « bailleurs de fonds » de roth-schild et autres enfants-rouges en dehors de la construction européenne : du coup on les a sur le dos !
Et faudra faire avec.
Ils y viendront tôt ou tard, c’est une évidence, au moins autant que les Irlandais : question de temps et de bon sens, déjà que leur Pound ne vaut plus grand-chose et que les gisements de pétrole et de gaz de la Mer-du-nord s’épuisent…
Et puis moi, ça me permettrait d’arrêter de faire des règles de trois en permanence dans ma tête…
(Je te prends un prix en euro, je le translate en dollar US à 1,50 pour simplifier et je multiplie par 10 pour avoir une valeur en Franc-Pinay, puis, éventuellement par mille pour avoir le cours Franc-Pacifique (toujours en vigueur de l’autre côté de la terre) : ça me donne le prix de la baguette, tant qu’on compte encore en dollar US… Et là, je vous assure, que l’inflation, eh bien ça bat de records, pire que pour le Shekel durant la guerre des « six jours » !).
Et alors là, spectacle époustouflant dès le week-end dernier !
Que la Commission se met déjà en ordre de bataille pour ne lâcher qu’un minimum de prérogatives, bataillant ferme, « Barbare-Uzo » en tête, pour nier le rôle nouveau du Parlement Européen tout neuf qu’on a envoyé par les urnes y’a pas encore très longtemps, enflant démesurément sa « sphère de compétenceS », là où normalement on a un « Président de plein exercice » et un ministre des « affaires étrangères » à part entière parlant tous les deux au nom de l’Europe !
Fastueux…
Que déjà, le nom de « Blaire-blaire », Tonio, « Tony la cacahuète » de s’y voir !
On ne sait pas où, ni comment, mais ça remugle ferme !
Et les Britishs, toujours aussi smart avec eux-mêmes, d’en profiter pour faire campagne pour le « NO » !
Époustouflant…
Mais ce n’est pas tout : on veut aussi recaser Védrine !
Un « Soce pur-jus », Secrétaire Général de l’Élysée en 1981, ministre de la diplomatie de « Tonton Yoyo » pendant la guerre du Kosovo et du Rwanda réunie, administrateur de chez LVMH de chez Arnaud (Bernard, le « pote » à « Bling-bling »), y’a pas de petits profits et l’argent des tantièmes n’a pas d’odeur, président de l’institut « Mythe-errant », il s’emmerde visiblement au Conseil d’État (avec son épouse, toubib par ailleurs…. Mais si : ils ont sûrement besoin d’être soignés au Palais Royal), à enquiquiner les étudiants de « Sciences-Pô » après avoir rédigé un rapport sur « La Gauloisie et la mondialisation » en 2007 dont on n’a guère entendu parler !
Ah que, même que, il a failli prendre le poste à « Couche-nerf », d’après les mauvaises langues…
Bref, à peine commencé le début de la fin de la ratification du traité de Lisbonne, que déjà les couteaux sont tirés, les flingues sont armés, les grenades dégoupillées, les peaux de bananes épluchées et que chacun y va de son « lobbying » personnel !
Et on a voté pour tous ces gens-là ?
Franchement, je n’en reviens pas !
Aveugles que nous sommes tous…