La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Cacophonie autour de la re-naissance de l’Übermensch ?
Le « petit génie » de la manivelle, (1958 : « Golden Gate » du Festival de San Francisco, médaille de Bronze au Festival de Bruxelles, diplôme d'honneur au 5ème Festival du Film d'Oberhausen (Allemagne) pour le court-métrage « Deux Hommes et une armoire ».
1961 : mention du Festival de Tours pour « Le Gros et le maigre ».
1962 : Grand Prix des Journées Internationales du Court-métrage de Tours pour « Les Mammifères ». Prix FIPRESCI de la Critique internationale pour « Le Couteau dans l'eau » (nomination au Lion d'Or).
1963 : nomination à l'Oscar du meilleur film étranger pour le même film.
1965 : Ours d'Argent pour le Grand Prix du Jury du Festival de Berlin pour « Répulsion » (nomination à l'Ours d'Or).
1966 : Ours d'Or du Festival de Berlin pour « Cul de sac ».
1969 : nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour « Rosemary's Baby », un film superbe. 1974 : BAFTA du meilleur réalisateur pour « Chinatown » à revoir dès que possible.
1975 : Golden Globe du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur pour « Chinatown », nommé à l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur toujours pour le même film.
1976 : Sélection officielle en compétition au Festival de Cannes pour « Le Locataire » (nomination à la Palme d'Or), sublime aussi.
1980 : César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour « Tess » et qu’elle était belle, Tess !
1981 : Golden Globe du meilleur film étranger toujours pour Tess, nommé à l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, Prix du Brigadier pour « Amadeus » de Peter Shaffer, Théâtre Marigny.
1988 : nommé au Molière du meilleur comédien pour « La Métamorphose ».
1991 : Président du Jury du Festival de Cannes.
1993 : Lion d'Or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise.
1996 : Président du Jury de la Mostra de Venise.
1997 : nommé au Molière de la meilleure mise en scène pour « Maria Callas, la leçon de chant ».
1998 : élu membre de l'Académie des Beaux-arts de l'Institut de France.
1999 : Prix René Clair pour l'ensemble de son œuvre cinématographique ; European Award spécial pour son « exceptionnelle contribution artistique au monde du cinéma européen » et Prix spécial pour l'ensemble de sa carrière au Festival du film de Stockholm.
2002 : Palme d'Or du Festival de Cannes pour « Le Pianiste », encore un film à voir et revoir.
2003 : Étoile d'or du réalisateur César du meilleur film et du meilleur réalisateur, BAFTA du meilleur film et du meilleur réalisateur, Oscar du meilleur réalisateur, nomination pour l'Oscar du meilleur film pour le même film !
2004 : Globe de Cristal spécial du Festival de Karlovy Vary pour la « remarquable contribution artistique de l'ensemble de son œuvre au septième art et l'importance visuelle et esthétique de son travail dans le renouvellement du langage cinématographique » doctorat honoris causa de l'université nationale de Cinématographie de Bucarest.
2006 : European Award d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
2007 : Aigle d'Or de l'Académie Nationale des Arts à Moscou pour l'ensemble de sa carrière).
Successivement chevalier, puis officier et enfin commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres de mon beau-pays à moi-même !
Et plein d’autres films superbes : j’avais bien aimé « Pirates »… j’étais jeune et de voir mes enfants voir « Pirates des caraïbes » m’amuse très fort, l’âge venant !
Bref, pas moins pour Roman, le petit parigot né en 33, qui a survécu dans le ghetto de Cracovie !
N’en jetez plus, non ! N’en jetez plus.
Trop le mek !
Mais cette immense réussite est ternie par un autre drame dans sa vie (après la terreur nazie). Alors qu'il est en pleine préparation d'un film au Royaume-Uni, sa femme, Sharon Tate épousée le 25 janvier 1968, enceinte de huit mois, est sauvagement assassinée, ainsi que quatre de leurs amis dans leur demeure californienne à Cielo Drive par des proches de Charles Manson, gourou de la secte « la Famille ».
Nous avons tous été touchés, atterrés par ce drame dément…
Après le succès mérité de « Chinatown », il se trouve que Roman Polanski est poursuivi, en 1977, pour une affaire de crimes sexuels où il est accusé de viol sur mineure de 13 ans, Samantha Geimer.
L'adolescente affirme à l'époque avoir eu un rapport sexuel forcé sous l'emprise de l'alcool et de drogue.
La victime avait été sélectionnée pour une séance photos commandée par l'édition française du magazine Vogue.
Durant la séance, aux abords de la propriété californienne de Jack Nicholson, la jeune fille affirme avoir bu du champagne et consommé un sédatif, le méthaqualone, fourni par le cinéaste avant d'avoir des rapports contraints avec lui.
Polanski est incarcéré 47 jours pour passer des expertises psychiatriques, puis il est libéré sous caution.
Il PLAIDE COUPABLE pour la « relation sexuelle avec un mineur » en échange de l'abandon des charges plus graves, de viol et de fourniture d'alcool et de drogue à mineur, en accord avec le juge.
Mais avant l'audience devant fixer sa peine, alors qu'il est libre sous caution, Polanski perd sa caution et part pour la « Gauloisie des arts appliqués » dont il a gardé la nationalité depuis sa naissance.
L'État Gaulois garantit en effet une protection à ses ressortissants et empêche à leur encontre toute mesure d'extradition de son territoire.
Le moindre des criminels devrait être traduit en Cour d’Assises : protection ne veut pas dire exonération de jugement pour des crimes commis « extra-territorialement ».
Mais pas lui !
Sous le coup d'un mandat d'arrêt américain lancé en 1978, il ne revient jamais sur le sol américain.
Et ce 27 septembre 2009, alors qu'il se rendait à un festival de cinéma en Suisse afin d'y recevoir un prix pour l'ensemble de sa carrière, il est arrêté par la police à Zurich sous le coup du mandat d'arrêt international émis en 2005 qui coure toujours…
Il se trouve que tout comme en Italie, la prescription extinctive n’existe pas aux USA pour les crimes.
Dans son édition du lendemain, le « Los Angeles Times juge » trouve curieux que le district attorney du comté de Los Angeles, alors que l'État de Californie est en proie à d'immenses difficultés financières (en faillite en fait : Schwarzy paye ses fournisseurs en « créances garanties ») et à une surpopulation carcérale « scandaleuse », cherche à boucler Polanski pour une affaire vieille de 32 ans et alors même que la victime a exprimé le souhait que les poursuites cessent.
Tiens, tiens ! Elle aurait été copieusement dédommagée en douce par le « petit génie » ?
Le fric, quand même, quand on en a plein, ça aide !
Quant à la ministre de la justice suisse Eveline Widmer-Schlumpf (mais oui : ça existe un nom pareil), et depuis la levée du secret bancaire pour 7.500 « fraudeurs audacieux du fisc américains réfugiés en Helvétie », elle défend l'arrestation comme conforme au traité d'extradition suisso-américain et comme une manifestation évidente et indiscutable du principe de l'égalité de tous devant la loi.
Logique…
Les États-Unis et la Suisse ont signé ensemble une convention d'extradition en 1990 qui est entrée en vigueur en 1997. Roman Polanski s'oppose à son extradition, car l'article 22 du traité d'extradition prévoit qu'il « s'applique pour tous les faits commis avant ou après son entrée en vigueur » sauf en cas de procédure lancée avant son entrée en vigueur, auquel cas le traité antérieur, de 1900, doit être appliqué.
Bourde ou pas bourde judicaire, et que voilà t’y pas que le microcosme des intellos parigots qui s’enflamme d’un coup comme par enchantement toute la semaine et y compris la bulle Internet…
J’entends jusqu’à Lelouch nous expliquer que ce sont des procédés de nazi, « mais qu’à l’époque, on pouvait encore se réfugier en Suisse. Ce qui n’est même plus le cas aujourd’hui » !
Les uns demandent la démission du soutien inattendu de Frédéric « Mythe-errant » (Elle.P. de San Cloud, Conne-Benne-Dites, etc.) les autres de s’indigner qu’on ait laissé courir un criminel dans nos rues sans le savoir…
Pourtant on savait que « le petit génie de la manivelle » aimait à en avoir un penchant très net pour la « chaire fraîche » : La presse s’était largement faite l’écho de son idylle, très controversée à l’époque, avec très très juvénile et merveilleuse star de dix-huit ans, Nastassja Kinski.
Et on laisse des pédophiles avérés courir et galoper dans nos rues ?
Et sans bracelet électronique en plus !
J’avoue en choir sur mon auguste séant…
Force sera-t-il au droit ou verra-t-on les ayatollahs de la « bonne conscience » cinématographique, capables de nous émouvoir, de nous faire nous révolter, contre tout abus de l’Arbitraire et des censures de la libre-pensée réunis, laisser ainsi échapper un criminel reconnu (puisque c’est lui-même qui l’a dit en 1977) ?
Pas un aveu, non un « plaider coupable », carrément !
Je sais, je sais… C’était il y a longtemps, il ne sentait pas bon, c’était un « chat écorché », il avait bien une créance sur tous les autres vers de terre que nous sommes, et notre culture de « l’amnistie », par prescription extinctive de l’action publique, par le vote de « lois sur mesure », fait du peuple des gaules un cas à part (que le monde entier nous envie, naturellement).
Je sais, je sais… Je n’aurais pas passé de longues heures devant le grand et le petit écran, ou bien assis dans un bon fauteuil, un verre de liqueur forte en main devant mon « home-cinéma » perso-parigot-rive-gauche.
C’est tout le problème posé par Malraux, le prédécesseur de ce qui devient le « guignol du prince » : « La vie de cet homme, la tête écrasée, vaut-elle le prix du pont qu’il bâtissait ? »
Je n’ai jamais su répondre à cette question (lui non plus d’ailleurs : nous ne sommes pas des « tueurs », des viandards, ni lui ni moi).
Mais somme-toute, même sorti de la cuisse de Jupiter, peut-on échapper à la loi des hommes, à la loi commune qui veut que quand on a « des relations sexuelles » avec de jeunes pucelles encore imberbes, au risque de les détruire psychologiquement pour toute une vie (est-ce que « tirer un petit coup » mérite ce désastre chez autrui ?), on passe devant un juge, tôt ou tard ?
Ou bien ce sort-là n’est à réserver qu’aux sous-hommes de chez Outreau, les sous-produits de bidets des tournantes banlieusardes… autant de sujet de vos prochains films ?
Si oui, on aura bien là la naissance d’un « Übermensch » tout droit sorti de la torride pensée nazie…
Si non, fermez une bonne fois pour toute vos gueules, les mouettes !
Et cassez-vous,
Changez de trottoir,
Marchez à l’ombre… vous n’êtes décidément pas de mon monde !