La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Quand « G vain » est tiré, il faut le boire.
Le premier jeu de mots est de l’inénarrable Jacques Attali (celui de la « promotion Titanic » et des 316 mesures pour la « croissance »)
Un régal… si ce n’était du vinaigre.
L’ONU n’a jamais qu’une réputation de « machin », mais a été définitivement ridiculisé par le dictateur libyen, déchirant la Charte, incitant Obama à devenir, comme lui, dictateur à vie durant son discours de plus de 90 minutes.
Avant d’aller retirer ses babouches sous sa tente plantée un peu plus loin…
L’autre mascarade a été celle de « l’échange » franco-iranien exigé par le dictateur auquel l’Occident tend la main, Ahmadinejad, alors qu’il avoue faire tourner en cachette une usine d’enrichissement d’uranium et depuis, tire quelques missiles à destination d’Israël…
Les termes en sont pourtant assez simples : une étudiante française emmurée dans l’ambassade de « Gauloisie locale » contre un tueur professionnel qui finit de purger sa peine en « Gauloisie des Libertés » payant ainsi le prix, bien léger, du sang national…
Mais il y a mieux : Notre « Ô combien Vénéré Président » qui nous a fait dans le pittoresque !
Passons d’en rester un étudiant de droit recalé au seuil de la première année…
Et arrêtons-nous une seconde sur son analyse de la crise financière et de ses conséquences proposée ce mercredi-là par notre cher Président.
La crise a été celle « d’un capitalisme devenu fou ». Il s’est agi d’une « fraude organisée ».
Fort heureusement les États sont intervenus, car « seule la signature des États peut garder quelque valeur ».
L’État, en effet, ne peut faire faillite, puisque les contribuables actuels, et surtout futurs, peuvent payer – du moins, tant qu’ils ne sont pas condamnés eux-mêmes à la faillite ou à la fuite.
Et c’est pour dans pas bien longtemps…
Le crédit est toujours ouvert pour un État surendetté qui paie des intérêts astronomiques au point de représenter le sixième de son budget.
Et comment ne pas faire confiance à un État qui annonce un déficit de 140 milliards sur un budget de 300 ?
Non seulement, le « Franco-Gaulois » vit jusqu’au 15 juillet pour payer par son labeur toutes les actions de la fonction publique d’une année entière, mais en plus, celle-ci trouve le moyen d’être à découvert deux jours plus tard, le 17 juillet !
Fastueux…
Et la « Gauloisie richissime » va d’ailleurs user de son crédit auprès des épargnants (justement, on épargne de plus en plus pour faire face à la crise, au pays !) pour lancer ce fameux grand emprunt national qui nous permettra de réaliser les investissements du futur.
Il serait indécent d’en rigoler franchement.
En revanche, le « chapitre écologiste » du Président était bien plus solide : on ne plaisante pas avec l’avenir de la planète.
Il s’agit d’empêcher la température de la planète de monter de plus de deux degrés, c’est ce que recommandent des centaines de savants dont les observations nous alertent.
Il s’agit de limiter les émissions de gaz à effet de serre qui « trouent la couche d’ozone » (sic)
Là, « Bling-bling dans sa tête à lui », s’il a bien récité sa leçon, il devrait savoir que depuis quelques années les écologistes ont mis dans leurs poches le couplet sur la couche d’ozone, parce que précisément la couche s’est reconstituée – au point de renforcer le présumé « effet de serre » jusqu’aux pôles…
Il n’est pas non plus sensé savoir tout de ce qui est marqué dans ce blog, ni même de ce qui s’est affirmé le 4 septembre dernier à Genève puisqu’il faut se préparer à vivre quelques décennies de refroidissement de la planète.
Passons : Ce sont ses conseillers – manifestement mal informés – qui lui auraient soufflé ces erreurs ou qui ne s’informent pas comme il faut !
Quelqu’un a dit « minable » ?
Non espère-je : j’ai le plus haut respect pour tous ces types qui ont réussi de brillants concours dans leur jeunesse à fréquenter des lieux où même les filles sont des repoussoirs ambulants !
Il faut une sacrée dose d’abnégation ou une libido de moine castré pour supporter ce genre d’épreuve…
On pardonnera d’autant mieux à « Bling-bling » que la « Gauloisie splendide » aura tout fait, au cours de ce G 20, pour faire avancer les dossiers auxquels elle a « posé sa marque », pour lesquels elle a joué un rôle moteur : transparence financière, contrôle des bonus et hauts salaires, fiscalité verte, gouvernance mondiale.
Excusez du peu…
Il y a d’abord la transparence financière. « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini » !
Si c’était vrai, ce serait assez rigolo pour les libertés individuelles, mais bon, il n’en est encore rien.
Il semblerait même que Merkel, brillamment réélue, ait justement promis à ses électeurs une baisse des impôts assez substantielle, faisant de l’Allemagne un nouveau… paradis fiscal !
Alors que « Riton Woerth » pousse les feux de l’enfer en nous inventant presqu’une taxe par jour.
Et que « Au-bas-mât », lui-même, a calé devant son Congrès et n’a pas voulu alourdir une charge fiscale déjà si impopulaire aux États-Unis.
Peuple américain qui reste désespérant : « Les États-Unis ont une pratique de la liberté » (sic le « chef ») au point que « Baraque-au-bas-mât » serait « en avance par rapport à son peuple »…
Fine analyse, non ?
De telle sorte qu’il n’a pas suivi les propositions tendant à limiter les bonus, à contrôler les hauts salaires, à instaurer un malus pour les traders, etc.
Cela devrait désespérer Bercy : Va-t-on pouvoir, sans les faire fuir, mettre nos financiers, nos patrons et nos cadres-sup sous bonne garde ?
Si délocalisation des « hauts-revenus » il y a, comment va-t-on pouvoir faire pour compenser et faire payer les pauvres kons de « pôvres » qui restent au pays, la faute à n'avoir pas le sou pour l'exil ?
Peut-être allait-on au moins entraîner le G20 dans la voie de la fiscalité verte et des engagements de réduction de CO2 ?
Certes, de bonnes dispositions animent les Chinois : ils vont faire un « sérieux effort » !
On ne va pas les « chinoiser » sur l’imprécision de leur promesse…
Les Indiens n’ont par contre pas cédé d’un pouce.
Mais les Japonais sont heureusement venus en renfort.
Bref, tout cela annonce un parfait statu quo ante pour la conférence de Copenhague à venir, au point que notre vaillant « Bling-bling » veille au grain et provoquera un sommet... d’avant le sommet de Copenhague : on n’arrête décidément pas les sommets !
Reste la fameuse taxe carbone, la grande idée gauloise à laquelle notre « Ô combien Vénéré Président » aurait su rallier Angela Merkel avant même son propre « Parlement perso ».
L’attitude de la « Gauloisie fumeuse » a été exemplaire en la circonstance.
Elle a entraîné plusieurs pays européens derrière elle (même si la liste est encore très incertaine).
Cependant, pour parachever cette « réforme majeure », il faut commencer par instaurer une taxe « aux frontières de l’Europe », par exemple en infligeant des droits de douane aux produits en provenance d’Inde ou de Chine (si les promesses ne sont pas tenues), comme autant de trucs qui vont encore faire hurler l’OMC qui va s’en mettre plein les poches avec des amendes.
Du coup, les entreprises françaises seront dissuadées d’aller s’installer à l’étranger car leurs produits revenant en « Gauloisie », quand et si ils reviennent, seraient pénalisés !
Pas de dumping environnemental, pas de dumping fiscal, pas de dumping social.
Tout concurrent qui s’écarte des normes françaises est automatiquement éliminé.
Remarquable, mais complètement irréalisable en l’état.
Si encore ils avaient eu l’idée de la « CSPM » qui n’est ni un droit de douane, ni une taxe supplémentaire, ni une augmentation de taux de taxes pré-existantes, mais juste une cotisation sociale comme la CSG, mais même pas !
Ces propositions « gauloises » appellent aussi et nécessairement une gouvernance mondiale : comment généraliser la « taxe carbone » si les États n’y sont pas obligés par quelque autorité politique ?
Là, nos gouvernants semblent souhaiter regrouper dans une grande organisation toutes les multiples instances internationales.
On pourrait commencer par une « organisation mondiale de l’environnement », pendant et concurrente de l’OMC ; on doit pouvoir aussi renforcer les pouvoirs de l’Organisation Internationale du Travail (dernier bastion de la lutte des classes depuis la chute du mur de Berlin).
Mais sans doute notre pays est, sur ces points, un peu « trop en avance » sur les peuples du monde entier.
Car aucun autre n’osera suivre : question de méthode quasi-ubuesque… pour être impérialiste, une fois de plus…
Voilà où mène la mégalomanie du « chef » : Pire que sinistre J-M. Messier (dit J6M : Maître du Monde et de Moi-Même, le même qui avait fait le cabot au large des calanques de Piana, en Corsica-Bella-Tchi-tchi cet été !)
D’où le bide et le mauvais jeu de mot de Djack… d’actalli ?
Bien triste époque, finalement.