La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Black-out total !
Et pour cause… Il y avait là tout l’aréopage mondial des climatologues venu discutailler sous l’égide de l’ONU et sa conférence mondial sur le climat…
C’est que les nouvelles ne sont pas bonnes à être clairement énoncées en « Gauloisie des lumières ».
L’un des rédacteurs du GIEC, l’éminent Mojib Latif, de l’Institut Leibniz des Sciences Marines de l’université de Kiel (en Allemagne réunifiée) se montre dubitatif…
Jusqu’à énoncer que : « La prévision en changement climatique est sur le point de devenir sérieusement décalée (…) Nous pourrions être sur le point d’aborder dix ou même vingt ans de températures fraîches (d’après les données cycliques, ce serait plutôt trente ans) ».
« Les gens vont raconter que c'est la disparition du réchauffement planétaire, » a-t-il regretté devant les 1.500 spécialistes climatologues des quatre coins du globe, réunis à cette Conférence mondiale sur le climat de l'ONU à Genève.
« Je ne fais pas partie des sceptiques, » a-t-il insisté « Mais, nous devons nous poser les questions emmerdantes, sinon d’autres personnes le feront. »
Peu de climatologues vont aussi loin que Latif, un auteur du Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC). Mais de plus en plus conviennent que le pronostic à court terme en changement climatique est beaucoup moins sûr qu’ils le pensaient autrefois.
Il s'agit d'un mauvais timing : on va vers un refroidissement généralisé, qui durera entre 20 et 30 ans. L’éventuel (et bienvenu) réchauffement redouté n’interviendrait qu’après…
L’Organisation météorologique mondiale de l’ONU avait convoqué la conférence en vue d'élaborer un projet global fournissant des « services climatiques » au monde : il s’agit de fournir des prévisions météos utiles à tous les agriculteurs inquiets à propos de la prochaine saison des pluies, aux médecins qui essaient de prévoir les épidémies de paludisme et aux constructeurs de barrages, de routes et d’autres infrastructures qui nécessitent une évaluation des risques d'inondation et de sécheresse sur 30 ans.
Et certains climatologues sont réunis à Genève pour discuter du comment pourrait être admissible que, sur de telles échelles de temps, la variabilité naturelle est au moins aussi importante que le changement climatique à long terme du réchauffement planétaire. « À bien des égards, nous connaissons mieux ce qui se passera dans les années 2050 que l'année prochaine, » a affirmé Vicky Pope de l’UK Met Office.
Latif, lui, prédit que, dans les prochaines années, la tendance naturelle au refroidissement dominera sur le réchauffement produit par les humains.
Le refroidissement devrait défavoriser les variations cycliques des courants océaniques et de la température dans l'Atlantique Nord, une particularité appelée Oscillation Nord Atlantique (NAO). Créant ainsi une « hérésie dans l'orthodoxie » du changement climatique, il a raconté que les cycles du NAO sont sans doute à l’origine « d'une partie du vigoureux réchauffement climatique observé ces trente dernières années. Mais, à quel degré ? »
Le prétoire est toujours dans l’incertitude, a-t-il reconnu à la conférence, car « le NAO s’avance maintenant vers une phase plus froide ».
Il a aussi expliqué que les cycles du NAO expliquent la récupération (le verdoiement) récente de la région sahélienne de l'Afrique depuis la sécheresse des années 70 et 80.
James Murphy, chef en prévision climatologique du Met Office va dans le même sens, est globalement d’accord pour affirmer un lien entre le NAO et la mousson indienne, les ouragans atlantiques et la banquise arctique. « Les océans sont la clef de la variabilité décennale naturelle », a-t-il assuré.
Une autre panacée favorite (en faveur de l’existence du changement) climatique a été démolie quand Pope a lâché que la dramatique perte de glace arctique des étés derniers est due en partie aux cycles naturels plutôt qu’à un réchauffement climatique.
Les rapports préliminaires indiquent qu'il y a bien moins de fonte glaciaire cette année qu'en 2007 ou 2008.
Les climatologues en sont donc à rendre la nature responsable de leurs prédictions boiteuses. « La supposition en modélisation est aussi toujours un grave problème. Nous avons un long chemin à faire avant de la rendre exacte. Ça fait du tort à nos prévisions, » a gémi Tim Stockdale du Centre européen de la prévision climatique à moyenne portée à Reading, en Grande-Bretagne.
Évidemment, pas un mot dans nos médias : voilà des scientifiques qui reconnaissent leur impuissance, qui doutent de leurs propres modélisations, qui proclament le contraire de ce qu’ils affirmaient encore hier avec force…
Et comme ce sont des « gens supposés sérieux », comment les prendre au sérieux quand ils vont à contre-courant de la « pensée unique » ?
Je vous le donne dans le mille : Censurés !
En anglais pour les puristes : World's climate could cool first, warm later
(Traduction approximative :Le climat mondial pourrait se calmer avant de s’énerver plus tard)