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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Août 2009 ? RAS !

 

 

Ou presque…

 

On attendait une succession de dépôts de bilan : il y en eût, mais ce n’est pas une déferlante !

On craignait des événements guerriers « hors les frontières ». C’est tout juste si les élections afghanes ont été un peu perturbées, quelques dizaines de GI tombés au champ d'honneur, si les attentats en Irak ont persisté au rythme habituel.

On a même eu droit à un « réchauffement » au Proche-Orient.

 

Le même qu’entre le Modem et le PS qui n’en finit pas de s’étriper : Jusqu’en « Corsica Bella tchi-tchi », la seule chose qui a enflammé les esprits, c’est le ton entre le PRG Zuccarelli et le PRG Giacobbi.

Le dernier est « ministrable » pour « Fillon IV », le premier ne l’est pas : donc ça chauffe entre Corse du sud (2A) et Haute Corse (2B) !

 

« Bling-bling » s’est reposé à Cap-Nègre, il va pouvoir se la re-péter un max et en finir avec « l’ouverture » qui n’en finit pas, comme si l’UMP n’avait aucun talent à proposer aux gaulois (puisqu’ils sont tous à gauche, le parti des loosers… vachement pas paradoxal, n’est-ce pas ?)

 

Au contraire, la Bourse après avoir enfoncé le seuil des 2.500 points s’est redressée au-delà des 3.600 : certains tablent désormais à 3.800 dans les jours qui viennent et même 4.000 avant noël !

La « Gauloisie supérieure » est enfin sortie de la crise au deuxième trimestre 2009 (on l’a appris début août), en renouant avec une croissance positive : Une première en Europe !

 

La faute à qui ?

La faute à ces « députacrouilles » et « top-énarques » magnifiques haut-fonctionnaires dévoués au bien-être général, guidés par la « très grande sagesse » de nos élus… y compris le premier d’entre tous, notre « Ô combien vénéré Président » : Ils ont eu l’idée savante de changer le mode d’immatriculation des véhicules neufs, l’ancien affichant une saturation proche !

Au moins jusqu’à « RQ… 75 » (en passant par feu le « RPR 75 ») : il n'y aura pas d'UDF, c'était écrit !).

 

De là, l’effet « 1er avril », qui n’était pas du poisson, mais qui a fortement suggérer aux « gaulois magnifiques » de retarder l’achat d’un véhicule neuf jusqu’à cette date (c’est dire si l’industrie automobile et les réseaux de commercialisation, malgré la prime à la casse qu'on va nous prolonger, avaient dû mettre du monde au chômage !) pour avoir accès parmi les premiers aux nouvelles plaques « AA » !

Que ça eut boosté les ventes, dites donc…

L’effet papillon ?

La bêtise incarnée ?

En tout cas, un sacré coup de bol !

 

Passons, tout le monde est content : le chômage progresse bien plus vite que le PIB, les entreprises d’intérim se font des cheveux blancs, les Molex vont finir par rentrer dans le rang, d’autres n’empoisonneront pas la Seine, car les banquiers persistent à se verser leurs bonus acquis sur le dos du kontribuable et même les pétroleux retrouvent le sourire puisque les prix repassent la barre des 70 $ le baril et que pour la première fois depuis des dizaines de mois, même les volumes progressent !

 

Faut dire que j’ai aussi fait une « rencontre au sommet »… d’un col autour d’une table, avec mon « cousin banquier » (celui qui a son bateau toujours sur son coffre, là où des anneaux libres restent sans usager).

Pour lui, un « X-Insae » très keynésien paradoxal (il vit des marchés financiers libres et refuse toute réglementation : d'après lui, il suffit de rester très « prudentiel » dans les anticipations et c’est largement suffisant), qui analyse les risques pour une grande banque parisienne, il n’y a jamais eu de crise !

C’est une « divagation politique » bien commode, rien de plus.

Le « risque d’insolvabilité » des ménages américains avait été anticipé depuis très longtemps, au moins une dizaine d’années, puisqu’il se souvient parfaitement d’avoir émis des recommandations dès 1999.

Et je m’en souviens aussi…

C’est l’époque où, en effet, la croissance des USA commençait à être soutenue par la consommation d’équipements (la consommation des ménages représentent 70 % du PIB chez eux), donc la création monétaire par l’emprunt, ce qui tombait parfaitement bien, puisqu’à ce moment-là, le dollar était encore à ses sommets et n’a commencé à se dégrader durablement qu'après pour mieux booster les exportations.

 

Et lui de m’expliquer l’avoir bien pressenti, puisque les bourses européennes ont vu l’afflux de capitaux d’outre-Atlantique augmenter, les fonds américains se couvrant en risque de change pour encore de longues années.

 

Il y a juste eu une thrombose, à l’automne dernier, dans la circulation des liquidités : en septembre et octobre, le « papier » qui circulait étant devenu « douteux », la réaction des états-majors des banques a été de sevrer les marchés de compensation, ce qui a provoqué quelques déboires, genre Fortis.

Il a suffit que les gouvernements décident, à l’inverse des décisions de « Bu-bush », de se remettre à faire tourner la planche à billet par paquets de centaines de milliards et c’était reparti.

Pas de crise donc, juste un hoquet !

Pour le reste, à part les morts, les bilans sont sains.

 

Les banques ont justement profité de l’occasion pour parfaire le nettoyage de leurs actifs, au point qu’elles ont désormais plusieurs années de profits sous le coude sans rien faire, ce qui justifie largement des bonus à distribuer cette année et les années à venir !

 

Un peu sonné que je me suis retrouvé à l’écouter ainsi.

J’ai même pensé à un moment que c’était l’effet de l’altitude conjugué à celui du petit rosé bien frais (dont je n’abusais pourtant pas, pour devoir refaire du kilomètre tortueux dans l’après-midi à rejoindre « mes bases »).

Mais non : serein pépère !

Clair dans ses explications, dans son exposé, dans les chronologies, dans la description des mécanismes.

Et puis court : il ne cherchait pas à me convaincre et ça l’emmerdait presque passablement qu’on puisse douter de son savoir-faire, de son expertise à vue longue et de la qualité de ses services, dont il est le patron !

Lui, son problème, c’est cette histoire d’anneaux pour sa barcasse.

On a les soucis que l’on mérite, n’est-ce pas…

 

Pour ma part, au contraire, tout est en place pour un scénario… « difficile ».

Qu’on compte bien :

– Le commerce international patine à la reprise au point que les armateurs commencent à penser ne pas passer tous l’hiver ; les compagnies aériennes se font du souci au point qu'un low-cost vient de laisser sur le tramac ses bons clients ; et même on annonce des morts dans la construction aéronautique et navale d’ici les prochain mois (en commençant par Saab qui en a fait l'étude).

Pas bien grave ! Ce n’est qu’un ajustement passager de l’offre et de la demande : il suffira de vendre une ou deux centrales aux indiens ou à la Lybie, quelques Rafales aux Brésiliens ou aux émirats et un peu d’A 380 aux pays du golf, la balance repassera dans le vert ;

– Les chiffres du chômage ne sont pas bons : la machine économique persiste à détruire de l’emploi et fermer des usines. Là encore, il s’agit d’ajustement comme on en connaît tous les 10 ans.

Au contraire, ce qui est bien, c’est que le rythme des « crises » s’accélère : l’économie ne peut qu’en ressortir plus performante ;

– L’endettement public est quasiment insurmontable : on n’a fait que transvaser l’insolvabilité des ménages américains sur l’insolvabilité future des États ! Rien de plus ;

– Les déficits publics enflent. C’est le rôle keynésien des États !

Ils sont là pour assurer, par les déficits publics, la matière nécessaire à la mécanique économique : Quand la dépense publique pèse plus de 50 % du PIB, assumer un trimestre de déficit, c’est autant de création monétaire et de croissance (soit + 13 % annuel !) ;

« Oui, mais ça veut bien dire que la « vraie économie » diminue d’autant avec un + 0,3 au dernier trimestre ? ».

J’ai tout faux : ça veut dire que sans l’intervention des États, nous serions en récession de l’ordre de – 20 %/an, en comptant avec l’effet de levier keynésien !

Nous serions donc tous morts… à crever la dalle !

 

Je suis passé à autre chose, face à cet indécrottable pour qui tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes libertaires.

La machine économique, si elle a évité un « grippage total », le coulage de bielle, elle n’a toujours pas créé les conditions de sortie de l’endettement, au contraire.

Celui-ci ne fait que s’alourdir en passant d’une poche à une autre, mais n’a créé qu’un effet de levier sur les intérêts qui vont gonfler jusqu’à l’étouffement, au point que même l’électricien national, après nous avoir fait bouffé de la « taxe à l’effaceur », nous relève les tarifs en insistant bien sur le fait que 9.000 abonnés verront leur facture s’alléger (ces kons qui payaient trop cher sans le savoir !), avant l’entrée en lisse de la taxe carbone !

 

(J’en ai refais le calcul l’autre fois : 60 litres de gazoline soit 48 kilos, à 7 centimes le bout, ça fait 4,20 €.

Soit pas loin de 365 kg de CO² à 32 € la tonne !

365 kg pour ma petite auto : mazette ! Je ne la savais pas si alourdie par tous ces fats-là !)

 

Il me semble, au contraire de mon « cousin sans anneau », qu’août réuni tous les éléments d’un rebond imprévu de la crise : la bourse enfle dans l’euphorie, une nouvelle fois déconnectée des réalités.

Les ménages ne pourront pas suivre, même si on leur rembourse par anticipation leurs impôts (j’ai ainsi reçu, au courrier de la rentrée, un chèque de 165 € tiré par « Eric Woerth-à-tes-souhaits », de quoi se payer un caddie pour la semaine), et il suffira de n’importe quoi pour que tout ce petit monde s’affole et voit le bel optimisme ambiant voler en éclat, perdant d’un coup tous les efforts consentis jusque-là par les « cochons de payeur », qu’on leur dépense leur fric qu’ils n’ont pas encore gagné sans même leur demander leur avis !

 

Vraiment une autre planète, le mode de la finance.

Que j’en viens à espérer que mon cousin/pote, celui qui fait banquier dans le civil, il en retrouve l’usage d’un anneau dans le port de plaisance local et ait finalement raison : pourquoi me faire des cheveux blancs, alors qu’il est serein ?

 

Ou alors, je change de métier…

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I
Merci !Et réciproquement !
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M
A la tienne !
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I
Reste assis et verse toi un verre à ma santé !
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M
En voilà en core une qui m'assied, dis donc !
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I
Ah bé flûte !Voilà que j'ai encore raison dans mes supputations !Marre !Je ne pourrai pas avoir tort de temps-en-temps, comme tout le monde, à la fin !
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