Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Vacances Corses

 

 

Onze mois que j’en rêvais !

 

1 – Et au matin, le bateau tourne la Giraglia avant que le soleil ne se lève. Une demi-heure plus tard, on est à l’approche d’Erbalunga (qui accueillera même Patricia Kaas à l’occasion de l’ouverture de la sixième saison de son festival, un peu plus tard), quand il se lève devant les montagnes du Cap et encore trente minutes après, nous entrons à reculons dans le port de commerce de Bastia !

Magnifique spectacle.

 

Mais il faut une bonne heure à patienter dans le garage du ferry pour aller sentir les odeurs du maquis, largement souillées par celles des eaux brassées du port.

Et là, première surprise dans la lumière du matin.

Il est tôt, la route est droite, bien balisée. Il y a même quelques kilomètres, du côté de Biguglia, avant de parvenir à Borgo, où la vitesse n’est limitée qu’à 110 km/h sur les 2 fois 2 voies de la nationale locale.

 

Eh bien, les mêmes qui circulent comme des dingues dans les rues étroites ou sur les boulevards de leur villes continentales, à 60 ou 70 Km/h quand ce n’est pas beaucoup plus, ils roulent maxi à 50 !

Infernal !

 

Bon, la beauté des paysages est à couper le souffle, j’en conviens.

La route, ils ne la connaissent peut-être pas.

Il faut que les roues de leurs charrettes s’habituent un peu à la qualité irréprochable du macadam Corsu,

Mais quand même : De là à ralentir les 15 tonnes qui vont livrer les magasins, faut pas exagérer…

Il s’agit d’une nationale et même quand les virages, qui sont nombreux, peuvent éventuellement être « serrés » dans la montagne, les panneaux (même si ils portent des traces de balles) sont en nombre suffisant pour vous avertir de se limiter à l’allure de 70 km/h.

Bé non, ils les passent à à peine 40 km/h !

Pied sur le frein.

90 km comme ça, ça vaut bien les embouteillages sur les autoroutes du couloir rhodanien par une après-midi chargée : épuisant.

 

Et mon pauvre « tas de boue à roulette » surchargé, qu’en montée j’en suis réduit à passer en seconde pour donner de l’accélération et éventuellement doubler ce troupeau de « chauffards dissimulés », quand il y a de la visibilité, et moi arrivons à peine à 10 heures trente avec les croissants (achetés à Bastia) pour « ma sœur à moi-même » qui nous attend depuis l’aube avec son café infect !

(« À l’Autre » : non seulement c’était un problème de filtre, mais tout autant de qualité du café ! Il fallait prendre le bas de gamme à l’Arche : c’est nettement meilleur.)

La rage écumante et complètement épuisé par cette allure d’escargot…

 

D’ailleurs, à l’occasion je m’en ouvre un jour à « Ange-Toussaint », un « cousin » qui fait « berger indépendantiste » dans le civil.

Et le voilà qui me raconte, en la mimant avec de grands gestes et des postures dignes de Louis de Funès, sa rencontre avec une Mercédès 650 immatriculée à Stuttgart, en début de saison.

Ange, avec sa mine patibulaire, son éternelle barbe de trois jours (il ne se rase que quand il plonge pour taquiner la faune marine : le masque ne prend plus l’eau), son verbe rare mais précieux, ses yeux pétillant de malice, n’a pas la réputation d’un mythomane.

Et le voilà nous narrant avec son accent à couper à la tronçonneuse, qu’il descend tranquillement de la bergerie au petit matin pour livrer les restaurants et les quatre supermarchés de Balagne, au volant de son 4 x 4 (qui roule encore après son demi-million de kilomètres bien tassé au compteur).

 

Connaissant « Ange », à part les instructions de la préfecture, c’est un citoyen respectueux d’autrui et des règles de conduite en général : Quand c’est marqué 50, il roule à 50. Quand c’est marqué « fin de limitation de vitesse à 70 », il file à l’allure que lui autorise son antiquité Toyotesque !

 

Le voilà qui double la voiture allemande après avoir passé Lozari et bien avant d’arriver à Monticello.

Ca ne plaît pas à l’allemand qui le rattrape en lui faisant des phares.

« Eh ! Tu veux passer ? Et bien passe avec ton char ! » Pas la peine de s’énerver.

 

La Mercédès double en trombe à l’approche d’un virage sans visibilité, puis ralentit.

Ange, pris dans son élan, redouble à la sortie du virage.

Absolument insupportable pour le touriste loin de ses bases.

Qui refait du « n’importe quoi » pour repasser devant, ce qu’il finit par faire.

« Mais là, tu ne vas le croire, dis, l’Ignoble ! Je te le vois qui se met en travers de la route et s’arrête ! J’en crois pas mes yeux ! »

 

Pris d’un doute sur la difficulté rencontrée par le conducteur allemand, Ange, toujours respectueux d’autrui, ralentit et s’approche avec précaution du véhicule immobilisé pour stopper à moins de 10 mètres.

« Et je te vois, le bedonnant, farfouiller dans la malle arrière de sa voiture et en sortir la tête avec une clé anglaise à la main ! J’ai vraiment cru qu’il était victime d’une panne et qu’il s’apprêtait à bricoler son moulin.

Et que je te le vois qui s’avance vers moi, l’air menaçant, vociférant des choses incompréhensibles à pleine gorge !

Eh ? Il veut faire quoi avec sa petite clé anglaise, le zitellu ?

 

Je descends, tend le bras sous la banquette de derrière et ressors avec la machette à la main.

Tu sais, j’ai toujours des outils, comme ça, sous les sièges arrières : on ne sait jamais, dans la montagne, il faut pouvoir se dégager un chemin ! La hachette, le calibre 12, la machette, un cric et je t’en passe.

Bon là, je me tourne vers le gars à la clé anglaise.

Je le vois se figer, une lueur de terreur dans les yeux !

Dis ! Il en lâche sa clé anglaise et je le vois se mettre à courir en hurlant vers la montagne, côté montée, abandonnant sa Mercédès et la blondasse qui l’accompagnait !

En entendant ses cris et alors que j’approche pour lui demander ce qui se passe, celle-là ouvre sa portière en hurlant et se met à courir dans le maquis, mais côté mer ! 

Je t’assure l’Ignoble, je ne savais pas ce qu’ils voulaient faire en allant chacun de leur côté. »

 

Et Ange de raconter qu’il a poussé leur voiture sur le côté avec un automobiliste arrivé entre-temps.

« C’est facile : ils avaient laissé les clés de contact… Bon, j’ai pas trop l’habitude des boîtes automatiques. La voiture a dû heurter le parapet avant que je puisse la faire glisser sur le côté dans un grand bruit de tôle et resserrer le frein à main.

Mais franchement, je ne sais pas pourquoi ils ont couru comme ça dans la montagne. Et puis attend, la pente, des deux côtés, elle est sévère dans ce coin-là au point que la montagne elle tombe par morceau, parfois ! 

Des coups à se tuer bêtement : même les chèvres, elles n’y vont pas ! »

 

2 – Cet été, la « Corsica Bella Tchi-tchi », à part une journée où il a failli pleuvoir, une où le bitume a failli se transformer en boue avant que l’eau de pluie ne s’évapore et deux jours de vent (force 3, pas plus, faut pas pousser !), c’était 31° C à l’ombre du matin jusqu’au soir, avec des pointes à 36 et même 41 à Corti, de l’eau de mer à 27/28° C et des nuits fraîches à… 23° C minimum !

 

Passé l’heure de la sieste, c’est donc ruée vers le sable chaud : de toute façon, j’avais RDV avec ma méduse qui m’attendait depuis la fin du mois d’août dernier. Il ne fallait pas la décevoir, d’autant mieux qu’elle avait amené des copines avec elle… Et elles s’en sont données à cœur-joie, les garces !

Salopes !

 

Marée humaine dissimulée sous des parasols multicolores : c’est assez joli, finalement.

Et plein de ses demi-tentes Quechua (du nom d’une tribu indienne des hauts-plateaux colombiens) étalées sur le sable, de celles qui s’ouvrent en les lançant en l’air et qu’il faut trois plombes pour les replier…

Une vraie razzia chez les SDF du quai Saint-Martin : il y avait bien là la production de toute une année !

Salopards de touristes : piquer leur toit au « sans-logis/sans-papier » parigots uniquement pour se protéger du soleil !

Fallait pas qu’ils viennent jusque-là, c’est tout !

 

Assez joli, mais ce qu’il y a en-dessous, c’est plutôt « lâcher de monstres diurne » !

Il y a les adipeux (dont je suis). Passe encore.

Mais les « adipeuses », que quand ça dégouline de partout en petit maillot deux pièces étriquées qui ne retiennent rien mais au contraire resserrent les chaires pour mieux ne pas les cacher, franchement, que ça dégouline par-dessus, par-dessous, sur les côtés et même au centre, ce n’est pas la peine de venir jusque-là pour étaler toute cette barbaque bien huilée à l’indice 30 ou 70 toutes les demi-heures !

Et encore, l’huile, les crèmes protectrices, etc. parfois ça donne des effets de lépreux, avec des bouts de derme qui se détachent par plaques : on dirait, pour certains, qu’ils ont la gale, le vitiligo, ou je ne sais quelle MST étalée sur tout le corps !

 

Et puis y’a des « qui se la pètent » : et que je te crawle sur 15 mètres pendant 10 minutes, épuisé par l’effort d’avoir remué autant d’eau en autant de temps, mais roule de la mécanique en sortant s’étaler sur la serviette en surveillant bien alentour que tout le monde observe la performance incommensurable.

Y’a toujours des britanniques, qu’on repère facilement : ce sont les seuls à dormir en montrant leurs dents et à ressortir rouge écarlate au bout d’une petite-heure à ce régime !

Doivent avoir un pigment génétique spécial, ces gens-là !

Y’a les faméliques dont on dirait qu’ils n’ont pas mangé depuis trois mois : quand ils rentrent dans l’eau, c’est avec des grands cris, des petits sauts pour éviter de se mouiller et ils finissent par se faire renverser par les petites vaguelettes qui viennent mourir sur la grève…

 

Moins d’italiens. On les reconnaît facilement : Ils vivent en troupe et ont un « planté de bâton » du piquet du parasol tournoyant qui nécessite l’usage de tous les muscles du bas des orteils à ceux qui remuent les oreilles (là où je fais comme Obélix quand il plante des clous : j’appuie dessus de mon poids – que j’ai… « massif » – avec l’index).

Ils sont poilus pour les hommes, comme des ours mal-léchés, des hérissons mouillés, leurs femmes ressemblent à des plats de nouilles à la sauce tomate trop cuite et sont entourés d’une ribambelle de « nains » plus où moins développés qui parlent tous très fort !

 

Toujours ces fonctionnaires de l’éducation nationale qui jactent de leur boulot de l’année passée (scolaire, s’entend) et maugréent déjà de la prochaine.

Ils campent en général sous les pins, un peu plus loin et évitent de prendre leur voiture pour visiter l’arrière-pays : ça pollue et déjà leur « signature carbone », pour venir jusqu’ici, leur donne tant de remords…

Ce sont les seuls qui sont encore capables de demander ses papiers au sénégalais qui parcourt la plage pour vendre ses bouts de tissus à peine correctement taillés, ses chapeaux empilés sur son crâne, quelques montres de marque « tombées du camion » au déballage, avant tout marchandage.

Carte de séjour, permis de travailler, passeport, quitus fiscal, etc.

Ces « doués du neurone », au point qu’on leur confie encore la formation de nos « chères têtes blondes » jusque sur le continent, sont tellement kons qu’ils sont capables d’acheter des fripes tellement nulles, sans forme et sans allure, mal taillées, mais aux couleurs « exotiques » (l’Afrique, c’est loin, et justement, la boule de suif est avec son patron à Dakar au bout de son portable), qui ne tiendront de toute façon pas au premier lavage, qu’il parvient à leur en fourguer 5 pièces à 25 euros l’unité en moins de 10 minutes, sans même négocier le prix !

Tati doit se retourner dans sa retraite doré : on a les mêmes dans ses magasins parigots, les 3 pour 10 euros, les 5 pour 12 € !

Une vraie leçon d’attrape-gogo !

 

Un peu plus loin, un petit groupe à l’écart de tout le monde, car tout ce beau monde s’agglutine (*) à « touche-touche » tel qu’il n’est pas rare d’être soumis à l’ombre du parasol du voisin, là où la plage est tellement large et longue, 3 kilomètres sur une centaine de mètres, que même à 10.000 personnes, ça doit donner 30 m² par tête… (et à 4, on devrait n’avoir personne à moins de 20 mètres), ils sont 6 : Le grand-père, la grand-mère, le fils et sa sœur, la bru et le petit dernier, deux ans grand maximum…

Les bruits portent loin au ras du sol.

Et ça donne : « Néthanael ! Néthanael ! Ne mange pas le sable ! Il n’est pas casher ! »

 

3 – Le feu d’artifice du 15 août attire bien plus de monde que toutes les saisons du festival du vent, du jazz, hippiques ou de tennis féminin, et tous les hôtels et campings réunis à Calvi.

Au point que l’année dernière, il paraît qu’il y en a qui sont arrivés après, tellement les routes sont encombrées ce jour-là !

 

20 minutes de spectacle pyrotechnique à 300 K€ le bout, avec pour thème cette année, après les « 4 saisons » de l’année dernière, « l’Apocalypse » de l’année d’avant, les « Musiques méditerranéennes » !

Un vrai gag !

Pas un son…

Panne de sono ?

Pour s’en prendre plein les oreilles, y’avait seulement les pétards des fusées et des bombes, tirés à un rythme assez mou, sauf sur la fin : les trois dernières minutes du « bouquet final qui n’en finit pas » laisse un souvenir étonnant de « pétaradations à tout crin ».
Mais faut reconnaître que cette année, les jeux de lumières sur les façades de la citadelle étaient particulièrement réussis : un véritable enchantement !
 

 

Puis, dès 23 h 20, la longue procession des voitures qui repartent : une marée humaine se précipite, non pas au bal des pompiers donné au monument aux morts, au pied de la citadelle, mais vers les parkings : à deux heures du mat’, ils finissaient seulement de s’exiler…

 

Chaude soirée : je picolais du Cointreau sorti du congélateur en guettant sans y croire quelques étoiles filantes.

Score de l’année : aucun satellite, mais une étoile filante dans la nuit du 10 août, deux le 11 et encore deux le 12 = une demi-bouteille de Cointreau !

 

 

(*) Rassurez-vous, ce n’est pas de l’instinct grégaire. On doit pouvoir faire une étude scientifique sur le sujet : On prend des « habitués » qui se posent n’importe où sur une aire quelconque. Je suis à peu près sûr que les suivants vont se poser pas très loin, pensant peut-être en râlant dans leur « Ford intérieure » que le seul « bon endroit » est déjà pris !

Au mieux, c’est de l’instinct de conservation (mais je ne suis pas sûr), de celui qui poussent les sardines et les maquereaux à se serrer bien à l’étroit dans… des boîtes de conserve, cela va sans dire !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Passons...
Répondre
M
Je veux !
Répondre
I
Si tu le dis...
Répondre
M
Mauvaise langue !
Répondre
I
Je te le souhaite !Ca nous fera des vacances !
Répondre