La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Les gendarmes qui tuent !
1 – À l’aller et sur longue distance, l’oreille branchée sur 107.7, « la radio qui voyage », le trafic était déjà chargé avant le rush des départs du week-end suivant : On annonçait « orange » pour le lendemain, « noir » pour samedi et « rouge » pour le dimanche.
Pas trop de camions, mais une flopée de caravanes aux plaques d’immatriculations septentrionales.
Et que sur deux voies (voire trois), quand un camion double une caravane ou inversement, surtout si c’est en montée, immanquablement, ça crée un « fort ralentissement » derrière où ça déboule à la vive allure réglementaire…
Mais pas de création de bouchon pour autant : juste une chute de la moyenne à l’heure.
Et puis soudain, tout d’un coup, de façon impromptue, à l’improviste, du côté de la Bourgogne, avant de passer sous le TGV, coups de patin, fumées diverses de pneus pas équipés d’ABS !
On se retrouve au pas et en première, pied sur l’embrayage…
4 kilomètres comme ça jusqu’à ce qu’on arrive à la hauteur d’une aire de repos sur la voie montante vers la Capitale.
Là, tout le monde de regarder les CRS locaux en train de flasher le trafic remontant, au rythme de paparazzis pris de folie sur les marches du festival de Cannes, planqués derrière le talus de la voie d’accélération.
Passé « l’obstacle », ça repart, la voie dégagée…
Je ne comprendrais jamais cette façon de faire : en Angleterre, les pandores montent leur voiture sur un monticule posé sur le bas-côté, de façon à ce que tout le monde les voit bien et de loin !
Au moins, les ralentissements sont moins brutaux…
Et d’entendre sur « Autoroute FM », un petit quart d’heure plus tard, l’annonce d’un accident 4 kilomètres en amont de ladite aire de repos, dans le sens descendant !
Encore trois ou quatre meks qui se sont fait prendre par le freinage brutal et qui en coupent l’autoroute dans mon dos !
Les secours sont sur place, nous annonce-t-on… C’est que ça dû être saignant.
En attendant, l’annonce indique aux automobilistes d’être prudents dans le secteur et la formation d’un vrai embouteillage avant d’arriver sur les lieux de l’accident… dans les deux sens, du coup !
Priorité au direct sur cette radio FM, dix minutes plus tard, on nous annonce un autre accident, dans le sens des retours cette fois-ci, juste après la fameuse aire à flash.
Sans nous dire si les flics ont arrêté ou non le massacre des points, la faute à être rattraper par les embouteillages qu’ils ont provoqué eux-mêmes ?
Et après on nous dira que c’est la vitesse, la conduite dangereuse avec des distances de sécurité trop courtes entre les véhicules… qui tuent !
Oui, bien sûr !
Je veux, mon n’veu !
Mais s’il n’y avait pas les pandores pour donner un petit coup de pouce au destin et aux statistiques, franchement, à quoi serviraient-ils ?
On aurait plus qu’à les mettre à la retraite…
J’espère seulement que pour le prix de toutes les amendes qu’ils ont collecté ce jour-là, ça aura payé la manœuvre des « frais des services de sécurité »…
Et que personne n’en est mort, finalement !
2 – Un peu plus loin, dans l’après-midi et sur l’A8, nouveau coup de patin !
Il fait chaud, la clim’ tourne à fond, la sonde Pitot du bord indique 34° C.
Et ça avance comme ça à l’allure d’un escargot durant un bon quart d’heure.
Tiens ! Une chemise blanche encore dans son emballage d’origine sur le bas-côté gauche !
Ah dommage : c’est du 42 ! Pas ma taille…
Ah ! Et puis là un soutien gorge en dentelle rose à ourlet rouge entre les deux voies !
Flûte ! C’est du 95 C… Je fais du 120 A (tendance 130 B… depuis le retour) !
Encore plus loin : une paire de sandale ! Du 39…
Par malchance, je fais du 47.
Bref, sur un bon kilomètre, on zigzague tous au pas entre les articles d’un magasin de fringues et jouets étalés sur le bitume !
Un vrai bazar.
Jusqu’à arriver à hauteur d’une voiture stationnant sur la BAU avec les warnings et le triangle réglementaire, dont le coffre harnaché sur le toit c’était manifestement ouvert : En voilà des pour qui les vacances commençaient bien !
Même pas encore arrivés, que déjà ils n’avaient plus rien à se mettre sur le poil !
Et les quidams de parcourir l’autoroute, les bras chargés de leur pêche, à ramasser leurs affaires au fil des kilomètres… entre les voitures : Complètement cinglés !
D’autant qu’il y en avait encore sur un bon kilomètre au-delà de leur point d’arrêt !
J’imagine la tronche du type qui s’est pris la paire de pompe sur les essuie-glaces…
Ou l’autre qui a dû faire un écart à pleine vitesse pour éviter la raquette de tennis !
Voire, le ravissement du gamin à l’arrière qui s’excite à l’idée que c’est Noël en plein été en voyant un ours en peluche s’accrocher au rétroviseur extérieur !
Y’en a qui devraient être interdit de rouler : Ou alors de leur faire passer un permis spécial « fermeture de coffre sur le toit » !
3 – Autre remarque estivale : pas un insecte !
Ou alors juste deux ou trois suicidaires sur plus de 3.000 bornes !
Et là, je reste inquiet : je n’ai pas vu un seul âne dans mes pâturages, ni une seule hirondelle dans le ciel de cet été !
Ce n’est pas seulement les effets du « global warming », puisque jusqu’au-delà de la mi-août, il y avait encore quelques névés sur les flancs des montagnes (ce qui n’était plus arrivé depuis « Raf la main sur le cœur » et l’opération « coup de chaud sur les vieux »).
D’autant que la mer ne monte pas sur la dune du chemin de fer : c’est plutôt la nappe phréatique qui aurait tendance à stationner à quelques centimètres seulement (une vingtaine, pas plus) du niveau du sol naturel.
Alors qu’il y a dix ans, même pas, on s’inquiétait de sa disparition par inondation d’eau de mer…
La nuit, on entend bien les cricris, mais de jour, pas une guêpe, pas une abeille (et pourtant il y a du miel) et surtout, rien ni sur le pare-brise, ni sur la calendre avant, alors que d’habitude, c’est plutôt génocide sur la route !
D’où, pas une hirondelle, de celles qui t’indiquaient le temps du lendemain, volant « haut » pour te dire qu’il fera beau, volant bas, pour t’expliquer que le temps allait se gâter : on en est obligé à « lire les nuages » de la soirée !
Monsanto aurait-il frappé jusqu’en « Corsica Bella Tchi-tchi » ?
J’en reste coi !