La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
...À nouveau !
Pendant que le monde avait les yeux tournés vers la mort de Michael Jackson, s'est jouée, presque discrètement, au congrès des USA, une partie importante pour l'avenir des économies mondiales, déjà bien mises à mal par la crise financière.
La loi Waxman-Markey, qui comporte de nombreuses provisions visant à promouvoir les énergies vertes et les produits à « faible empreinte carbonique », a été adoptée.
Gaspillages certains, mais là n'est pas le pire, à ce niveau, cela reste une affaire intérieure aux USA.
Mais il est une des provisions de la loi qui est porteuse de désordres économiques mondiaux graves à court et moyen terme.
En effet l'hydre protectionniste est de retour.
Sauf amendement de dernière minute, il semble bien que la loi impose, sans voie de recours, au Président et à son administration de mettre en place des barrières douanières aux importations des pays qui failliraient à leur « devoir de réduction des émissions de CO2 ».
Soyons clairs et précis sont visés la Chine et l'Inde et plus généralement les « BRIC » (en rajoutant le Brésil et la Russie).
À ce propos, on s'étonnera du silence de tous ceux qui dénonçaient « l'impérialisme américain » quand le président s'appelait Bush.
Car il s'agit d'une loi qui déterminerait les droits de douane envers certains pays en fonction des choix politiques qui y seraient faits.
Et ceux qui croient encore que ce qui n'est plus importé sera intégralement remplacé par de la production locale se trompent lourdement : en augmentant le prix des marchandises accessibles aux particuliers, faute de concurrence internationale et d'intérêt à rechercher les modes de production les plus efficaces, le protectionniste réduit grandement le nombre de transactions effectivement réalisables, faute d'argent.
Le résultat du protectionnisme est donc une contraction nette des économies. Inutile de dire que dans le contexte actuel, cela tient du suicide économique.
Mais silence : les ayatollahs de la pensée écologiste ne sont pas à paradoxe près, chantre du développement durable, du rééquilibrage « Nord-Sud », ils ferment ainsi mieux que quiconque la voie de la prospérité à qui ils nous affirment qu'ils en ont le plus besoin...
Toute cette agitation autour du climat fait la fortune de quelques opportunistes qui surfent sur la vague verte, et le système de « cap and trade » bénéficiera entre autres directement à un certain Al Gore, déjà présenté sous son vrai jour ici.
Car ce n'est que le fondateur d'un Hedge Fund dénommé « General Investment Management LLP », et entre autre partie prenante de la principale bourse d'échange de tonnes de carbones, sise à Chicago.
Il est également un actionnaire important de fonds d'investissements plus diversifiés mais également présents dans le « vert », comme « Capricorne », présidé par le producteur de son film, un certain Jeffrey Skoll, ou encore Kleiner-Perkins.
Tous ces fonds possèdent des parts importantes dans des sociétés qui seront, à titres divers, supposées bénéficier des subventions vertes induites par les différentes lois écologistes votées par le Congrès et les États locaux et fédérés.
Le principal réseau « d'investissement vert », l'INCR dont les membres pèsent déjà plus de 7.000 milliards de $ de bilan (3 fois notre PIB) peut également se frotter les mains si la loi passe telle quelle.
Or, pendant que le Congrès américain démocrate plonge vers l'horreur protectionniste, dans le monde entier, le scepticisme carbonique gagne du terrain.
Selon l'article du Wall Street Journal (http://online.wsj.com/article/SB124597505076157449.html), une vague de bon sens est en train de submerger nombre de Nations, et le nombre de voix qui n'hésitent plus à qualifier les théories du GIEC d'élucubrations sans fondement ou d'escroquerie s'accroît dans de notables proportions.
L'Australie et la Nouvelle Zélande viennent d'annuler les lois « anti-carbone » qu'elles avaient promulguées.
Les académies des sciences de Pologne et du Japon viennent de publier des documents prenant ouvertement position contre les thèses « réchauffistes », qualifiées en termes très durs.
En Australie, le livre d'un scientifique réputé, Ian Pilmer, démonte les thèses du réchauffement avec rigueur, en est à sa cinquième réédition, au point que même des « réchauffistes » australiens en viennent à exprimer des doutes sur leurs croyances initiales.
Les sondages d'opinion montrent une chute du soutien populaire à la thèse du réchauffement d'origine « carbo-humaine ».
La même tendance est observable un peu partout, le point culminant du scepticisme étant observable en République Tchèque, où la croyance « réchauffiste » ne recueillerait plus que 11 % d'adhésion.
Même aux USA, plus de 700 scientifiques de haut niveau ont, à l'instigation du sénateur républicain James Inhofe, témoigné devant le Congrès des insuffisances des théories du GIEC.
La controverse sur le climat est vivace dans la presse et la très faible majorité obtenue par Waxman-Markey à la chambre montre que la thèse du réchauffement anthropogénique n'est pas à l'abri d'un discrédit croissant.
Malheureusement, pas chez nous !
La frontière, qui avait arrêté, on s'en souvient très bien, le nuage de Tchernobyl, semble aussi peu perméable à cette montée du réalisme.
Malgré le fait qu'aucune des prévisions du GIEC pour la première décennie ne se soient réalisées, qu'aucun des modèles du GIEC n'ait anticipé la tendance au léger refroidissement observable depuis 2002, que toutes les prévisions apocalyptiques concernant le niveau des mers ou la disparition des ours aient été balayées par l'observation de la réalité, nos ministres, dont « Bord-l'eau le chevelu » et sa cour (dont « Roro-Card ») ont imaginé un « Grenelle de l'Environnement I » dont les dégâts sur notre économie s'annoncent considérables, tout en lançant des attaques ab hominem contre tous ceux qui oseraient remettre en cause le dogme « réchauffiste ».
Ils en sont à discuter pour savoir si la tonne de carbone sera vendue au consommateur à 35 euros ou à 42 (ce sera finalement 32 la premoière année, mais on envisage très vite de monter à 100 €), tout en indiquant qu'il ne s'agit pas d'une taxe nouvelle, venant grever le pouvoir d'achat, dixit « Michou Roro-card » soi-même, mais qu'on peut envisager de la rembourser via un « chèque-vert »...
Voilà une idée que la « banque-verte » pourrait bien reprendre à son avantage !
Notre « Ô Combien Vénéré Président », lui même vient d'affirmer que l'investissement dans les énergies et les industries à « faible empreinte » carbonique était l'avenir, et s'apprête à y jeter des milliards qu'il espère que les français lui prêteront pour ce faire.
Il nous annonce même que la taxe « carbone » pourrait remplacer la taxe professionnelle (quoique Bercy s'avance à faire tourner son « Grand-Ordinateur » sur la pente de la taxation de la VA : Infree va encore être content !), qui ne fera que s'ajouter aux taxes sur les factures EDF pour financer l'achat à perte d'énergie éolienne et solaire, sans oublier notre TIPP, déjà la plus chère du monde et l'augmentation des taxes au pylône électrique qu'on retrouve sur nos factures.
Pour éviter une prétendue catastrophe climatique qui tient plus du fantasme que de la prévision scientifique dans 50 ou 100 ans, la majorité démocrate du Congrès des USA, oubliant toutes les leçons du passé, est prête à déclencher une catastrophe économique certaine dès les années à venir, le tout sous l'impulsion d'une clique intéressée à leurs dividendes qui a réussi à fabriquer de toute pièce une « crise médiatique » à partir de données scientifiques tout à fait discutables.
Tout de même, une telle concomitance de « décisions malheureuses » ne laisse d'interroger sur les vraies motivations de ceux qui tirent les ficelles de ce genre de décision.
L'argent ?
Certes, mais qu'y aurait-il de plus idiot que de vouloir être riche dans une économie en perdition ?
VCRM
Nota I² : Sur ce coup-là, tout le monde est instrumentalisé : c'est le futur scandale du XXIème, quand nos gosses seront étonnés de voir le « Gulf-Stream » s'épuiser à venir réchauffer nos côtes atlantiques à force d'avoir refroidie la planète, et ironiseront en s'angoissant un maximum à l'approche d'un hiver nucléaire déclenché par les fous des prophètes d'Allah ou coréens.
Car c'est un truc que je n'ai pas bien compris : Tous les scientifiques étaient d'accord pour dire, quand le Pinatubo s'est fendu la tronche au début des années 90, à aller polluer jusqu'à la très haute atmosphère avec ses saloperies de poussières, qu'on a touché au début d'une ère glacière heureusement microscopique et provisoire, mais sensible tout de même : - 0,5° C.
Alors venir nous raconter qu'elles auraient dû la « réchauffagiser » 20 ans plus tard, franchement, c'est prendre les gens pour des kons !
Mais qu'importe : il suffit de comprendre que ceux-là sont plus nombreux que la minorité agissante...
C'est bien du « léninisme appliqué », finalement !