La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
L'ordre social règne !
Ça s'est passé très officiellement le 15 juin dernier à Genève devant les « petits pois » bien alignés dans leur fauteuil de l'OIT, avant le discours de notre « Ô combien vénéré Président » devant notre Congrès des Parlementaires à Versailles (eux-mêmes tenus au « silence dans les rangs d'oignon »), et pourtant, personne ne s'en est fait le relais dans la presse, les médias (nationaux « aux ordres »), l'intelligentsia ou les cercles de « sachants » de notre beau pays.
Moi-même, ne l'ai-je donc appris qu'un mois plus tard (et Dieu sait si je suis informé de toutes les rumeurs de « ce beau pays qui est le mien », jusqu'à en savoir la saveur, la couleur et la taille des préservatifs utilisés par nos « régnants ») : c'est dire si l'événement est passé inaperçu !
Alors même qu'il est majeur.
Car bien sûr, grâce « à mes réseaux », j'ai pu vérifier que cela avait bien existé, que personne n'avait rêvé, qu'on eut bien ouï ce qui fut dit !
Ce jour-là, « Bling-bling » jusqu'en le nerf honteux, s'est mis à rêver d'un monde fastueux, d'un ordre mondial, d'un « ordre social nouveau » à instaurer, dans la droite ligne du sommet du G20 dernier, le tout afin « d'éviter une révolte des peuples frappés par la crise économique » !
La philosophie globale de ce discours est la primauté donnée au social sur l'économique, ce qui en soi était déjà le vœu, la pierre philosophale des « gauches réunies » depuis la première internationale prolétarienne, du temps de Marx (Karl, pas Groucho) et de son vivant.
Vœu qui mena même « Mythe-errant » à l'Élysée, « l'Arsouille dans les pompes de Charles De Gaulle » (quel beau scénario de politique-fiction !) il y a de cela plus d'un quart de siècle, porté par une espérance populaire multiséculaire et que ce dernier mis deux ans à enterrer brutalement et durablement !
Un peu comme si, quoiqu'on en pense, quoiqu'on fasse, quoiqu'on dise, cela ressort indéniablement du domaine de l'hérésie hérétique, hystérique et barbare !
Car, au-delà de cette approche « marxiste-failliteuse », c'est même prétendre à la supériorité du « social » sur toutes autres formes d'échange économique, malgré des millénaires, oui des millénaires de certitudes vérifiées par tous les historiens et, depuis peu, par tous les économistes, à savoir la « loi de l'offre et de la demande ».
C'est comme ça : il se trouve que quand on lâche une pomme de son arbre, ni la politique, ni la philosophie, ni l'hérésie, ni « Bling-bling » fera qu'elle s'envole à choir sur le sol lunaire !
Pour y parvenir, il lui faudra une sacré dose d'énergie (environ 90 fois sa masse en kérosène et oxygène : faites le calcul, vous verrez !) et comprendre d'abord comment elle fait avec un minimum d'effort pour tenter de rejoindre le centre de la Terre...
Car vouloir le contraire de ce qui est naturel, en l'occurrence construire sui generis un univers flatteur et vertueux, si tout le monde peut en rêver (et je ne suis pas le dernier), loin de moi l'idée de nier, de rejeter, de piétiner les réalités et de ne pas constater que, jusque-là, seule la liberté économique a été porteuse de progrès social !
Bin lui, entre deux haussements d'épaules saugrenus, en quelle que sorte, il affirme exactement le contraire devant l'aréopage de l'OIT, et sans même sourciller...
Et ces braves gens, polis et bien élevés au cœur de « calvinisme appliqué » (encore une autre « hérésie » pour un « catho-natif » comme moi, mais celle-là je la tolère par amour de Dieu), de ne pas vraiment s'esclaffer, ne sachant trop si c'est du lard ou du cochon !
Car le discours de Genève surprend, et par son style, et par ses paradoxes.
S'agissant du style, le ton et le vocabulaire rappelleraient « Besace-not », avec des formules propres au « néo-post-marxisme », Nouvel-Anti-Capitalisme :
Je cite (quelques extraits, hein, il ne faut pas abuser des produits nocifs...) : il est irresponsable « de croire que les peuples subiront sans rien dire les conséquences douloureuses de la crise » et « ne réclameront pas plus de protection et de justice et supporteront de nouveau, comme si de rien n'était, les parachutes dorés, les gains mirobolants des spéculateurs ».
On veut bien le croire, mais quand on voit que finalement, après un bras de fer qui a duré depuis novembre dernier, les « Universitaires et Chercheurs » réunis sont rentrés dans le rang, on se demande sur quelle planète on débarque !
« Ou nous aurons la raison, ou nous aurons la révolte.
Ou nous aurons la justice ou nous aurons la violence.
Ou nous aurons des protections raisonnables, ou nous aurons le protectionnisme ».
Jusque-là, on n'a pas trop de mal à suivre.
Les choses ne sont pas aussi « mécaniques » que décrites, mais il y a de ça...
Tout le monde a accrédité, par ailleurs, l'idée selon laquelle la crise est bien entendu venue des parachutes dorés et des gains mirobolants des spéculateurs.
Mais toujours pas un mot sur les responsabilités écrasantes des États et des Banques centrales qui n'ont pas su « prévenir », ni encore moins sur le laxisme budgétaire et monétaire des pouvoirs publics qui se sont gavés du système depuis des lustres !
Passons.
Mais voilà qu'on entre dans « paradoxe paradoxal » :
Le remède évoqué est-il celui « des protections raisonnables » (c'est quoi, raisonnable ? Des droits de douane ?) pour « éviter le protectionnisme » : finalement n'est-ce pas du « protectionnisme soft » pour éviter du « protectionnisme hard » ?
Tout cela dans un paragraphe qui évoque aussi un risque de révolte des pays pauvres.
Qui croira que du protectionnisme (lequel ? Celui des pays riches ?), permettrait de développer le tiers-monde ?
La protection serait-elle un élément de « justice » alors qu'elle participe de la violence des États ?
Car, cette justice, « Bling-bling » ne va pas la chercher dans le libre contrat, l'échange volontaire ou le juste prix de concurrence sur le marché, il veut simplement la mettre en place à travers des régulations sociales au niveau mondial, qui, seules, éviteront « une crise politique majeure à l'échelle planétaire ».
Ah bé !!!
Et dans la foulée, d'inviter les autres pays membres de l'OIT à la mise en place de normes sociales « qui s'imposent à tous » : (...) « À quoi servirait, pour l'OIT, de continuer à adopter des normes si celles-ci n'ont aucun caractère obligatoire ? ». Tudiu !
Certes, il ne faut pas harmoniser « dans le détail » les législations du travail, mais il faut « mettre en place entre les nations un système de règles qui tirent le monde vers le haut au lieu de tirer chacun vers le bas ».
Voilà qui est balancé !
Et on fait comment ?
On sanctionne qui, au juste, quand les règles ne sont pas appliquées pour cause de décalage trop grand entre « l'esprit et la lettre » ?
Qui décide de quoi en la matière et avec quels moyens ?
Bé, c'est très simple pour « bling-bling » qui se prend toujours pour le maître du monde : G20, OIT, OMC, FMI, OME (environnement) sont appelés diriger, très démocratiquement, le monde nouveau.
Car tous ceux-là, vous aurez remarqué, ne sont que les représentants, les « ambassadeurs des princes », quand ce ne sont pas eux directement...
Si « Bling-bling » propose des harmonisations sociales mondiales qu'il veut plus vers le haut, c'est qu'il a un modèle à vendre : le fameux « modèle français » que le monde entier nous envie, voyons donc !
« Prolétaire de tous pays, unissez-vous et demain tout le monde sera aligné sur nous, et demain, la moitié de la planète sera au chômage, et demain, cette Internationale-là ce sera enfin le genre humain » !
Mais ce n'est pas tout : il faut des « boucs-émissaires » à sacrifier à l'hôtel de la mondialisation dessinée par « Bling-bling dans sa tête ».
Donc, allons-y : Et de critiquer la cinquantaine d'États-voyous qui n'ont pas encore ratifié les huit conventions fondamentales de l'OIT, que sont entre autres... les États-Unis à la Chine, de l'Inde au Japon, relégués au même niveau que l'Ouganda, le Swaziland, le Lesotho, etc....
Des sadiques pervers envers leurs propres peuples, n'est-ce pas !
La CIA va encore se retourner dans ses antennes...
Et de finir par appeler le G20 à prendre en compte la dimension sociale de la crise et « de l'ordre mondial à bâtir ».
Ainsi le G20, (qui n'a servi à rien face à la crise), doit-il ajouter à ses membres le directeur de l'OIT, comme ceux du FMI et de l'OMC.
Mieux encore, à ses yeux l'OIT devrait être saisie chaque fois qu'un litige commercial soulève des questions relatives au travail.
Et bien sûr il faudra créer une « organisation mondiale de l'environnement ».
Un « Bord-l'eau chevelu » international ?
Mazette ! L'homme qui négocie directement avec le climat enfin reconnu à sa juste valeur ?
Celui qui veut inventer une « taxe carbone » qu'on rembourserait à ceux qui la payent, comme annoncé dimanche 5 juillet ???
La belle affaire : heureusement que le ridicule persiste à tuer moins que le H1N1...
D'après « bling-bling », il faudrait même en finir avec une OMC trop autonome, il faut associer à ses décisions le FMI, l'OIT et même l'Organisation Mondiale de la Santé.
Pourquoi, pendant qu'on y est, ne pas y engouffrer l'UNESCO et ne pas regrouper tous ces organismes en un seul, établissant, avec le G20, pour une vaste planification mondiale ?
Tout ce beau monde édictera alors des normes qui ainsi ne resteront « pas lettre morte ».
Même les aides du FMI, de la banque mondiale et des banques de développement seraient désormais soumises à « une conditionnalité environnementale et sociale ».
Les autres, ces « bons clients insolvables », ils n'auront qu'à crever la bouche ouverte, n'est-ce pas ?
Au-delà de ces propositions surprenantes, notre « Ô combien Vénéré président » a ainsi dénoncé « la marchandisation du monde » reprenant ainsi le slogan de « J'osais-Beau-vais » qui en avait fait un livre, d'ATTAC, en droite ligne de celui de du NPA de « Besace-not » : « Nos vies valent plus que leurs profits » qu'ils disaient...
Et pour faire bon poids, « Bling-bling » de citer le fondateur de l'OIT, Albert Thomas « grande figure du socialisme européen » et même Saint Just, dont on se demande ce qu'il venait faire là !
Il faut en finir avec « la mondialisation conflictuelle », fondée sur « la compétitivité à tout prix » et les « politiques commerciales agressives » : Vive les taxations de prix, les prix de vente imposés hors de tout marché ?
Et c'est qui qui paye, au juste ? Le konnard de consommateur ? Avec quoi ?
On est assez loin du doux commerce de Montesquieu.
Car cette mondialisation là écrase le pouvoir d'achat (sans doute en faisant baisser les prix des produits... ce qui n'est même pas paradoxale dans son esprit troublé...).
Car la mondialisation qui privilégie la « croissance externe » est « conflictuelle », celle qui privilégie la croissance « interne » est « coopérative ».
Voilà exactement ce qu'en disent les « apôtres du protectionnisme » : pas paradoxale du tout, l'ami « Bling-bling »
Bref, aucun sujet n'est tabou. Il ouvre à nouveau le dossier de la taxe Tobin. Il renvoie ainsi dans les cordes C. « La-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas », qui avait marqué des réserves contre l'idée de B. « Kouche-nerf » de songer à ressusciter la fameuse taxe : « Je ne sais pas si c'est une bonne idée (...) mais qui pourrait comprendre qu'on n'en débatte même pas ? ».
Il ne doit pas souvent lire les bons (et même médiocres) économistes, qui en ont débattu cent fois déjà, pour répondre toujours négativement.
Et il a rappelé l'importance de la taxe carbone.
C'est le printemps des impôts.
Même que celle-là sera remboursée par un « chèque-vert »...
J'adore l'idée de payer une taxe étatique avec un chèque étatique qu'on me remettrait juste avant !
Pas après, bien sûr...
Voilà donc la vision du nouvel ordre social mondial qu'IL nous propose.
Il paraît que les syndicats en ont été très contents...
Les entrepreneurs un peu moins, mais chacun sait que ce sont les syndicalistes qui créent les revenus et les emplois en ce bas-monde...
Bref, « il faut tout revoir ».
Et, conclusion magnifique : « Le monde ne peut plus être gouverné par la seule loi de l'offre et de la demande », maître-mot des nains économiques...
De tels propos ne devraient pas inquiéter, compte tenu de leur extrémisme.
Pourtant, il ne fait pas de doute que la recherche d'une « troisième voie » ou d'un « socialisme à visage humain » hante les esprits.
La position de la France pourrait servir d'alibi à bien d'autres.
L'Amérique latine redécouvre la révolution et les États-Unis cherchent à retourner à Roosevelt et à l'étatisme.
La Chine commence à mettre en œuvre un protectionnisme à peine déguisé.
D'autre part, le chemin proposé par « Bling-bling » est le plus sûr moyen d'aggraver les fléaux de la récession, du chômage, de la misère, et d'exacerber le sentiment de révolte qu'ils suscitent dans le monde entier : est-ce bon pour la planète des « singes-nus » ?
Ne serait-il pas temps de rappeler que ce n'est pas le protectionnisme qui a créé la prospérité, c'est le libre-échange ;
Ce n'est pas l'État qui a créé des richesses, mais des entreprises... libres ;
Ce n'est pas la régulation qui développe un pays, mais les institutions de la liberté ;
Ce ne sont pas les « régulations sociales » qui créent du « social », mais la liberté économique.
Oui : seule la liberté économique créé le progrès social et rien d'autre...
Mais on n'a pas pu apprendre ça à « Bling-bling » sur les bancs de la Fac de Nanterre.
Et depuis, il n'a manifestement jamais vraiment progressé de l'intellect, l'ex « futur maire de Neuilly sur la Seine »...
Par contre, sa mégalomanie personnelle n'a pas arrêté de s'épanouir avec « grandiosité », constance et ferveur !
Mais quelle ânerie de lui avoir confié « Mandat », « chèque en blanc » sur la « Gauloisie postérieure » !
Je m'en veux, je m'en veux !
Jamais je n'aurai pas dû laisser ma chaise vide après son élection à la tête de l'UMP, dans le fauteuil de « Jupette » !
Jamais...