La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Quelques remarques supplémentaires
Tout de suite après ma colique frénétique et mentale d'hier en commençant mon pensum perso là où je reste en avance piur ceux de mes bons clients, la honte d'être né gaulois bue jusqu'à la lie pour cause de découverte du déficit abyssale qu'on veut nous faire avaler comme d'un progrès « Bling-blinguesque » de notre « Ô combien vénéré Président » (« Les caisses sont vides » nous racontait « Fifi le fielleux » et ils devaient au moins aveugler les « fuites » au lieu de saborder le navire), j'ai repris ma calculette (sous Windows Vista : Merci Bill Gates, une fois de plus !) pour aligner trois chiffres (moi et les règles de trois de tête, ça reste approximatif).
I - Dépenses !
1 - Enseignement et recherche (le premier poste) : 84,0 G€, soit 22 % des dépenses, soit 31 % des recettes, soit l'équivalent de l'impôt sur le revenu + l'impôt sur les sociétés (50,4 + 37,4 G€ = 87,8 G€)...
Et ils ne sont que quelques 1,1 million pour ce prix-là, peut-être moins !
Soit pas moins de 73 K€ le bout ou encore 8.767 heures de Smic brut par « rigolo » dans une année qui en compte justement, légalement et mathématiquement, 8.760 (365 jours x 24 heures).
Comme quoi, tous ceux-là, ils ont bien raison de défiler haut et fort pour raconter partout qu'ils bossent même quand ils dorment et surtout pendant leurs fastueuses vacances scolaires !
Faudra aller l'expliquer au « prolo » qui rame à tirer les lingots d'acier chauffés à blanc devant son haut-fourneaux !
D'ailleurs, faut dire que pour éviter ce désastre, on laisse Mital fermer les dernières aciéries...
2 - Service de la Dette et autres engagements financiers (le troisième poste) : 44,6 G€, soit 13 % des dépenses, soit 16 % des recettes (2 mois de boulot par an), soit un peu moins que l'IS et la TIPP (37,4 + 15,1 = 52,5 G€)...
Encore un truc qui va enfler.
Je n'ai lu nulle part à combien le TPGG estimait devoir emprunter pour faire les fins de mois cette année.
Mais je me rappelle que l'année dernière, il avait tapé juste dès le mois de mars avec ses 55 milliards annoncés (pour un déficit prévisionnel nettement moindre)...
3 - La défense (quatrième poste) : 37,3 G€, soit 10 % des dépenses, soit 13 % des recettes, soit l'équivalent de l'IS (37,4 G€)...
1,77 % du PIB.
Ce n'est pas l'aumône, mais au moins on ne tire plus des bombes nucléaires dans les naseaux des sous-sols coralliens du Pacifique sud !
Reste que « Mégajoule », on n'en entend plus parler.
Passons !
4 - La Solidarité, l'égalité des chances (au loto), l'emploi et le travail (cinquième poste) : 23,3 G€, soit 6 % des dépenses, 8 % des recettes ou bien plus que le plan de relance de l'économie (y compris Fonds de compensation de la TVA exceptionnel précise un astérisque) et les prêts à la filière automobile (respectivement 9ème et 10ème poste de dépense ; 14,6 + 6,7 = 21,3 G€)...
L'emploi des banques, des PME, de l'industrie automobile coûte autant que le soutien au 2 millions de chômeurs..., soit au total quelques 44,6 milliards, oui, milliards, pour éviter de se retrouver avec disons 4 millions de « glandus » sur le carreau.
Pour vous dire si nous sommes des « grands malades », vraiment gravement malades de la vie économique, 60 millions de gaulois, libres et démocratiques, acceptent de se faire racketter à hauteur de 85 heures de Smic brut dans l'année, femmes, enfants à peine nés, invalides et grabataires au bord de la tombe, tout confondu pour se payer « une paix sociale et solidaire » qui coûte 11.500 € par tête de pipe en moyenne, soit 1.280 heures de Smic brut...
Ou 36 semaines sur 52 !
Imaginez un peu l'effet de levier quand on en sera à 5 millions de fonctionnaires devant payer 22 millions de personnes à ce prix-là !
Absolument dément... Ça ferait 253 milliards, l'équivalent des recettes totales de « l'État budget 2009 », soit un presque doublement, qu'il faudrait alors leur pomper !
Ils ont bien raison de descendre dans la rue pour demander toout de suite des augmentations, les gueux !
5 - Financement des institutions, Collectivités territoriales (hors plan de relance et hors impôts locaux dont on gage qu'ils seront égaux à quelques 55 G€) + Union Européenne (2ème et 7ème poste) : 54,7 G€ (108 % de l'IR) + 18,9 G€ = 73,6 G€, soit 58 % des recettes escomptées de la TVA...
Ou aussi pas moins de 100 milliards d'euros pour « la vie locale » des édiles locaux (hors plan ville et Cie), soit quand même 2,739 M€ (millions) par maire de « Gauloisie magnifique », quelques 3.000 € par foyer fiscal (ou 2 mois et 9 jours de Smic brut pour chaque) pour aller inaugurer les monuments aux morts le 11 novembre...
6 - MAM et Rachida Mimi, au titre de la Sécurité et de la justice, nous en collent pour 22,8 G€ de dépenses, soit un petit peu plus que les « autres recettes non fiscales » (21,6 G€).
La « paix intérieure » vaut-elle 14.382 siècles de labeur d'un Scmicard tous les ans ?
C'est bien connu, ça n'a décidément pas de prix...
7 - Pendant ce temps-là, « Borloo le cheveu en pétard » siphonnera au titre de la Ville et du développement durable (dont on ne sait même pas si tout y est biologiquement écologique) pour 17,5 G€ soit un peu plus que toutes les autres « recettes fiscales » (hors TVA, IR, IS et TIPP) comptées pour 15,4 G€.
Quand on aime, on ne compte pas...
II - Recettes ?
Comme d'hab : la TVA représentera 47,52 % et les impôts directs d'État (IR et IS) 32,93 %.
Et le chiffre que je cherchais inconsciemment (au point que je suis passé à côté une première fois).
Le PIB (toutes les Valeurs Ajoutées) était de 1.892,2 milliards en 2007 (à prix courant). Le dernier dont on soit sûr, puisque l'OCDE compte en dollar...
La presse de la semaine dernière titrait sur une baisse plus forte que prévue en 2008 : - 0,9 %, soit 1.875,17 G€ en 2008.
Et « GOB le bien nommé » (Grand Ordinateur de Bercy) table désormais sur un - 3 % pour 2009 (avec déjà - 1,2 % rien que pour le premier trimestre). Ce qui donne 1.818,9 G€ fin 2009.
126,7 G€ de TVA sur 1.818,9 G€ de PIB, ça nous donne un taux moyen de TVA de 6,9 %...
Un record de légèreté !
Mais pas très logique puisque on a normalement entre 8 et 10 % !
Le problème, c'est que manifestement il y a inquiétude pour ces recettes là : L'acompte de TVA d'avril s'est effondré.
Mais on ne sait pas si c'est dû aux seuls « ajustements » comptables de récupération anticipée des TVA dues par le fisc (qu'il gardait bien au chaud pour des jours meilleurs), mesure appelée « relance » chez « Bling-bling » (l'un des volets) ou si le business s'est vraiment ralenti.
Probablement les deux.
Quant à l'IR, en le maintenant à peu près au même niveau que l'année dernière, alors que le chômage grimpe, que bien des ménages ont perdu de l'argent avec la chute des bourses et de l'immobilier (justement ceux qui en payaient le plus jusqu'alors), c'est faire preuve d'un grand optimisme.
La preuve, l'IS perdrait presque 10 G€ d'une année sur l'autre : il faut dire que les plus-values sont immédiatement imposables sur les valeurs mobilières (stocks et autres « actifs circulant »), d'où une probable décote (avec un an de décalage) équivalente pour l'IR...
Passons, le tout nous donne quand même l'ahurissant déficit de 103,8 milliards d'euros (680 milliards d'ex-francs nouveaux-Pinay : encore un effort, et on arrivera au 1.000 milliards par an !).
Et qu'on nous annonce que l'on reste dans les clous avec ça, pour un petit 5 à 5,6 % de déficit par rapport au PIB !
J'en rigole : 103,8 G€ / 5 %, ça donne un PIB de 2.076 milliards d'euros pour 2009.
Or, pour poursuivre le calcul ci-avant, ça devrait faire au minimum 5,7 %
Or, si l'on compte bien 103,8 G€ de « monnaie créée par l'endettement », ça nous donne déjà du + 5,7 % « de croissance vertigineuse » dans un monde en crise grave, et comme on en sera à officiellement à - 3 %, ça veut dire que la « machine économique de Gauloisie » va perdre - 8,7 % en performance...
Vive l'effet positif keynésien !
Presque comme si on supprimait un mois dans le calendrier.
Et autant de chômage rampant de plus en fin d'année.
Un quasi-doublement...
Personnellement, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerai bien qu'on se paye, pour un petit bout de ce délire-là, un PC Windows-Vista rapidement, voire une « calculette automatique » à notre « Ô combien Vénéré Président » !
Et des cours du soir de rattrapage en arithmétique « basique élémentaire » : il n'en sera que plus crédible !
Et je n'attraperai pas des insomnies provoquées, non plus par l'immense fatuité de nos gouvernants (je commence déjà à ressentir l'apaisement des effets d'une vigoureuse et perpétuelle vaccination), mais par leur « intense crétinerie » mathématique et sémantique.
Vraiment marre de me réveiller en pleine nuit pour cause de haute densité d'âneries des autres !